Une trousse d’outils pour la mise en œuvre de la Charte de l’Okanagan
Une trousse d’outils pour la mise en œuvre de la Charte de l’Okanagan
Créer et entretenir des environnements favorables, inclusifs et propices à la santé en aménageant de façon réfléchie les espaces bâtis, naturels, sociaux, culturels, académiques , organisationnels et virtuels qui influencent la manière dont les personnes apprennent, travaillent, enseignent, mènent des recherches, tissent des liens et prodiguent des soins.
Les espaces : en bref
En quoi consiste cette orientation stratégique ?
Créer des espaces qui favorisent le bien-être, l’inclusion et la durabilité.
Pourquoi est-ce important ?
Les espaces façonnent notre expérience quotidienne et peuvent soit renforcer, soit réduire les obstacles au bien-être et à l’équité.
Que vais-je faire ici ?
Découvrez comment votre établissement peut évaluer et améliorer ses espaces afin de mieux soutenir le bien-être et l’inclusion pour tous.
Ce que vous trouverez dans cette section
Pourquoi les espaces favorables sont-ils importants ?
Les espaces physiques, sociaux et virtuels façonnent la manière dont les personnes perçoivent leur environnement, interagissent les unes avec les autres et s’engagent dans l’apprentissage et le travail. Ces espaces peuvent influencer le bien-être, l’inclusion et l’accès aux opportunités. Lorsqu’ils sont conçus de manière réfléchie, ils peuvent favoriser les liens, réduire les obstacles et créer les conditions permettant à tous les individus et à toutes les communautés de s’épanouir.
Les espaces favorables à la santé sont inclusifs, accessibles, adaptables et durables. Ils reflètent et respectent la diversité des identités et des besoins, favorisent la sécurité physique, psychologique et culturelle, et soutiennent une participation significative. Cela implique d’appliquer délibérément, dès le départ, les principes de la conception universelle afin de créer des environnements qui favorisent de manière proactive l’accessibilité, l’inclusion et la participation de tous les membres de la communauté.
La création et le maintien d’espaces favorables nécessitent une responsabilité partagée au sein de l’intitution, la direction étant chargée de mettre en place la culture, les politiques, les ressources et les systèmes nécessaires pour soutenir des environnements plus sûrs, plus inclusifs et propices à la santé. Grâce à une conception réfléchie et à une évaluation continue des environnements d’apprentissage et de travail, les facultés peuvent faire office de laboratoires vivants qui favorisent le bien-être, la durabilité et le sentiment d’appartenance.
L’Association médicale canadienne laboratoire d’quité dans les systèmes de santé « Equity in Health Systems (EqHS) » (en anglais seulement) peut constituer une ressource pour en savoir plus sur la création d’espaces de travail et d’apprentissage bienveillants et équitables.
L’Association médicale canadienne Association Canadienne des Médecins Handicapés propose de nombreuses ressources concernant l’accessibilité et la conception universelle.
L’Association médicale canadienne rapport de l’AMC sur les médecins en situation de handicap (en anglais seulement) présente des données qui peuvent contribuer à orienter la planification.
Comment les espaces s’articulent avec les autres orientations stratégiques de la Charte de l’Okanagan ?
Des espaces propices favorisent le bien-être, l’inclusion, l’apprentissage, le travail et les soins. L’efficacité des espaces propices à la santé dépend des politiques, de la culture, des services et d’une évaluation continue.
Les politiques influencent l’aménagement des espaces, les normes d’accessibilité, les priorités en matière de développement durable, les exigences de sécurité et l’allocation des ressources.
L’expérience d’un espace est façonnée non seulement par sa conception, mais aussi par les comportements, les relations et les normes qui s’y manifestent.
Les environnements favorables créent des opportunités d’apprentissage, de réflexion, de mentorat, de création de liens, de renouvellement et d’épanouissement professionnel.
Les espaces physiques et virtuels peuvent influencer la sensibilisation aux services de santé et de bien-être, leur accès et leur prestation.
Des évaluations régulières, des retours d’expérience et des analyses aident les établissements à identifier les possibilités d’amélioration des espaces et à répondre aux besoins changeants de la communauté.
Les espaces propices à la santé sont conçus de manière intentionnelle pour favoriser le bien-être, l’inclusion, l’accessibilité, la durabilité, la sécurité et le sentiment d’appartenance dans les environnements académiques, cliniques et virtuels. Ces espaces vont au-delà des infrastructures physiques pour tenir compte des conditions sociales, culturelles et psychologiques qui façonnent la manière dont les personnes apprennent, enseignent, travaillent, créent des liens et prodiguent des soins. Bien que chaque établissement ait des priorités, des capacités et des contextes différents, plusieurs éléments clés contribuent de façon constante à créer des environnements plus sûrs, plus inclusifs et plus favorables à la santé.
Les espaces favorables à la santé sont accessibles, adaptables et conçus intentionnellement dès le départ pour répondre à des besoins variés. L’application des principes de conception universelle permet de réduire les obstacles de manière proactive plutôt que réactive. L’accessibilité englobe des aspects physiques, sensoriels, cognitifs, technologiques et liés à la communication, tant dans les environnements en présentiel qu’hybrides et virtuels.
Exemples possibles :
Les espaces doivent refléter et respecter la diversité des communautés qu’ils desservent. Les environnements inclusifs favorisent le sentiment d’appartenance, la sécurité culturelle, l’équité, la diversité, l’inclusion et l’accessibilité (EDIA), ainsi qu’une participation significative de personnes aux identités, origines, expériences et rôles variés. Les institutions doivent réfléchir à la meilleure façon de répondre aux besoins diversifiés de leurs communautés tout en s’alignant sur le contexte local, les politiques et les exigences législatives.
Exemples possibles :
Les environnements académiques et cliniques doivent favoriser le repos, la récupération, l’alimentation et le bien-être général, en particulier dans les contextes d’apprentissage et de travail très exigeants. Les espaces propices à la santé reconnaissent que le bien-être est influencé à la fois par l’environnement physique et par les possibilités de créer des liens, de se ressourcer et de trouver un équilibre.
Exemples possibles :
Les environnements propices favorisent la sécurité, la confiance, le respect, la responsabilisation et la protection contre tout préjudice, toute discrimination, tout harcèlement, toute intimidation et toute violence. La sécurité psychologique permet à chacun de participer, de poser des questions, de faire part de ses préoccupations et de solliciter de l’aide sans craindre d’être jugé ou de subir des représailles.
Exemples possibles :
Les espaces propices à la santé ne sont pas seulement façonnés par l’environnement physique, mais aussi par la culture institutionnelle, les pratiques de la direction, les politiques et les interactions quotidiennes. Les cultures organisationnelles favorables renforcent la collaboration, la compassion, la flexibilité, le mentorat et le bien-être dans les environnements d’apprentissage et de travail.
Exemples possibles :
Les espaces favorables à la santé contribuent au bien-être à long terme de l’environnement, de l’organisation et de la communauté grâce à une conception durable, résiliente et flexible. Les environnements durables s’adaptent à l’évolution des besoins de la communauté et aident les institutions à s’adapter au fil du temps.
Exemples possibles :
La création d’espaces durables, favorables et inclusifs est un processus continu qui nécessite la collaboration, la planification et l’amélioration continue. Les insitutions n’ont pas besoin d’aborder tous les aspects de ce travail en même temps. Si certains changements peuvent nécessiter beaucoup de temps et d’investissements, d’autres peuvent être mis en œuvre rapidement tout en ayant un impact significatif. Ensemble, les efforts à petite et à grande échelle contribuent, au fil du temps, à créer des environnements d’apprentissage et de travail plus sains.
La création d’espaces favorables nécessite une responsabilité partagée au sein de l’établissement, la direction étant chargée de mettre en place la culture, les politiques, les ressources et les systèmes nécessaires pour favoriser des environnements sûrs, inclusifs et propices à la santé.
Précisez qui dirigera et coordonnera ce travail et veillez à ce que cette personne dispose d’un mandat clair, d’un soutien institutionnel et d’une représentation appropriée. Selon le contexte, cela peut impliquer un comité existant, un nouveau groupe de travail ou une structure de direction transversale.
Envisagez d’impliquer :
L’intégration d’espaces favorables dans la planification institutionnelle, la budgétisation, les priorités stratégiques et les processus décisionnels contribue à garantir la pérennité de ce travail, plutôt que de le considérer comme une initiative ponctuelle.
Avant de mettre en œuvre des changements, il est important de comprendre comment les espaces sont actuellement perçus par les personnes qui les utilisent. Recueillir des retours d’expérience et évaluer les environnements existants peut aider à identifier les points forts, les obstacles, les lacunes et les possibilités d’amélioration.
Cela peut inclure :
Lors de l’évaluation des espaces, tenez compte à la fois de la conception physique et de l’expérience sociale, culturelle et psychologique de l’environnement.
Questions à se poser :
L’amélioration des espaces peut impliquer des changements à court et à long terme. Certaines améliorations peuvent être mises en œuvre rapidement, à moindre coût et avec un minimum de perturbations, tandis que d’autres nécessitent une planification importante, un financement ou des investissements dans les infrastructures. Hiérarchiser les opportunités peut aider les institutions à créer une dynamique tout en planifiant stratégiquement des initiatives de plus grande envergure à long terme.
Les changements à petite échelle peuvent inclure :
Les changements à plus grande échelle peuvent inclure :
Chaque institution aura des priorités, des capacités et des contraintes qui lui sont propres. Des changements jugés simples dans un contexte donné peuvent nécessiter davantage de coordination ou d’investissement dans un autre.
Consultez la ressource « Prioriser les besoins en matière d’espaces » dans la section Outils.
Les espaces propices à la santé sont délibérément conçus pour favoriser l’accessibilité, l’inclusion, le bien-être, la durabilité et le sentiment d’appartenance. L’application dès le départ des principes de conception universelle peut contribuer à créer des environnements qui répondent de manière proactive à des besoins divers et réduisent les obstacles à la participation.
Les efforts de mise en œuvre doivent tenir compte des éléments suivants :
La collaboration avec les utilisateurs de ces espaces, notamment les apprenants, le personnel, les professeurs, les patients et les membres de la communauté, peut contribuer à garantir que les solutions soient pratiques, adaptées et pertinentes.
Les projets pilotes et les approches de mise en œuvre progressive peuvent également contribuer à tester les changements, à recueillir des retours d’expérience et à favoriser une amélioration continue au fil du temps.
La création d’espaces propices n’est pas une démarche ponctuelle. Une évaluation et une communication continues sont essentielles pour comprendre l’impact, identifier les besoins émergents et pérenniser les progrès au fil du temps.
Les établissements devraient envisager :
Reconnaître et célébrer le progrès peut également contribuer à favoriser la participation, à renforcer l’engagement institutionnel et à encourager une collaboration continue au sein de la communauté.
Principe de mise en œuvre : commencer modestement, construire de manière stratégique
Toutes les améliorations ne nécessitent pas forcément de travaux de rénovation majeurs ou d’investissements financiers importants. De petits changements ciblés peuvent améliorer de manière significative le bien-être, l’accessibilité et l’inclusion, tout en créant une dynamique propice à la mise en place, au fil du temps, d’initiatives institutionnelles de plus grande envergure.
Les espaces propices à la santé se créent grâce à un apprentissage continu, à la collaboration et à des progrès graduels
Les cas suivants sont conçus pour encourager la réflexion, la discussion et l’action au sein des facultés de médecine et des établissements de formation aux professions de santé. Chaque cas met en évidence la manière dont les espaces favorables et inclusifs recoupent d’autres aspects du bien-être institutionnel, notamment la culture organisationnelle, l’élaboration des politiques, l’équité, l’accessibilité et l’amélioration continue.
Étude de cas n° 1 : « Attentes incohérentes à l’égard du travail hybride »
Étude de cas n° 2 : « Un espace clinique peu favorable »
Étude de cas n° 3 « Manque d’installations inclusives »
Ces exemples ne visent pas à imposer une solution unique. Ils sont plutôt conçus pour favoriser le dialogue, identifier les opportunités de changement et aider les institutions à appliquer les principes de promotion de la santé dans leurs contextes uniques.
Étude de cas n° 1
« Attentes incohérentes à l’égard du travail hybride »
Le personnel administratif et de recherche d’une faculté de médecine est confronté à des attentes incohérentes en matière de travail hybride. Certains départements autorisent des modalités flexibles, tandis que d’autres exigent une présence à temps plein sur place pour des postes similaires, sans justification ni directives claires.
En conséquence, le personnel fait état de confusion, de frustration et d’un sentiment d’ iniquité, en particulier les personnes ayant des besoins liés à la santé, des responsabilités de proche aidance, des besoins en matière d’accessibilité ou de longs trajets domicile-travail. Au fil du temps, ces incohérences commencent à affecter la confiance au sein de l’équipe, la collaboration, le moral et la rétention.
La Faculté ne dispose pas d’une approche cohérente et fondée sur des données probantes en matière de travail hybride, qui permet de concilier les besoins opérationnels avec le bien-être, l’accessibilité, l’équité, la durabilité et la culture organisationnelle.
Les espaces propices à la santé englobent les environnements virtuels, sociaux et organisationnels qui façonnent la manière dont les personnes travaillent et apprennent. Les pratiques de travail hybride influencent l’accessibilité, l’inclusion, le bien-être, la sécurité psychologique et la culture d’équipe. Des approches transparentes et équitables peuvent favoriser des environnements de travail plus sains, plus durables et plus adaptables.
Accessibilité et conception universelle : Les modalités de travail flexibles peuvent réduire les obstacles liés aux mesures d’adaptation, aux besoins en matière de santé, aux responsabilités de proche aidance ou aux difficultés liées aux déplacements.
Inclusion, sentiment d’appartenance et sécurité culturelle : Des pratiques transparentes et équitables contribuent à renforcer la confiance, l’équité et le sentiment d’appartenance au sein des équipes.
Santé, bien-être et ressourcement : Le travail flexible peut favoriser un meilleur équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle, réduire le stress et améliorer le bien-être.
Sécurité physique et psychologique : Des attentes claires et une communication qui favorise la sécurité psychologique contribuent à renforcer la confiance et la responsabilisation.
Cultures organisationnelles favorables : Des pratiques de leadership cohérentes et équitables influencent la collaboration, le moral et la culture organisationnelle.
Environnements durables et adaptables : Les modèles de travail hybrides peuvent favoriser une utilisation plus durable des espaces et l’adaptabilité de l’organisation.
Accessibilité et conception universelle
Inclusion, sentiment d’appartenance et sécurité culturelle :
Santé, bien-être et ressourcement :
Sécurité physique et psychologique :
Cultures organisationnelles favorables :
Environnements durables et adaptables :
Réfléchissez à la façon dont les pratiques de travail hybride fonctionnent actuellement au sein de votre institution, de votre département ou de votre équipe.
Impliquer le personnel, le corps professoral, les responsables opérationnels, les équipes des ressources humaines, les partenaires cliniques et les personnes ayant une expérience vécue peut contribuer à garantir que les approches de travail hybrides soient pratiques, inclusives et adaptées aux besoins de la communauté.
En adoptant une approche de mise en œuvre par étapes, votre institution peut :
Mettre en place un leadership et des orientations partagés
Comprendre les expériences du personnel
Mettre en œuvre des approches inclusives et flexibles
Évaluer et s'adapter
Possibilité de changement – Mesures à effet rapide : Identifier une ou deux mesures immédiates susceptibles d’améliorer la cohérence et la transparence entre les équipes, telles que l’établissement de principes de communication communs, la mise à l’essai de lignes directrices sur le travail hybride ou l’établissement de critères de flexibilité fondés sur les fonctions pour des postes comparables.
Les espaces propices à la santé vont au-delà des infrastructures physiques pour inclure les environnements organisationnels, virtuels et culturels qui façonnent la façon dont les personnes travaillent et interagissent. Des pratiques de travail hybrides bien pensées peuvent favoriser l’accessibilité, le bien-être, l’inclusion, la durabilité et la culture organisationnelle lorsqu’elles sont mises en œuvre de manière transparente, cohérente et dans un esprit de responsabilité partagée.
Étude de cas n° 2
« Un espace clinique peu favorable »
Le Dʳ Kaur, interniste affilié à une faculté de médecine et à un hôpital universitaire, travaille dans une unité d’hospitalisation très fréquentée, aux côtés de résidents, de stagieres, d’étudiants, de personnel infirmier et d’autres professionnels de la santé. Bien que le bien-être soit une priorité de l’organisation, l’environnement clinique ne favorise ni le repos, ni le ressourcement, ni les liens sociaux pendant les quarts de travail exigeants. La seule salle de repos du personnel du service est surpeuplée, mal éclairée et souvent utilisée comme débarras, ce qui laisse peu d’espace pour manger, se reposer ou décompresser.
Les cliniciens et les apprenants mangent fréquemment à leur poste de travail tout en remplissant leurs dossiers ou en répondant à des appels, malgré les consignes déconseillant de manger dans les zones cliniques. Au fil du temps, les pauses deviennent difficiles à prendre et sont de plus en plus considérées comme facultatives, ce qui contribue au stress, à la fatigue et à des tensions dans la communication au sein de l’équipe.
Bien que l’on reconnaisse que les environnements physiques influencent le bien-être, la sécurité et le fonctionnement de l’équipe il n’existe aucun processus clair ni aucune responsabilité définie pour traiter les problèmes liés aux espaces. Les responsabilités sont réparties entre plusieurs équipes, ce qui rend difficile la mise en œuvre d’améliorations durables.
Lorsque les environnements ne favorisent pas le repos, l’alimentation ou le ressourcement, des normes malsaines peuvent s’installer dans le milieu de travail. Des espaces favorables contribuent à réduire le stress et la fatigue, à renforcer la culture d’équipe et à intégrer le bien-être à une pratique clinique sûre et durable.
Accessibilité et conception universelle : Les espaces de repos et les espaces communs doivent être physiquement accessibles, fonctionnels et utilisables par des personnes ayant des besoins et des capacités variés.
Inclusion, sentiment d’appartenance et sécurité culturelle : Le personnel et les apprenants doivent se sentir accueillis, respectés et soutenus au sein des environnements partagés.
Santé, bien-être et ressourcement : Les environnements de travail et d’apprentissage doivent offrir des possibilités de repos, d’alimentation, de détente et de ressourceent pendant les quarts de travail exigeants.
Sécurité physique et psychologique : Des espaces sûrs et favorables contribuent à réduire le stress, à soutenir les pratiques de prévention des infections et à créer un climat de sécurité psychologique autour de la prise de pauses.
Cultures organisationnelles favorables : La culture organisationnelle et les pratiques de leadership influencent la mesure dans laquelle le repos et le bien-être sont considérés comme légitimes et soutenus.
Environnements durables et adaptables : L'aménagement des espaces et les décisions opérationnelles doivent favoriser le bien-être à long terme, l'adaptabilité et l'utilisation efficace des espaces partagés.
Accessibilité et conception universelle
Inclusion, sentiment d’appartenance et sécurité culturelle
Santé, bien-être et ressourcement
Sécurité physique et psychologique
Cultures organisationnelles favorables
Environnements durables et adaptables
Réfléchissez à la façon dont les environnements cliniques, académiques ou les espaces partagés par le personnel favorisent ou entravent actuellement le bien-être, l’inclusion, l’accessibilité et le ressourcement au sein de votre établissement.
Impliquer les apprenants, le personnel, les médecins, les responsables opérationnels, les équipes chargées des installations, les représentants de la santé et de la sécurité au travail, ainsi que des personnes ayant une expérience vécue, peut aider à identifier des solutions pratiques et inclusives adaptées aux besoins spécifiques de votre institution.
En adoptant une approche de mise en œuvre par étapes, votre institution peut :
Mettre en place un leadership et des orientations partagés
Comprendre les expériences du personnel et des apprenants
Mettre en œuvre des approches inclusives et flexibles
Évaluer et s'adapter
Possibilité de changement – Mesures à effet rapide : Identifier les améliorations peu coûteuses susceptibles d’améliorer immédiatement l’environnement du personnel, telles que le désencombrement de la salle de détente, l’amélioration de l’éclairage, l’ajout de sièges ergonomiques ou la réaffectation d’un espace sous-utilisé à proximité pour les pauses et le ressourcement.
Les espaces favorables, accessibles et propices au ressourcement ne sont pas des commodités facultatives : ils constituent des éléments essentiels d’environnements d’apprentissage et de travail sûrs, durables et favorables à la santé. Une conception réfléchie des espaces, une responsabilité partagée et des cultures organisationnelles favorables peuvent contribuer au bien-être, au travail d’équipe et à des soins de meilleure qualité.
Étude de cas n° 3
« Manque d’installations inclusives »
Chloé, étudiante en troisième année de médecine de retour d’un congé parental, effectue un stage clinique dans un hôpital universitaire très fréquenté tout en allaitant son bébé. Elle a besoin d’un espace propre et privé pour tirer son lait plusieurs fois par jour, mais la salle d’allaitement la plus proche se trouve à un autre étage, nécessite de demander une clé et est souvent occupée par du personnel de différents services. En l’absence d’un espace dédié à proximité, Chloé tire souvent son lait dans des salles de stockage, des salles de garde ou des bureaux vides qui ne sont ni adaptés ni hygiéniques. Elle se sent pressée et gênée et craint de prendre du retard, ce qui l’amène parfois à retarder ou à sauter complètement ses séances de tirage. Au fil du temps, elle hésite de plus en plus à faire valoir ses besoins, par crainte d’être stigmatisée ou perçue comme moins engagée dans sa formation.
Le site manque de politiques et de procédures cohérentes, ainsi que d’espaces accessibles pour répondre aux besoins liés à l’allaitement dans tous les environnements de formation. Sans orientations claires ni culture d’apprentissage favorable, les apprenantes en période post-partum peuvent se heurter à des obstacles en matière de bien-être, de participation et d’équité dans leurs expériences d’apprentissage pendant la formation clinique.
Des environnements favorables à la santé, accessibles et inclusifs contribuent à garantir que les apprenantes puissent répondre à la fois à leurs besoins de formation et à leurs besoins de santé personnels sans craindre d’être jugées ou désavantagées sur le plan académique.
Accessibilité et conception universelle : Les espaces d’allaitement doivent être accessibles, fonctionnels et privés, et être conçus pour répondre à divers besoins physiques et de proche aidance.
Inclusion, sentiment d’appartenance et sécurité culturelle : Les apprenantes doivent se sentir respectées et soutenues et pouvoir accéder aux mesures d’adaptation nécessaires sans stigmatisation ni exclusion.
Santé, bien-être et ressourcement : L'accès à des espaces d’allaitement sûrs et adaptés favorise la santé physique, le confort, le ressourcement et le bien-être.
Sécurité physique et psychologique : Les apprenantes doivent se sentir en sécurité sur le plan psychologique lorsqu’elles demandent des mesures d’adaptation ou du temps réservé pour répondre à leurs besoins liés à l’allaitement.
Cultures organisationnelles favorables : Les dirigeants, les précepteurs et les équipes influencent la mesure dans laquelle les besoins liés à la proche aidance sont normalisés et soutenus dans les environnements d’apprentissage.
Environnements durables et adaptables : Les environnements de formation clinique doivent pouvoir s’adapter à l’évolution des besoins grâce à une planification proactive et à des infrastructures accessibles.
Accessibilité et conception universelle
Inclusion, sentiment d’appartenance et sécurité culturelle
Santé, bien-être et ressourcement
Sécurité physique et psychologique
Cultures organisationnelles favorables
Environnements durables et adaptables
Réfléchissez à la façon dont les apprenants, le personnel et le corps professoral ayant des besoins liés à la proche aidance ou à l’allaitement sont actuellement soutenus au sein de votre établissement et dans les environnements cliniques.
En adoptant une approche de mise en œuvre par étapes, votre institution peut :
Mettre en place un leadership et des orientations partagés
Comprendre les expériences du personnel et des apprenants
Mettre en œuvre des approches inclusives et flexibles
Évaluer et s'adapter
Possibilité de changement – Mesures à effet rapide : Explorer les possibilités d’adapter rapidement des salles existantes afin de créer des espaces d’allaitement temporaires, notamment en améliorant l’intimité, l’accès, la signalétique, les sièges, l’accès à un réfrigérateur ou les processus de réservation, pendant que des solutions à plus long terme sont planifiées.
Les espaces favorables et inclusifs permettent aux apprenants de répondre à leurs besoins professionnels et à leurs besoins de santé personnels de manière sûre et respectueuse, sans obstacles inutiles. Des espaces d’allaitement accessibles, des procédures claires en matière de mesures d’adaptation et des cultures d’apprentissage favorables sont des éléments essentiels d’environnements équitables et favorables à la santé.
Les espaces propices à la santé sont créés et maintenus grâce aux actions collectives de ceux qui y apprennent, enseignent, travaillent, mènent des recherches, dirigent et dispensent des soins. Chaque rôle contribue à façonner des environnements qui favorisent le bien-être, l’accessibilité, l’inclusion, la sécurité et le sentiment d’appartenance.
Cette section explore la manière dont les différents rôles contribuent à façonner les environnements physiques, sociaux, culturels et virtuels qui influencent les expériences quotidiennes.
Réfléchissez à votre rôle
En quoi les espaces dans lesquels j’étudie ou travaille influent-ils sur le bien-être, l’inclusion, l’accessibilité ou la sécurité ?
Quels obstacles ou opportunités ai-je remarqué dans mon environnement ?
Quelle mesure puis-je prendre pour contribuer à créer un espace plus favorable ?
Chaque rôle apporte une perspective unique sur la façon dont les espaces sont utilisés, les obstacles qui existent et les changements qui pourraient améliorer l’accessibilité, l’inclusion, la sécurité, le bien-être et la durabilité.
Assure l’orientation stratégique, l’allocation des ressources et la responsabilité de la création d’environnements favorables, accessibles et durables.
Comment ce rôle contribue à des espaces favorables à la santé
Conseil à l’intention de la haute direction : les espaces auxquels vous accordez la priorité deviennent des vecteurs de culture. Ce qui est financé, protégé et entretenu reflète les valeurs de l’institution.
Traduire les priorités institutionnelles en actions quotidiennes et contribuer à garantir que les espaces soient fonctionnels, accessibles et favorables à la santé dans la pratique.
Comment ce rôle contribue à des espaces favorables à la santé
Conseil au personnel : de petits changements opérationnels (p.ex, l’éclairage, les horaires, la signalétique, le mobilier et l’accès) peuvent améliorer de manière significative le bien-être et l’inclusion.
Contribuez à façonner la culture et le quotidien des environnements d’apprentissage et cliniques par le biais de l’enseignement, de la supervision et des interactions au sein de l’équipe.
Comment ce rôle contribue à des espaces favorables à la santé
Conseil aux corps professoral : les apprenants s’inspirent souvent du comportement du corps professoral et clinique. La manière dont vous utilisez et respectez les espaces communs contribue à façonner la culture du lieu de travail.
Apporter une expérience vécue précieuse et un éclairage sur la manière dont les environnements d’apprentissage et cliniques favorisent ou entravent le bien-être, l’accessibilité, la sécurité et le sentiment d’appartenance.
Comment ce rôle contribue à des espaces favorables à la santé
Conseil aux apprenants et stagiaires : il est utile de repérer et de nommer les obstacles. L’expérience vécue aide à identifier des problèmes que d’autres pourraient négliger.
Contribuez votre expertise et vos connaissances sur la manière dont les environnements de recherche peuvent favoriser la sécurité, l’accessibilité, l’inclusion et le bien-être.
Comment ce rôle contribue à des espaces favorables à la santé
Conseil aux chercheurs et scientifiques : des environnements de recherche sûrs et inclusifs favorisent à la fois l’excellence scientifique et le bien-être de l’équipe.
Aller de l’avant ensemble
La création d’espaces favorables à la santé est un processus continu et collaboratif. De petites actions à tous les niveaux de l’établissement peuvent contribuer, au fil du temps, à la mise en place d’environnements durables, bienveillants et inclusifs.
Les espaces propices à la santé sont renforcés lorsque les personnes travaillent ensemble pour :
Que vous soyez chargé de définir la stratégie d’une institution, de coordonner les opérations, d’enseigner à des apprenants, de mener des recherches ou de participer vous-même à des formations, votre point de vue et vos actions peuvent contribuer à façonner des espaces qui favorisent davantage le bien-être et la réussite de l’ensemble de la communauté.
Cette section propose des outils et des ressources pratiques pour faciliter la planification, le développement, l’évaluation et l’amélioration d’espaces durables, favorables et inclusifs.
Ce que vous trouverez dans cette section
Adaptez et utilisez ce qui correspond le mieux à votre contexte.
Poursuivez votre exploration de la trousse d’outils :
Élaborer et mettre en œuvre une politique de promotion de la santé
Favoriser des communautés médicales prospères et une culture du bien-être
Élaboré dans le cadre de l’Initiative sur la culture de la médecine universitaire (ICMU) de l’AFMC
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Nous vous invitons à nous faire part de vos commentaires afin de contribuer à l’amélioration des prochaines versions de la trousse d’outils.
Vos questions, suggestions et corrections sont toujours les bienvenues.
Le bien-être compte : Une trousse d’outils pour la mise en œuvre de la Charte de l’Okanagan · Version 1.0 · Septembre 2026