« Le bien-être compte »

Une trousse d’outils pour la mise en œuvre de la Charte de l’Okanagan

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Créer des espaces durables, favorables et inclusifs

Créer et entretenir des environnements favorables, inclusifs et propices à la santé en aménageant de façon réfléchie les espaces bâtis, naturels, sociaux, culturels, académiques , organisationnels et virtuels qui influencent la manière dont les personnes apprennent, travaillent, enseignent, mènent des recherches, tissent des liens et prodiguent des soins.

Les espaces : en bref

En quoi consiste cette orientation stratégique ?
Créer des espaces qui favorisent le bien-être, l’inclusion et la durabilité.

Pourquoi est-ce important ?
Les espaces façonnent notre expérience quotidienne et peuvent soit renforcer, soit réduire les obstacles au bien-être et à l’équité.

Que vais-je faire ici ?
Découvrez comment votre établissement peut évaluer et améliorer ses espaces afin de mieux soutenir le bien-être et l’inclusion pour tous.

Ce que vous trouverez dans cette section

  • Aperçu : pourquoi les espaces sont-ils importants ?
  • Les éléments clés des espaces favorables à la santé
  • Mettre en pratique des espaces favorables à la santé
  • Études de cas
  • Découvrez votre rôle dans les espaces favorables à la santé
  • Outils et ressources

Aperçu

Pourquoi les espaces favorables sont-ils importants ?

Les espaces physiques, sociaux et virtuels façonnent la manière dont les personnes perçoivent leur environnement, interagissent les unes avec les autres et s’engagent dans l’apprentissage et le travail. Ces espaces peuvent influencer le bien-être, l’inclusion et l’accès aux opportunités. Lorsqu’ils sont conçus de manière réfléchie, ils peuvent favoriser les liens, réduire les obstacles et créer les conditions permettant à tous les individus et à toutes les communautés de s’épanouir.

Les espaces favorables à la santé sont inclusifs, accessibles, adaptables et durables. Ils reflètent et respectent la diversité des identités et des besoins, favorisent la sécurité physique, psychologique et culturelle, et soutiennent une participation significative. Cela implique d’appliquer délibérément, dès le départ, les principes de la conception universelle afin de créer des environnements qui favorisent de manière proactive l’accessibilité, l’inclusion et la participation de tous les membres de la communauté.

La création et le maintien d’espaces favorables nécessitent une responsabilité partagée au sein de l’intitution, la direction étant chargée de mettre en place la culture, les politiques, les ressources et les systèmes nécessaires pour soutenir des environnements plus sûrs, plus inclusifs et propices à la santé. Grâce à une conception réfléchie et à une évaluation continue des environnements d’apprentissage et de travail, les facultés peuvent faire office de laboratoires vivants qui favorisent le bien-être, la durabilité et le sentiment d’appartenance.

L’Association médicale canadienne laboratoire d’quité dans les systèmes de santé « Equity in Health Systems (EqHS) » (en anglais seulement) peut constituer une ressource pour en savoir plus sur la création d’espaces de travail et d’apprentissage bienveillants et équitables.

L’Association médicale canadienne Association Canadienne des Médecins Handicapés propose de nombreuses ressources concernant l’accessibilité et la conception universelle.

L’Association médicale canadienne rapport de l’AMC sur les médecins en situation de handicap (en anglais seulement) présente des données qui peuvent contribuer à orienter la planification.

Comment les espaces s’articulent avec les autres orientations stratégiques de la Charte de l’Okanagan ?

Des espaces propices favorisent le bien-être, l’inclusion, l’apprentissage, le travail et les soins. L’efficacité des espaces propices à la santé dépend des politiques, de la culture, des services et d’une évaluation continue.

Les politiques influencent l’aménagement des espaces, les normes d’accessibilité, les priorités en matière de développement durable, les exigences de sécurité et l’allocation des ressources.

L’expérience d’un espace est façonnée non seulement par sa conception, mais aussi par les comportements, les relations et les normes qui s’y manifestent.

Les environnements favorables créent des opportunités d’apprentissage, de réflexion, de mentorat, de création de liens, de renouvellement et d’épanouissement professionnel.

Les espaces physiques et virtuels peuvent influencer la sensibilisation aux services de santé et de bien-être, leur accès et leur prestation.

Des évaluations régulières, des retours d’expérience et des analyses aident les établissements à identifier les possibilités d’amélioration des espaces et à répondre aux besoins changeants de la communauté.

Éléments clés des espaces propices à la santé

Les espaces propices à la santé sont conçus de manière intentionnelle pour favoriser le bien-être, l’inclusion, l’accessibilité, la durabilité, la sécurité et le sentiment d’appartenance dans les environnements académiques, cliniques et virtuels. Ces espaces vont au-delà des infrastructures physiques pour tenir compte des conditions sociales, culturelles et psychologiques qui façonnent la manière dont les personnes apprennent, enseignent, travaillent, créent des liens et prodiguent des soins. Bien que chaque établissement ait des priorités, des capacités et des contextes différents, plusieurs éléments clés contribuent de façon constante à créer des environnements plus sûrs, plus inclusifs et plus favorables à la santé.

Les espaces favorables à la santé sont accessibles, adaptables et conçus intentionnellement dès le départ pour répondre à des besoins variés. L’application des principes de conception universelle permet de réduire les obstacles de manière proactive plutôt que réactive. L’accessibilité englobe des aspects physiques, sensoriels, cognitifs, technologiques et liés à la communication, tant dans les environnements en présentiel qu’hybrides et virtuels.

Exemples possibles :

  • Entrées, allées et voies de circulation accessibles
  • Mobilier réglable et postes de travail ergonomiques
  • Signalétique inclusive et orientation claire
  • Technologies d'assistance, sous-titrage et plateformes numériques accessibles
  • Espaces calmes, à faible stimulation sensorielle ou adaptés à la neurodiversité
  • Des environnements d’apprentissage et de réunion flexibles

Les espaces doivent refléter et respecter la diversité des communautés qu’ils desservent. Les environnements inclusifs favorisent le sentiment d’appartenance, la sécurité culturelle, l’équité, la diversité, l’inclusion et l’accessibilité (EDIA), ainsi qu’une participation significative de personnes aux identités, origines, expériences et rôles variés. Les institutions doivent réfléchir à la meilleure façon de répondre aux besoins diversifiés de leurs communautés tout en s’alignant sur le contexte local, les politiques et les exigences législatives.

Exemples possibles :

  • Toilettes non genrées
  • Espaces de recueillement ou de spiritualité
  • Imagerie inclusive, signalétique multilingue et représentation diversifiée
  • Planification participative avec les apprenants, le corps professoral, le personnel, les patients et les groupes méritant une attention particulière en matière d’équité
  • Des politiques et des pratiques favorisant l’inclusion et un engagement respectueux

Les environnements académiques et cliniques doivent favoriser le repos, la récupération, l’alimentation et le bien-être général, en particulier dans les contextes d’apprentissage et de travail très exigeants. Les espaces propices à la santé reconnaissent que le bien-être est influencé à la fois par l’environnement physique et par les possibilités de créer des liens, de se ressourcer et de trouver un équilibre.

Exemples possibles :

  • Espaces de repos, de détente ou de bien-être
  • Accès à la lumière naturelle, aux espaces verts et aux environnements extérieurs
  • Alimentation saine, hydratation et mesures de soutien à l’allaitement
  • Douches, casiers et infrastructures favorisant les modes de transport actifs
  • Conception ergonomique et prise en compte de la qualité de l’air
  • Des espaces favorisant les liens sociaux, la réflexion et le soutien entre pairs

Les environnements propices favorisent la sécurité, la confiance, le respect, la responsabilisation et la protection contre tout préjudice, toute discrimination, tout harcèlement, toute intimidation et toute violence. La sécurité psychologique permet à chacun de participer, de poser des questions, de faire part de ses préoccupations et de solliciter de l’aide sans craindre d’être jugé ou de subir des représailles.

Exemples possibles :

  • Pratiques professionnelles respectueuses et tenant compte des traumatismes
  • Des procédures de signalement et d’intervention sécurisées
  • Voies d’accès bien éclairées, mesures d’urgence et programmes de sécurité piétonne
  • Ressources pour la désescalade et la gestion des conflits
  • Des politiques claires en matière de comportement respectueux et de responsabilisation

Les espaces propices à la santé ne sont pas seulement façonnés par l’environnement physique, mais aussi par la culture institutionnelle, les pratiques de la direction, les politiques et les interactions quotidiennes. Les cultures organisationnelles favorables renforcent la collaboration, la compassion, la flexibilité, le mentorat et le bien-être dans les environnements d’apprentissage et de travail.

Exemples possibles :

  • Engagement de la direction en faveur du bien-être, de l’inclusion et de l’accessibilité
  • Pratiques d’apprentissage ou de travail flexibles et favorables
  • Espaces de collaboration, de réunion et de mentorat
  • Approches fondées sur le travail d’équipe qui favorisent le respect et le sentiment d’appartenance
  • Des politiques favorisant la conciliation entre vie professionnelle et vie privée ainsi que le bien-être psychologique
  • Des occasions de réflexion, de retour d’expérience et d’apprentissage continu

Les espaces favorables à la santé contribuent au bien-être à long terme de l’environnement, de l’organisation et de la communauté grâce à une conception durable, résiliente et flexible. Les environnements durables s’adaptent à l’évolution des besoins de la communauté et aident les institutions à s’adapter au fil du temps.

Exemples possibles :

  • Infrastructures économes en énergie et opérations durable
  • Espaces d’apprentissage flexibles, polyvalents et hybrides
  • Matériaux durables et pratiques de réduction des déchets
  • Aménagement des campus et des installations respectueux du climat
  • Technologies favorisant l’accessibilité et l’adaptabilité
  • Évaluation continue, entretien et amélioration continue

Mettre en pratique des espaces favorables à la santé

La création d’espaces durables, favorables et inclusifs est un processus continu qui nécessite la collaboration, la planification et l’amélioration continue. Les insitutions n’ont pas besoin d’aborder tous les aspects de ce travail en même temps. Si certains changements peuvent nécessiter beaucoup de temps et d’investissements, d’autres peuvent être mis en œuvre rapidement tout en ayant un impact significatif. Ensemble, les efforts à petite et à grande échelle contribuent, au fil du temps, à créer des environnements d’apprentissage et de travail plus sains.

La création d’espaces favorables nécessite une responsabilité partagée au sein de l’établissement, la direction étant chargée de mettre en place la culture, les politiques, les ressources et les systèmes nécessaires pour favoriser des environnements sûrs, inclusifs et propices à la santé.

Précisez qui dirigera et coordonnera ce travail et veillez à ce que cette personne dispose d’un mandat clair, d’un soutien institutionnel et d’une représentation appropriée. Selon le contexte, cela peut impliquer un comité existant, un nouveau groupe de travail ou une structure de direction transversale.

Envisagez d’impliquer :

  • L’équipe de direction facultaire et opérationnelle
  • Les équipes chargées des installations et de l’aménagement du campus
  • Des représentants de la santé et de la sécurité au travail ou des comités paritaires de santé et de sécurité
  • Les services chargés de la diversité, de l’inclusion et de l’accessibilité (EDIA), ainsi que du bien-être
  • Les apprenants, le corps professoral, le personnel et les partenaires cliniques
  • Les consultants en accessibilité et les personnes ayant une expérience de terrain
  • Les chercheurs, les enseignants et les partenaires communautaires, le cas échéant
 

L’intégration d’espaces favorables dans la planification institutionnelle, la budgétisation, les priorités stratégiques et les processus décisionnels contribue à garantir la pérennité de ce travail, plutôt que de le considérer comme une initiative ponctuelle.

Avant de mettre en œuvre des changements, il est important de comprendre comment les espaces sont actuellement perçus par les personnes qui les utilisent. Recueillir des retours d’expérience et évaluer les environnements existants peut aider à identifier les points forts, les obstacles, les lacunes et les possibilités d’amélioration.

Cela peut inclure :

  • Des audits d’accessibilité et d’aménagement
  • Des visites guidées des environnements académiques, cliniques et virtuels
  • Des enquêtes, des groupes de discussion ou des séances d’écoute
  • L'examen des rapports d'incidents ou des préoccupations récurrentes
  • L’évaluation de la visibilité et de la connaissance des mesures de soutien et des espaces inclusifs
  • L’évaluation des facteurs organisationnels et culturels qui façonnent les expériences vécues au sein de ces espaces
 

Lors de l’évaluation des espaces, tenez compte à la fois de la conception physique et de l’expérience sociale, culturelle et psychologique de l’environnement.

 

Questions à se poser :

  • Quels espaces les gens utilisent-ils régulièrement, et comment les perçoivent-ils ?
  • Qu’est-ce qui contribue à un sentiment de confort, d’inclusion, de sécurité ou d’appartenance ?
  • Existe-t-il des espaces qui semblent inaccessibles, isolants, dangereux ou difficiles à utiliser ?
  • Les espaces actuels répondent-ils à la diversité des besoins physiques, sensoriels, culturels, spirituels et d'apprentissage, tout en tenant compte du contexte local, des priorités institutionnelles et des besoins de la communauté ?
  • Existe-t-il des possibilités d’améliorer l’accessibilité, la flexibilité, le repos, les liens sociaux ou la sécurité psychologique ?

L’amélioration des espaces peut impliquer des changements à court et à long terme. Certaines améliorations peuvent être mises en œuvre rapidement, à moindre coût et avec un minimum de perturbations, tandis que d’autres nécessitent une planification importante, un financement ou des investissements dans les infrastructures. Hiérarchiser les opportunités peut aider les institutions à créer une dynamique tout en planifiant stratégiquement des initiatives de plus grande envergure à long terme.

 

Les changements à petite échelle peuvent inclure :

  • Améliorer la signalétique et l’orientation
  • La reconversion de salles sous-utilisées en espaces de calme, de réflexion ou de bien-être
  • Ajouter des plantes, un éclairage tamisé ou des dispositifs de réduction du bruit
  • L'introduction de mobilier ergonomique ou modulable
  • L'élargissement de l'accès à des stations d’hydratation ou à des options alimentaires saines
  • Ajouter une signalétique « tous genres » aux toilettes individuelles existantes
  • Améliorer la visibilité des ressources en matière de bien-être, d’accessibilité et de signalement
 

Les changements à plus grande échelle peuvent inclure :

  • Des travaux de rénovation pour améliorer l’accessibilité physique
  • La création d’espaces dédiés à l’allaitement, à la culture ou au bien-être
  • La modernisation des systèmes de ventilation, d’éclairage ou d’ascenseurs
  • Le réaménager les environnements d’apprentissage ou cliniques
  • L’agrandissement les espaces verts ou les zones de détente en plein air
  • L’aménagement d’espaces communautaires polyvalents et flexibles
  • L’intégration des améliorations d’infrastructures respectueuses de l’environnement et du climat
 

Chaque institution aura des priorités, des capacités et des contraintes qui lui sont propres. Des changements jugés simples dans un contexte donné peuvent nécessiter davantage de coordination ou d’investissement dans un autre.

Consultez la ressource « Prioriser les besoins en matière d’espaces » dans la section Outils.

Les espaces propices à la santé sont délibérément conçus pour favoriser l’accessibilité, l’inclusion, le bien-être, la durabilité et le sentiment d’appartenance. L’application dès le départ des principes de conception universelle peut contribuer à créer des environnements qui répondent de manière proactive à des besoins divers et réduisent les obstacles à la participation.

 

Les efforts de mise en œuvre doivent tenir compte des éléments suivants :

  • L'accessibilité physique, les besoins en matière de mobilité et la sécurité
  • Les considérations liées aux sens, aux capacités cognitives et à la neurodiversité
  • La sécurité psychologique et culturelle
  • Les espaces de repos, de réflexion et de ressourcement
  • Les technologies inclusives et les besoins en matière d’apprentissage hybride
  • Les liens communautaires, la collaboration et le mentorat
  • La culture organisationnelle et les dynamiques d’équipes
  • Le développement durable et le bien-être environnemental
 

La collaboration avec les utilisateurs de ces espaces, notamment les apprenants, le personnel, les professeurs, les patients et les membres de la communauté, peut contribuer à garantir que les solutions soient pratiques, adaptées et pertinentes.

 

Les projets pilotes et les approches de mise en œuvre progressive peuvent également contribuer à tester les changements, à recueillir des retours d’expérience et à favoriser une amélioration continue au fil du temps.

La création d’espaces propices n’est pas une démarche ponctuelle. Une évaluation et une communication continues sont essentielles pour comprendre l’impact, identifier les besoins émergents et pérenniser les progrès au fil du temps.

 

Les établissements devraient envisager :

  • Mettre en place des processus clairs pour recueillir les retours d’expérience et signaler les problèmes
  • Communiquer sur les mesures de soutien disponibles, les espaces inclusifs et les aménagements d’accessibilité
  • Surveiller la manière dont les espaces sont utilisés et perçus
  • Réviser régulièrement les politiques, les pratiques et les environnements physiques
  • Évaluer la culture organisationnelle et les résultats en matière de bien-être
  • Intégrer l’aménagement d’espaces favorisant le bien-être dans la stratégie institutionnelle globale et les efforts d’amélioration de la qualité
 

Reconnaître et célébrer le progrès peut également contribuer à favoriser la participation, à renforcer l’engagement institutionnel et à encourager une collaboration continue au sein de la communauté.

 

Principe de mise en œuvre : commencer modestement, construire de manière stratégique

Toutes les améliorations ne nécessitent pas forcément de travaux de rénovation majeurs ou d’investissements financiers importants. De petits changements ciblés peuvent améliorer de manière significative le bien-être, l’accessibilité et l’inclusion, tout en créant une dynamique propice à la mise en place, au fil du temps, d’initiatives institutionnelles de plus grande envergure.

Les espaces propices à la santé se créent grâce à un apprentissage continu, à la collaboration et à des progrès graduels

Études de cas

Les cas suivants sont conçus pour encourager la réflexion, la discussion et l’action au sein des facultés de médecine et des établissements de formation aux professions de santé. Chaque cas met en évidence la manière dont les espaces favorables et inclusifs recoupent d’autres aspects du bien-être institutionnel, notamment la culture organisationnelle, l’élaboration des politiques, l’équité, l’accessibilité et l’amélioration continue.

Étude de cas n° 1 : « Attentes incohérentes à l’égard du travail hybride »

Étude de cas n° 2 : « Un espace clinique peu favorable » 

Étude de cas n° 3 « Manque d’installations inclusives » 

Ces exemples ne visent pas à imposer une solution unique. Ils sont plutôt conçus pour favoriser le dialogue, identifier les opportunités de changement et aider les institutions à appliquer les principes de promotion de la santé dans leurs contextes uniques.

Étude de cas n° 1

« Attentes incohérentes à l’égard du travail hybride »

Le personnel administratif et de recherche d’une faculté de médecine est confronté à des attentes incohérentes en matière de travail hybride. Certains départements autorisent des modalités flexibles, tandis que d’autres exigent une présence à temps plein sur place pour des postes similaires, sans justification ni directives claires.

En conséquence, le personnel fait état de confusion, de frustration et d’un sentiment d’ iniquité, en particulier les personnes ayant des besoins liés à la santé, des responsabilités de proche aidance, des besoins en matière d’accessibilité ou de longs trajets domicile-travail. Au fil du temps, ces incohérences commencent à affecter la confiance au sein de l’équipe, la collaboration, le moral et la rétention.

La Faculté ne dispose pas d’une approche cohérente et fondée sur des données probantes en matière de travail hybride, qui permet de concilier les besoins opérationnels avec le bien-être, l’accessibilité, l’équité, la durabilité et la culture organisationnelle.

Les espaces propices à la santé englobent les environnements virtuels, sociaux et organisationnels qui façonnent la manière dont les personnes travaillent et apprennent. Les pratiques de travail hybride influencent l’accessibilité, l’inclusion, le bien-être, la sécurité psychologique et la culture d’équipe. Des approches transparentes et équitables peuvent favoriser des environnements de travail plus sains, plus durables et plus adaptables.

Accessibilité et conception universelle : Les modalités de travail flexibles peuvent réduire les obstacles liés aux mesures d’adaptation, aux besoins en matière de santé, aux responsabilités de proche aidance ou aux difficultés liées aux déplacements.

Inclusion, sentiment d’appartenance et sécurité culturelle : Des pratiques transparentes et équitables contribuent à renforcer la confiance, l’équité et le sentiment d’appartenance au sein des équipes.

Santé, bien-être et ressourcement : Le travail flexible peut favoriser un meilleur équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle, réduire le stress et améliorer le bien-être.

Sécurité physique et psychologique : Des attentes claires et une communication qui favorise la sécurité psychologique contribuent à renforcer la confiance et la responsabilisation.

Cultures organisationnelles favorables : Des pratiques de leadership cohérentes et équitables influencent la collaboration, le moral et la culture organisationnelle.

Environnements durables et adaptables : Les modèles de travail hybrides peuvent favoriser une utilisation plus durable des espaces et l’adaptabilité de l’organisation.

Accessibilité et conception universelle

  • Les attentes actuelles en matière de travail hybride sont-elles suffisamment flexibles et accessibles pour répondre à la diversité des besoins, des capacités et des responsabilités ?
  • Les employés disposent-ils d’un accès équitable aux outils, aux technologies et aux mesures de soutien nécessaires pour travailler efficacement dans tous les environnements ?
  • Les politiques et les processus relatifs au travail hybride sont-ils faciles à comprendre, à utiliser et à appliquer de manière cohérente dans toutes les équipes et pour tous les rôles ?

 

Inclusion, sentiment d’appartenance et sécurité culturelle :

  • Les décisions relatives au travail hybride sont-elles communiquées et mises en œuvre de manière à être perçues comme équitables, transparentes et inclusives ?
  • Quels groupes ou rôles sont susceptibles de se heurter à des obstacles involontaires, à des inégalités ou à l’exclusion dans le cadre des pratiques actuelles ?
  • Comment les perspectives diverses et les expériences vécues sont-elles prises en compte lors de la définition des attentes sur le lieu de travail ?

 

Santé, bien-être et ressourcement :

  • Comment les modalités actuelles de travail hybride influencent-elles le stress, la charge de travail, l’integration du travail et la vie personnelle ainsi que le bien-être général ?
  • Existe-t-il des possibilités d’améliorer la flexibilité, le ressourcement ou l’équilibre sans compromettre les besoins opérationnels ?

 

Sécurité physique et psychologique :

  • Le personnel se sent-il à l’aise de discuter de ses besoins en matière de flexibilité, de ses préoccupations ou des besoins d’accomodement sans crainte d’être jugé ou de subir des conséquences?
  • Les attentes et les processus décisionnels sont-ils suffisamment clairs pour réduire la confusion, les tensions ou la méfiance ?
  • Le personnel dispose-t-il d’environnements de travail, d’équipements et de mesures de soutien ergonomiques et adaptés, tant sur place qu’en télétravail ?

 

Cultures organisationnelles favorables :

  • Comment les pratiques actuelles de travail hybride influencent-elles la collaboration, la culture d’équipe, le mentorat et la confiance ?
  • Les dirigeants et les responsables bénéficient-ils d’un soutien pour appliquer les attentes avec cohérence et compassion ?
  • Comment les liens, la communication et les normes communes de l’équipe sont-ils maintenus dans les environnements en présentiel et virtuels ?

 

Environnements durables et adaptables :

  • Comment les pratiques de travail hybride pourraient-elles contribuer à une utilisation plus durable et plus adaptable de l’espace et des ressources institutionnels ?
  • Les approches actuelles répondent-elles aux besoins changeants de l’organisation, aux avancées technologiques et à l’évolution des besoins de la communauté?
 

Réfléchissez à la façon dont les pratiques de travail hybride fonctionnent actuellement au sein de votre institution, de votre département ou de votre équipe.

  • Les attentes en matière de travail et d’apprentissage hybrides sont-elles claires, équitables et appliquées de manière cohérente ?
  • La flexibilité est-elle conciliée avec les besoins opérationnels ?
  • Quels groupes sont susceptibles de se heurter à des obstacles ou à des inégalités involontaires ?
  • Les approches hybrides actuelles sont-elles en adéquation avec les valeurs de l’établissement en matière de bien-être, d’inclusion, d’accessibilité, de durabilité et de culture organisationnelle ?
  • Quelles possibilités permettraient d’améliorer la communication, la responsabilisation ou la flexibilité au fil du temps ?
 

Impliquer le personnel, le corps professoral, les responsables opérationnels, les équipes des ressources humaines, les partenaires cliniques et les personnes ayant une expérience vécue peut contribuer à garantir que les approches de travail hybrides soient pratiques, inclusives et adaptées aux besoins de la communauté.

En adoptant une approche de mise en œuvre par étapes, votre institution peut :

 

Mettre en place un leadership et des orientations partagés

  • Élaborer des principes en matière de travail hybride applicables à l’ensemble de la faculté et fondés sur le bien-être, l’accessibilité, les besoins opérationnels et l’équité.
  • Clarifier les responsabilités en matière de prise de décision et les attentes au sein des départements et des sites.
  • Aligner les approches, dans la mesure du possible, sur les politiques de l’université et des partenaires cliniques.

 

Comprendre les expériences du personnel

  • Recueillir les retours d’expérience par le biais d’enquêtes, de séances d’écoute ou de groupes de discussion.
  • Identifier les préoccupations récurrentes, les inégalités ou les obstacles rencontrés selon les rôles et les départements.
  • Évaluer l’impact des pratiques actuelles sur le bien-être, la collaboration, l’accessibilité et la rétention.

 

Mettre en œuvre des approches inclusives et flexibles

  • Offrir une certaine flexibilité en fonction des rôles, lorsque cela est approprié.
  • Garantir un accès équitable à la technologie et aux outils de réunion en mode hybride.
  • Aider les responsables à appliquer les attentes de manière cohérente et transparente.
  • Créer des occasions intentionnelles de collaboration, de mentorat et de création de liens dans les environnements hybrides.

 

Évaluer et s'adapter

  • Suivre les indicateurs liés à l’engagement, à la rétention et au bien-être.
  • Réévaluer régulièrement les approches de travail hybride à mesure que les besoins organisationnels et opérationnels évoluent.
  • Mettre à l’essai de petits changements et affiner les approches en fonction des retours d’expérience et des résultats.

 

Possibilité de changement – Mesures à effet rapide : Identifier une ou deux mesures immédiates susceptibles d’améliorer la cohérence et la transparence entre les équipes, telles que l’établissement de principes de communication communs, la mise à l’essai de lignes directrices sur le travail hybride ou l’établissement de critères de flexibilité fondés sur les fonctions pour des postes comparables.

Les espaces propices à la santé vont au-delà des infrastructures physiques pour inclure les environnements organisationnels, virtuels et culturels qui façonnent la façon dont les personnes travaillent et interagissent. Des pratiques de travail hybrides bien pensées peuvent favoriser l’accessibilité, le bien-être, l’inclusion, la durabilité et la culture organisationnelle lorsqu’elles sont mises en œuvre de manière transparente, cohérente et dans un esprit de responsabilité partagée.

Étude de cas n° 2

« Un espace clinique peu favorable » 

Le Dʳ Kaur, interniste affilié à une faculté de médecine et à un hôpital universitaire, travaille dans une unité d’hospitalisation très fréquentée, aux côtés de résidents, de stagieres, d’étudiants, de personnel infirmier et d’autres professionnels de la santé. Bien que le bien-être soit une priorité de l’organisation, l’environnement clinique ne favorise ni le repos, ni le ressourcement, ni les liens sociaux pendant les quarts de travail exigeants. La seule salle de repos du personnel du service est surpeuplée, mal éclairée et souvent utilisée comme débarras, ce qui laisse peu d’espace pour manger, se reposer ou décompresser.

Les cliniciens et les apprenants mangent fréquemment à leur poste de travail tout en remplissant leurs dossiers ou en répondant à des appels, malgré les consignes déconseillant de manger dans les zones cliniques. Au fil du temps, les pauses deviennent difficiles à prendre et sont de plus en plus considérées comme facultatives, ce qui contribue au stress, à la fatigue et à des tensions dans la communication au sein de l’équipe.

Bien que l’on reconnaisse que les environnements physiques influencent le bien-être, la sécurité et le fonctionnement de l’équipe il n’existe aucun processus clair ni aucune responsabilité définie pour traiter les problèmes liés aux espaces. Les responsabilités sont réparties entre plusieurs équipes, ce qui rend difficile la mise en œuvre d’améliorations durables.

Lorsque les environnements ne favorisent pas le repos, l’alimentation ou le ressourcement, des normes malsaines peuvent s’installer dans le milieu de travail. Des espaces favorables contribuent à réduire le stress et la fatigue, à renforcer la culture d’équipe et à intégrer le bien-être à une pratique clinique sûre et durable.

Accessibilité et conception universelle : Les espaces de repos et les espaces communs doivent être physiquement accessibles, fonctionnels et utilisables par des personnes ayant des besoins et des capacités variés.

Inclusion, sentiment d’appartenance et sécurité culturelle : Le personnel et les apprenants doivent se sentir accueillis, respectés et soutenus au sein des environnements partagés.

Santé, bien-être et ressourcement : Les environnements de travail et d’apprentissage doivent offrir des possibilités de repos, d’alimentation, de détente et de ressourceent pendant les quarts de travail exigeants.

Sécurité physique et psychologique : Des espaces sûrs et favorables contribuent à réduire le stress, à soutenir les pratiques de prévention des infections et à créer un climat de sécurité psychologique autour de la prise de pauses.

Cultures organisationnelles favorables : La culture organisationnelle et les pratiques de leadership influencent la mesure dans laquelle le repos et le bien-être sont considérés comme légitimes et soutenus.

Environnements durables et adaptables : L'aménagement des espaces et les décisions opérationnelles doivent favoriser le bien-être à long terme, l'adaptabilité et l'utilisation efficace des espaces partagés.

Accessibilité et conception universelle

  • L'espace actuel est-il physiquement accessible, fonctionnel et confortable pour tous les utilisateurs ?
  • Existe-t-il des obstacles liés à la mobilité, aux besoins sensoriels, aux horaires de travail ou à la charge de travail qui limitent l’accès aux espaces de repos ?
  • L'environnement offre-t-il un éclairage, des sièges, une ergonomie et une ventilation adéquats, tout en tenant compte du niveau de bruit ?

 

Inclusion, sentiment d’appartenance et sécurité culturelle

  • Tous les membres de l’équipe soignante se sentent-ils tous accueillis et en mesure d’utiliser cet espace ?
  • Certains groupes (p.ex, les stagiaires, le personnel de nuit ou le personnel temporaire) sont-ils touchés de manière disproportionnée par les conditions actuelles ?
  • Comment la conception ou l’utilisation de l’espace pourrait-elle influencer le sentiment d’appartenance, d’inclusion ou de respect ?

 

Santé, bien-être et ressourcement

  • L’environnement permet-il au personnel et aux apprenants de prendre de véritables pauses, de prendre leurs repas et de se détendre pendant leur quart de travail ?
  • Comment les conditions actuelles affectent-elles le stress, la fatigue, le moral et les niveaux d’énergie ?
  • Quels changements immédiats pourraient mieux favoriser le repos, l’alimentation et le ressourcement ?

 

Sécurité physique et psychologique

  • Le personnel se sent-il suffisamment en sécurité sur le plan psychologique pour prendre des pauses sans craindre d’être jugé ou de paraître improductif ?
  • Le personnel dispose-t-il d’environnements ergonomiques, sûrs et adaptés pour se reposer, remplir les dossiers médicaux et effectuer son travail clinique ?
  • Les pratiques actuelles sont-elles conformes aux exigences en matière de santé et de sécurité au travail et de prévention des infections ?

 

Cultures organisationnelles favorables

  • Quels messages les espaces et les pratiques actuels véhiculent-ils au sujet du bien-être et de la culture organisationnelle ?
  • Comment les dirigeants et les responsables donnent-ils l’exemple en adoptant des comportements sains ?
  • Existe-t-il une responsabilité partagée quant au maintien d’environnements respectueux, favorables et fonctionnels ?

 

Environnements durables et adaptables

  • L'utilisation actuelle de l'espace est-elle durable et adaptée aux besoins du personnel, des apprenants et des équipes ?
  • Existe-t-il des espaces sous-utilisés ou modulables qui pourraient être réaménagés pour mieux favoriser le bien-être ?
  • Comment les problèmes liés à l’espace sont-ils identifiés, examinés et améliorés au fil du temps ?

Réfléchissez à la façon dont les environnements cliniques, académiques ou les espaces partagés par le personnel favorisent ou entravent actuellement le bien-être, l’inclusion, l’accessibilité et le ressourcement au sein de votre établissement.

  • Le personnel et les apprenants ont-ils accès à des espaces de pause fonctionnels et propices au ressourcement ?
  • La culture organisationnelle influence-t-elle les pratiques en matière de pauses et de bien-être ?
  • Les environnements physiques sont-ils conformes aux normes de santé au travail, de prévention des infections et d’accessibilité ?
  • Quels groupes peuvent rencontrer des obstacles disproportionnés pour accéder à des espaces propices au bien-être ?
  • Quelles possibilités permettraient d’améliorer la responsabilisation, la communication ou l’aménagement des espaces au fil du temps ?
 

Impliquer les apprenants, le personnel, les médecins, les responsables opérationnels, les équipes chargées des installations, les représentants de la santé et de la sécurité au travail, ainsi que des personnes ayant une expérience vécue, peut aider à identifier des solutions pratiques et inclusives adaptées aux besoins spécifiques de votre institution.

En adoptant une approche de mise en œuvre par étapes, votre institution peut :

 

Mettre en place un leadership et des orientations partagés

  • Préciser qui est chargé d’identifier, d’entretenir et d’améliorer les espaces de repos et de ressourcement destinés au personnel et aux apprenants.
  • Intégrer la planification d’espaces favorables à la santé aux discussions sur les activités opérationnelles, la gestion des installations et la planification stratégique.
  • Définir des attentes communes concernant les espaces de repos protégés et fonctionnels au sein de l’environnement de travail et d’apprentissage.

 

Comprendre les expériences du personnel et des apprenants

  • Organiser des visites des lieux, des audits des espaces ou des séances d’écoute avec le personnel et les apprenants.
  • Recueillir des retours d’expérience sur l’accessibilité, le confort, la fonctionnalité et la sécurité psychologique au sein des espaces partagés.
  • Déterminer comment la charge de travail, les flux de travail et les pressions opérationnelles influencent la capacité à prendre des pauses.

 

Mettre en œuvre des approches inclusives et flexibles

  • Désencombrer, réaménager ou réaffecter les espaces existants afin de mieux favoriser le repos et le ressourcement.
  • Améliorer dans la mesure du possible, l’éclairage, les sièges, l’ergonomie, la ventilation et la réduction du bruit.
  • Veiller à ce que les espaces soient accessibles, accueillants et inclusifs pour tous les usagers aux profils diversifiés et leurs horaires de travail.
  • Renforcer les normes du milieu de travail qui encouragent la prise de pauses et permettent de s’éloigner temporairement du travail clinique lorsque cela est approprié.

 

Évaluer et s'adapter

  • Mettre en place des processus réguliers pour examiner et entretenir les espaces.
  • Suivre les retours du personnel et les indicateurs de bien-être au fil du temps.
  • Intégrer la planification d’espaces favorables à la santé aux initiatives plus larges d’amélioration de la qualité et du bien-être.
  • Réévaluer régulièrement les besoins en matière d’espace à mesure que les équipes, les flux de travail et les environnements évoluent.

 

Possibilité de changement – Mesures à effet rapide : Identifier les améliorations peu coûteuses susceptibles d’améliorer immédiatement l’environnement du personnel, telles que le désencombrement de la salle de détente, l’amélioration de l’éclairage, l’ajout de sièges ergonomiques ou la réaffectation d’un espace sous-utilisé à proximité pour les pauses et le ressourcement.

Les espaces favorables, accessibles et propices au ressourcement ne sont pas des commodités facultatives : ils constituent des éléments essentiels d’environnements d’apprentissage et de travail sûrs, durables et favorables à la santé. Une conception réfléchie des espaces, une responsabilité partagée et des cultures organisationnelles favorables peuvent contribuer au bien-être, au travail d’équipe et à des soins de meilleure qualité.

Étude de cas n° 3

« Manque d’installations inclusives »

Chloé, étudiante en troisième année de médecine de retour d’un congé parental, effectue un stage clinique dans un hôpital universitaire très fréquenté tout en allaitant son bébé. Elle a besoin d’un espace propre et privé pour tirer son lait plusieurs fois par jour, mais la salle d’allaitement la plus proche se trouve à un autre étage, nécessite de demander une clé et est souvent occupée par du personnel de différents services. En l’absence d’un espace dédié à proximité, Chloé tire souvent son lait dans des salles de stockage, des salles de garde ou des bureaux vides qui ne sont ni adaptés ni hygiéniques. Elle se sent pressée et gênée et craint de prendre du retard, ce qui l’amène parfois à retarder ou à sauter complètement ses séances de tirage. Au fil du temps, elle hésite de plus en plus à faire valoir ses besoins, par crainte d’être stigmatisée ou perçue comme moins engagée dans sa formation.

Le site manque de politiques et de procédures cohérentes, ainsi que d’espaces accessibles pour répondre aux besoins liés à l’allaitement dans tous les environnements de formation. Sans orientations claires ni culture d’apprentissage favorable, les apprenantes en période post-partum peuvent se heurter à des obstacles en matière de bien-être, de participation et d’équité dans leurs expériences d’apprentissage pendant la formation clinique.

Des environnements favorables à la santé, accessibles et inclusifs contribuent à garantir que les apprenantes puissent répondre à la fois à leurs besoins de formation et à leurs besoins de santé personnels sans craindre d’être jugées ou désavantagées sur le plan académique.

Accessibilité et conception universelle : Les espaces d’allaitement doivent être accessibles, fonctionnels et privés, et être conçus pour répondre à divers besoins physiques et de proche aidance.

Inclusion, sentiment d’appartenance et sécurité culturelle : Les apprenantes doivent se sentir respectées et soutenues et pouvoir accéder aux mesures d’adaptation nécessaires sans stigmatisation ni exclusion.

Santé, bien-être et ressourcement : L'accès à des espaces d’allaitement sûrs et adaptés favorise la santé physique, le confort, le ressourcement et le bien-être.

Sécurité physique et psychologique : Les apprenantes doivent se sentir en sécurité sur le plan psychologique lorsqu’elles demandent des mesures d’adaptation ou du temps réservé pour répondre à leurs besoins liés à l’allaitement.

Cultures organisationnelles favorables : Les dirigeants, les précepteurs et les équipes influencent la mesure dans laquelle les besoins liés à la proche aidance sont normalisés et soutenus dans les environnements d’apprentissage.

Environnements durables et adaptables : Les environnements de formation clinique doivent pouvoir s’adapter à l’évolution des besoins grâce à une planification proactive et à des infrastructures accessibles.

Accessibilité et conception universelle

  • Les espaces d’allaitement sont-ils facilement accessibles, privés, hygiéniques et adéquatement équipés ?
  • Les apprenantes ont-elles un accès équitable aux espaces d’allaitement dans les différents sites cliniques, quarts de travail et environnements de formation ?
  • Les espaces sont-ils conçus pour répondre à divers besoins en matière de mobilité, de capacités sensorielles, de besoins liés à la proche aidance et l’accessibilité ?

 

Inclusion, sentiment d’appartenance et sécurité culturelle

  • Les apprenantes se sentent-elles à l’aise de demander des mesures d’adaptation liées à l’allaitement sans craindre d’être stigmatisées ou jugées ?
  • Comment les besoins liés à la proche aidance et à la période post-partum sont-ils abordés et soutenus dans l’environnement d’apprentissage ?
  • Certaines apprenantes sont-elles touchées de façon disproportionnée par l’accès limité à des installations favorables ?

 

Santé, bien-être et ressourcement

  • Comment les conditions actuelles influencent-elles le confort physique, le niveau de stress, le ressourcement et le bien-être général des apprenantes ?
  • Les apprenantes peuvent-elles répondre à leurs besoins liés à l’allaitement sans compromettre leur alimentation, leur repos ou leur apprentissage clinique ?
  • Quelles mesures de soutien permettraient aux apprenantes de mieux concilier leurs besoins de santé personnels et leurs responsabilités cliniques ?

 

Sécurité physique et psychologique

  • Les apprenantes et le personnel se sentent-ils suffisamment en sécurité sur le plan psychologique pour demander du temps réservé pour tirer leur lait et les mesures d’adaptation dont elles ont besoin ?
  • Existe-t-il des procédures claires permettant de demander du soutien sans craindre de conséquences sur le plan académique ?
  • Les espaces d’allaitement sont-ils physiquement sûrs et sécurisés ?

 

Cultures organisationnelles favorables

  • Comment les précepteurs, les superviseurs et les équipes cliniques donnent-ils l’exemple en matière de soutien aux besoins liés à la proche aidance et à l’allaitement ?
  • Les pratiques actuelles renforcent-elles l’idée que le bien-être et les responsabilités de proche aidance sont compatibles avec la formation professionnelle ?
  • Les attentes en matière d’horaires, de pauses et de mesures d’adaptation sont-elles appliquées de manière cohérente et bienveillante ?

 

Environnements durables et adaptables

  • Les mesures de soutien à l’allaitement s’inscrivent-elles dans une approche plus large visant le bien-être des apprenantes et la création d’espaces inclusifs ?
  • Comment les institutions déterminent-ils l’évolution des besoins des apprenantes au fil du temps et y répondent-ils ?
  • Existe-t-il des possibilités de réaménager ou de repenser les espaces existants afin de mieux répondre aux besoins des apprenantes après un accouchement ?

Réfléchissez à la façon dont les apprenants, le personnel et le corps professoral ayant des besoins liés à la proche aidance ou à l’allaitement sont actuellement soutenus au sein de votre établissement et dans les environnements cliniques.

  • Les différents sites cliniques et universitaires disposent-ils d’espaces d’allaitement accessibles et adaptés ?
  • Comment les procédures relatives aux mesures d’adaptation sont-elles communiquées et mises en œuvre ?
  • Les apprenants se sentent-ils suffisamment en sécurité pour demander du soutien ou du temps réservé ?
  • Quels groupes ou environnements de formation peuvent se heurter à des obstacles disproportionnés ?
  • Quelles possibilités permettraient d’améliorer les infrastructures, la communication, la responsabilisation ou la culture du milieu de travail ?

En adoptant une approche de mise en œuvre par étapes, votre institution peut :

 

Mettre en place un leadership et des orientations partagés

  • Élaborer, à l’échelle de la faculté, des lignes directrices et des procédures relatives aux mesures d’adaptation pour répondre aux besoins liés à l’allaitement dans les environnements cliniques et universitaires.
  • Clarifier les rôles et les responsabilités liés à l’accès, aux horaires, à l’entretien et à la communication.
  • Harmoniser les politiques avec les exigences en matière de droits de la personne, d’accessibilité et de mesures d’adaptation en milieu de travail

 

Comprendre les expériences du personnel et des apprenants

  • Recueillir les commentaires des apprenantes en période post partum concernant les obstacles rencontrés, les besoins non satisfaits et leurs expériences actuelles.
  • Effectuer des audits des espaces d’allaitement dans les sites d’enseignement et les milieux cliniques.
  • Cerner les lacunes en matière d’accessibilité, d’horaires, d’emplacement, d’intimité et de disponibilité.

 

Mettre en œuvre des approches inclusives et flexibles

  • Créer ou réaffecter des espaces propres, privés et accessibles pour l’allaitement à proximité des zones d’enseignement clinique.
  • Fournir des sièges confortables, un accès à un réfrigérateur, des prises électriques, des produits d’entretien et une signalétique claire.
  • Prévoir, dans la mesure du possible, du temps réservé pour tirer son lait dans les horaires.
  • Former les précepteurs et les superviseurs afin qu’ils répondent aux besoins liés à l’allaitement de manière respectueuse et cohérente.
  • Inclure de l’information sur les mesures de soutien à l’allaitement et les mesures d’adaptation dans les documents d’orientation destinés aux apprenants.

 

Évaluer et s'adapter

  • Suivre au fil du temps les commentaires des apprenantes, leur niveau de satisfaction et leurs besoins non satisfaits en matière de mesures d’adaptation.
  • Réexaminer régulièrement les politiques et la disponibilité des espaces dans les différents sites.
  • Favoriser une collaboration continue entre les services aux apprenants, les équipes responsables des installations, les services de bien-être et les partenaires cliniques.
  • Intégrer la planification des espaces d’allaitement à des initiatives plus larges en matière de bien-être, d’accessibilité et d’espaces favorables à la santé.

 

Possibilité de changement – Mesures à effet rapide : Explorer les possibilités d’adapter rapidement des salles existantes afin de créer des espaces d’allaitement temporaires, notamment en améliorant l’intimité, l’accès, la signalétique, les sièges, l’accès à un réfrigérateur ou les processus de réservation, pendant que des solutions à plus long terme sont planifiées.

Les espaces favorables et inclusifs permettent aux apprenants de répondre à leurs besoins professionnels et à leurs besoins de santé personnels de manière sûre et respectueuse, sans obstacles inutiles. Des espaces d’allaitement accessibles, des procédures claires en matière de mesures d’adaptation et des cultures d’apprentissage favorables sont des éléments essentiels d’environnements équitables et favorables à la santé.

Explorer votre rôle dans les espaces favorables à la santé

Les espaces propices à la santé sont créés et maintenus grâce aux actions collectives de ceux qui y apprennent, enseignent, travaillent, mènent des recherches, dirigent et dispensent des soins. Chaque rôle contribue à façonner des environnements qui favorisent le bien-être, l’accessibilité, l’inclusion, la sécurité et le sentiment d’appartenance.

Cette section explore la manière dont les différents rôles contribuent à façonner les environnements physiques, sociaux, culturels et virtuels qui influencent les expériences quotidiennes.

Réfléchissez à votre rôle

En quoi les espaces dans lesquels j’étudie ou travaille influent-ils sur le bien-être, l’inclusion, l’accessibilité ou la sécurité ?

Quels obstacles ou opportunités ai-je remarqué dans mon environnement ?

Quelle mesure puis-je prendre pour contribuer à créer un espace plus favorable ?

Chaque rôle apporte une perspective unique sur la façon dont les espaces sont utilisés, les obstacles qui existent et les changements qui pourraient améliorer l’accessibilité, l’inclusion, la sécurité, le bien-être et la durabilité.

Assure l’orientation stratégique, l’allocation des ressources et la responsabilité de la création d’environnements favorables, accessibles et durables.

 

Comment ce rôle contribue à des espaces favorables à la santé

  • Intégrer les espaces favorables à la santé dans la stratégie et la planification institutionnelle.
  • Soutenir les budgets, les politiques et les infrastructures qui favorisent le bien-être et l’accessibilité.
  • Établir des structures de responsabilité et de gouvernance pour les initiatives relatives aux espaces favorables au bien-être.
  • Signaler que les environnements inclusifs et favorables constituent des priorités institutionnelles.
  • Favoriser la collaboration entre les partenaires académiques, cliniques, opérationnels et communautaires.
 

Conseil à l’intention de la haute direction : les espaces auxquels vous accordez la priorité deviennent des vecteurs de culture. Ce qui est financé, protégé et entretenu reflète les valeurs de l’institution.

Traduire les priorités institutionnelles en actions quotidiennes et contribuer à garantir que les espaces soient fonctionnels, accessibles et favorables à la santé dans la pratique.

 

Comment ce rôle contribue à des espaces favorables à la santé

  • Coordonner la planification des espaces, la gestion des horaires, l’entretien et les processus opérationnels.
  • Identifier les obstacles liés à l’accessibilité, à la sécurité, aux flux de travail ou à la fonctionnalité.
  • Soutenir la mise en œuvre d’améliorations inclusives et durables des espaces.
  • Recueillir les retours d’expérience du personnel, des apprenants, des professeurs et des membres de la communauté.
  • Surveiller l’utilisation des espaces et contribuer à pérenniser les améliorations au fil du temps.
 

Conseil au personnel : de petits changements opérationnels (p.ex, l’éclairage, les horaires, la signalétique, le mobilier et l’accès) peuvent améliorer de manière significative le bien-être et l’inclusion.

Contribuez à façonner la culture et le quotidien des environnements d’apprentissage et cliniques par le biais de l’enseignement, de la supervision et des interactions au sein de l’équipe.

 

Comment ce rôle contribue à des espaces favorables à la santé

  • Donner l’exemple d’une utilisation saine et respectueuse des espaces communs.
  • Favoriser des cultures où le repos, l’accessibilité et le bien-être sont la norme.
  • Identifier l’impact des environnements sur l’apprentissage, la collaboration, les soins aux patients et le fonctionnement des équipes.
  • Fournir un retour d’information sur les obstacles ou les opportunités au sein des espaces académiques et cliniques.
  • Soutenir les apprenants et les collègues à accéder à des environnements inclusifs et favorables.
 

Conseil aux corps professoral : les apprenants s’inspirent souvent du comportement du corps professoral et clinique. La manière dont vous utilisez et respectez les espaces communs contribue à façonner la culture du lieu de travail.

Apporter une expérience vécue précieuse et un éclairage sur la manière dont les environnements d’apprentissage et cliniques favorisent ou entravent le bien-être, l’accessibilité, la sécurité et le sentiment d’appartenance.

 

Comment ce rôle contribue à des espaces favorables à la santé

  • Partager des retours d’expérience sur les environnements d’apprentissage et cliniques.
  • Identifier les obstacles liés au repos, aux études, à l’accessibilité, à la sécurité ou à l’inclusion.
  • Participer à des consultations, à des comités ou à des initiatives de co-conception.
  • Plaider en faveur d’environnements qui favorisent le bien-être des apprenants et une participation équitable.
  • Contribuer à façonner les futures cultures du bien-être, de l’accessibilité et de l’inclusion au sein de la profession.
 

Conseil aux apprenants et stagiaires : il est utile de repérer et de nommer les obstacles. L’expérience vécue aide à identifier des problèmes que d’autres pourraient négliger.

Contribuez votre expertise et vos connaissances sur la manière dont les environnements de recherche peuvent favoriser la sécurité, l’accessibilité, l’inclusion et le bien-être.

 

Comment ce rôle contribue à des espaces favorables à la santé

  • Promouvoir des environnements de laboratoire et de recherche sûrs, accessibles et inclusifs.
  • Identifier les obstacles, les dangers ou les inégalités au sein des espaces de recherche et des processus de travail.
  • Favoriser des cultures d’équipe de recherche respectueuses et offrant un environnement psychologiquement sûr.
  • Contribuer son expertise aux processus de conception et de planification des espaces de recherche.
  • Donner l’exemple en adoptant des pratiques durables et inclusives au sein des environnements de recherche.
 

Conseil aux chercheurs et scientifiques : des environnements de recherche sûrs et inclusifs favorisent à la fois l’excellence scientifique et le bien-être de l’équipe.

Aller de l’avant ensemble

La création d’espaces favorables à la santé est un processus continu et collaboratif. De petites actions à tous les niveaux de l’établissement peuvent contribuer, au fil du temps, à la mise en place d’environnements durables, bienveillants et inclusifs.

Les espaces propices à la santé sont renforcés lorsque les personnes travaillent ensemble pour :

  • Identifier les obstacles et les possibilités d’amélioration
  • Favoriser des environnements sûrs sur les plans physique, psychologique et culturel
  • Soutenir l’accessibilité, le ressourcement et les connexions
  • Aligner les décisions opérationnelles sur les objectifs de bien-être et de durabilité
  • Intégrer la promotion de la santé dans les environnements d’apprentissage et de travail au quotidien

Que vous soyez chargé de définir la stratégie d’une institution, de coordonner les opérations, d’enseigner à des apprenants, de mener des recherches ou de participer vous-même à des formations, votre point de vue et vos actions peuvent contribuer à façonner des espaces qui favorisent davantage le bien-être et la réussite de l’ensemble de la communauté.

Outils et ressources

Cette section propose des outils et des ressources pratiques pour faciliter la planification, le développement, l’évaluation et l’amélioration d’espaces durables, favorables et inclusifs.

Ce que vous trouverez dans cette section

 

Adaptez et utilisez ce qui correspond le mieux à votre contexte.

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Élaboré dans le cadre de l’Initiative sur la culture de la médecine universitaire (ICMU) de l’AFMC

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Le bien-être compte : Une trousse d’outils pour la mise en œuvre de la Charte de l’Okanagan · Version 1.0 · Septembre 2026