« Le bien-être compte »

Une trousse d’outils pour la mise en œuvre de la Charte de l’Okanagan

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Examiner, développer et renforcer les services de santé du corps professoral

Coordonner et concevoir les services du campus afin de favoriser un accès équitable, d’améliorer la santé et le bien-être, d’optimiser le potentiel humain et celui des écosystèmes, et de promouvoir une culture organisationnelle bienveillante et inclusive.

Services de santé : en bref

En quoi consiste cette orientation stratégique ?
Renforcer l’accès à des services de santé coordonnés, équitables et adaptés aux besoins.

Pourquoi est-ce important ?
Les services de santé aident les personnes à bénéficier d’un accompagnement et contribuent à créer des milieux d’apprentissage et de travail plus sains

Que vais-je faire ici ?
Explorer des approches pratiques pour évaluer et renforcer les systèmes de services de santé.

Ce que vous trouverez dans cette section

  • Aperçu : Pourquoi les services de santé destinés au corps professoral sont-ils importants ?
  • Les éléments clés de services de santé efficaces pour le corps professoral
  • Mise en œuvre des services de santé destinés au corps professoral
  • Études de cas
  • Découvrez votre rôle au sein des services de santé destinés au corps professoral
  • Outils et ressources

Aperçu

Pourquoi les services de santé destinés au corps professoral sont-ils importants ?

L’accès à des services de santé efficaces, équitables et offer ten temp opportune est un élément essentiel d’un établissement propice à la santé. Les services de santé destinés au corps professoral favorisent le bien-être physique, psychologique, social, professionnel et au travail des apprenants, du corps professoral, du personnel, des cliniciens, des chercheurs et des administrateurs.

Dans le milieu de la médecine universitaire, les personnes évoluent souvent dans des environnements complexes qui englobent des universités, des hôpitaux universitaires, des instituts de recherche, des sites cliniques dispersés et des organisations professionnelles. Par consequence, les mesures de soutien peuvent être fragmentées, difficiles à trouver ou disponibles de manière irrégulière. Des obstacles tels que la stigmatisation, les préoccupations liées à la confidentialité, la pression liée à la charge de travail, la distance géographique et le manque de sensibilisation peuvent limiter davantage l’accès aux soins et au soutien.

Réévaluer, développer et renforcer les services de santé destinés au corps professoral vont au déla de la création de nouveaux programmes. Cela nécessite une approche coordonnée et fondée sur l’équité pour comprendre les besoins de la communauté, harmoniser les ressources existantes, réduire les obstacles et garantir l’accès à des soutiens fiables. Il s’agit notamment de permettre aux personnes de se rendre à leurs rendez-vous, de bénéficier d’aménagements, de prendre des congés en cas de besoin et de solliciter de l’aide sans craindre de conséquences négatives. Des services de santé efficaces pour le corps professoral contribuent à des milieux d’apprentissage et de travail plus sains et favorisent une culture où la santé et le bien-être sont valorisés et soutenus.

Les programmes provinciaux de santé des médecins (PHP) offrent un soutien confidentiel aux médecins et aux apprenants en médecine. La sensibilisation aux ressources des PHP et aux filières d’orientation peut renforcer les systèmes de soutien institutionnels.

Liens entre les services de santé et les autres orientations stratégiques de la Charte de l’Okanagan

Les services de santé constituent un élément d’un environnement plus large propice à la santé. L’accès aux soins et au soutien est renforcé lorsque les politiques, la culture, les espaces et les systèmes organisationnels aggissent de manière concertée à promouvoir le bien-être.

Les politiques influencent les l’adminissibilité, l’accès, la confidentialité, les aménagements, les procédures de congé et la responsabilité organisationnelle à l’égard du bien-être.

Des environnements physiques et virtuels favorables peuvent améliorer l'accès aux services, réduire les obstacles et favoriser la sécurité et l'inclusion.

Les cultures qui valorisent le bien-être et réduisent la stigmatisation peuvent encourager le recours à l'aide et améliorer la connaissance et l'utilisation des mesures de soutien disponibles.

L’accompagnement, le mentorat, la réflexion et les initiatives de développement professionnel peuvent compléter les services formels de santé et de bien-être.

L’évaluation aide les établissements à comprendre l’utilisation des services, à identifier les lacunes, à améliorer l’accès et à s’assurer que les mesures de soutien restent adaptées aux besoins de la communauté.

Éléments clés de services de santé efficaces pour le corps professoral

Les services de santé destinés au personnel professoral ne fonctionnent pas en vase clos. Des services efficaces s’appuient sur des politiques facilitant l’accès, des cultures encourageant le recours à l’aide, des espaces favorisant le bien-être, des opportunités de développement personnel et professionnel, ainsi que des processus d’évaluation et d’amélioration continues. Bien qu’il existe des liens naturels entre toutes les orientations stratégiques de la Charte de l’Okanagan, cette section se concentre spécifiquement sur les systèmes, les services, les partenariats et les soutiens qui aident les personnes à accéder aux soins, aux ressources et à l’assistance lorsqu’ils en ont besoin.

Bien que les services varient d’un établissement à l’autre, plusieurs composants fondamentales contribuent de façon constante à l’efficacité des systèmes de soutien propice à la santé.

Les services de santé destinés au corps professoral sont plus efficaces lorsqu’ils s’inscrivent dans un système coordonné plutôt que dans un ensemble de programmes isolés.

Les services de santé sont souvent par multiples organisations, notamment les universités, les hôpitaux universitaires, les instituts de recherche, les associations professionnelles, les programmes d’aide aux employés et à leur famille, ainsi que les programmes provinciaux de santé destinés aux médecins. En l’absence d’une coordination délibérée, les personnes concernées peuvent être confrontées à une certaine confusion, à des doublons dans les services, à des lacunes dans l’accompagnement ou à des difficultés pour s’y retrouver parmi les ressources disponibles.

 

Voici quelques exemples :

  • Un cadre de santé et de bien-être du corps professoral aligné sur la Charte de l’Okanagan et le « Quintuple Aim ».
  • Des services coordonnés entre les milieux universitaires, cliniques et de recherche.
  • Des partenariats formels et mécanismes d’aiguillage.
  • Des structures de gouvernance et de responsabilité partagées.
  • Une collaboration avec les programmes provinciaux de santé des médecins (PHP) et d’autres structures de soutien externes.

Les services de santé doivent être accessibles, adaptés et conçus pour répondre aux besoins diversifiés de tous les membres de la communauté médicale universitaire.

 

Voici quelques exemples :

  • Prestation de services en présentiel, en ligne et en mode hybride
  • Accès sur l’ensemble des campus et des sites cliniques dispersés
  • Prise de rendez-vous flexible
  • Temps réservé aux rendez-vous lorsque cela est possible
  • Des services accessibles et multilingues
  • Réduction des obstacles financiers, logistiques et administratifs
 

* Pour plus d’informations, consultez l’orientation stratégique n° 2

Les personnes doivent ppuvoir accéder du soutien en toute sécurité, sans craindre la stigmatisation, des répercussions professionnelles ou d’atteintes à la confidentialité.

Bien qu’elle soit influencée par la culture organisationnelle au sens large, la confiance dans les services de santé repose sur des garanties claires en matière de confidentialité, des processus transparents et la certitude que l’on peut accéder à un accompagnement en toute sécurité et de manière appropriée.

 

Voici quelques exemples :

  • Des politiques de confidentialité et de communication claires
  • Des parcours d’accompagnement indépendants et confidentiels
  • Des processus transparents de mesures d’adaptation et de congés
  • Des mécanismes sécuritiares d’aiguillage et de consultation
  • Des approches de prestation de services qui favorisent la confiance et incitent à demander de l’aide

Les services de santé doivent être conçus et dispensés de manière à refléter et à répondre à la diversité des identités, des expériences et des réalités des personnes qu’ils servent. Une approche fondée sur l’équité vise à garantir que les services soient accessibles, adaptés à la culture et exempts de tout obstacle susceptible d’en limiter l’utilisation ou l’efficacité.

 

Voici quelques exemples :

  • Conception et évaluation des services fondées sur l’EDIA
  • Des accompagnements adaptés à la culture et tenant compte des traumatismes
  • Prestation de services accessible
  • Des mesures de soutien destinées aux groupes sous-représentés et marginalisés
  • Prise en compte des apprenants, du corps professoral et des cliniciens internationaux
  • Évaluation continu des obstacles liés à l’équité
 

* Pour plus d’informations, consultez l’orientation stratégique n° 3 

Les services de santé efficaces destinés au corps professoral reconnaissent que le bien-être est multidimensionnel et nécessite toute un éventail de mesures de soutien coordonnées.

 

Voici quelques exemples :

 

Santé physique et santé au travail

  • Services de santé au travail
  • Gestion de l’invalidité et mesures d’adaption
  • Évaluations ergonomiques
  • Mesures de soutien en matière de santé et de sécurité au travail
  • Accès aux services de santé préventifs
 

Santé mentale et soutien psychologique

  • Service de consultation et psychothérapie
  • Soutien en situation de crise et mécanismes d’aiguillage
  • Programmes de soutien entre pairs
  • Accompagnement et soutien au bien-être
  • Programmes provinciaux de santé des médecins
 

Bien-être professionnel et de carrière

  • Résolution des conflits et médiation
  • Développement du leadership
  • Accompagnement et orientation de carrière
  • Programmes de mentorat et de parrainage
  • Accompagnement à la transition professionnelle
 

Bien-être social, culturel et communautaire

  • Groupes d'affinité et groups fondés sur l’identité
  • Initiatives de développementde la communauté
  • Soutien spirituel et culturel
  • Occasions de créer des liens et de réfléchir
 

Même les services les plus complets ont un impact limité si les personnes ignorent leur existence ou éprouve de la difficulté à y accéder. Des systèmes de communication et d’orientation efficaces contribuent à garantir que les mesures de soutien disponibles soient visibles, compréhensibles et faciles d’accès.

 

Voici quelques exemples :

  • Des carfours centralisés de services de santé et de bien-être
  • Des répertoires de services et des mécanismes d’orientation
  • Initiatives d’acceuil et d’accompagnement à l’intégration
  • Stratégies de communication visant à accroître la sensibilisation et l‘utilisation des services
  • Des mécanismes d’aiguillage clairess
  • Promotion régulière des services et des mesures de soutien disponibles

Les services de santé destinés au corps professoral doivent évoluer en fonction de l’évolution des besoins, des nouvelles données scientifiques et de la rétroaction de la communauté. Une évaluation régulière de l’accessibilité, de l’utilisation, de l’efficacité et de l’équité des services est essentielle pour garantir qu’ils demeurent adaptés, pertinents et efficaces.

 

Voici quelques exemples :

  • Évaluations des besoins
  • Suivi de l’utilisation des services
  • Enquêtes sur l’expérience et la satisfaction des utilisateurs
  • Évaluation axée sur l’équité
  • Initiatives d’amélioration de la qualité
  • Production de rapports aux instances de leadership et de gouvernance
 

* Pour plus d’informations, consultez l’orientation stratégique n° 6 

Mise en œuvre des services de santé destinés au corps professoral

Le renforcement des services de santé destinés au corps professoral est un processus continu qui exige de la coordination, des partenariats et une amélioration continue. Les établissements peuvent se situer à différents étapes de développement, mais la plupart peuvent renforcer leurs systèmes en comprenant les services existants, en identifiant les possibilités d’amélioration et en mettant en place des soutiens coordonnés qui soient accessibles, équitables et adaptés aux besoins de la communauté.

Les « Éléments clés » décrivent les caractéristiques des systèmes efficaces de services de santé destinés au corps professoral. L’approche par étapes suivante fournit un exemple de la manière dont les établissements peuvent évaluer, renforcer et pérenniser ces éléments au fil du temps.

Une approche par étapes pour renforcer les services de santé destinés au corps enseignant

Avant de lancer de nouvelles initiatives, il essentiel de bien comprendre les services existent, leurs utilisations ainsi que les lacunes ou les obstacles présents.

 

Les actions possibles peuvent inclure :

  • Réaliser un inventaire des services existants en matière de santé et de bien-être
  • Recenser les soutiens disponibles dans les universités, les hôpitaux, les sites décentralisés et auprès des partenaires communautaires
  • Examiner les modes d’utilisation et la capacité des services
  • Identifier les doublons, la fragmentation et les lacunes de services
  • Recueillir des rétroactions des étudiants, des enseignants, du personnel et des partenaires cliniques
  • Évaluer l’accessibilité, la confidentialité et la notoriété des services
 

Questions à prendre en compte :

  • Quels sont les services actuellement disponibles ?
  • Qui y a accès ?
  • Qui pourrait être défavorisé ?
  • Quels sont les obstacles qui empêchent les personnes de chercher du soutien?
 

L’Association médicale canadienne Healthy Campus Alberta Service Mapping Tool (en anglais seulement) peut constituer un point de départ utile

Pour être efficaces, les services de santé destinés au corps professoral nécessitent un leadership, une responsabilisation et une coordination entre plusieurs organisations et systèmes de soutien.

 

Les actions possibles peuvent inclure :

  • Élaborer un cadre de référence pour la santé et le bien-être du corps professoral, en accord avec des ressources telles que la Charte de l’Okanagan et le « Quintuple Aim »
  • Mettre en place une structure de gouvernance ou un comité directeur
  • Clarifier les rôles et les responsabilités au sein de l’organisation
  • Intégrer la santé et le bien-être dans les processus de planification stratégique
  • Établir des partenariats entre les milieux universitaires, cliniques et de recherche
  • Mettre en place desmécanismes d’aiguillage officielles de services externes
 

Tirer parti des ressources existantes

Les établissements n’ont pas besoin de créer tous les services en à l’interne. Les partenaires existants apportent souvent une expertise précieuse, des infrastructures établies et des soutiens spécialisés.

 

Parmi les partenaires potentiels, on peut citer :

  • Les programmes provinciaux de santé des médecins (PHP)
  • Programmes d’aide aux employés et à leur famille (PAEF)
  • Les universités et les hôpitaux universitaires
  • Services commununautaire de santé mantal
  • Les associations professionnelles
  • Services d’accessibilité et de soutien aux personnes en situation de handicap
  • Services de soutien culturel

 

Les programmes provinciaux de santé des médecins constituent des partenaires particulièrement précieux, offrant un soutien confidentiel et spécialisé en matière de santé mentale, de consommation de substances, de préoccupations professionnelles, de défis liés à la carrière et de bien-être général. Renforcer la sensibilisation à ces programmes et améliorer les mécanismes d’aiguillage vers ceux-ci peut considérablement améliorer les systèmes de soutien institutionnels.

Même des services complets n’auront qu’un impact limité si les personnes ne peuvent pas les trouver, y accéder ou leur faire confiance.

 

Les actions possibles peuvent inclure :

  • Mettre en place des carrefours centralisés de ressources de santé et de bien-être
  • Simplifier les processus d’aiguillage et d’admission
  • Améliorer la communication concernant les soutiens disponible.
  • Accroître l’offre de services virtuels et hybrides
  • Améliorer l’accès aux services dans les sites dispersés
  • Éxaminer les politiques susceptibles de créer des obstacles à l’accès aux soins
  • Renforcer les mesures de protection de la confidentialité
  • Permettre, dans la mesure du possible, des créneaux horaires réservés aux rendez-vous médicaux

À mesure que les besoins et les lacunes sont identifiés, les établissements peuvent renforcer la portée et la coordination des aides disponibles.

 

Les actions possibles peuvent inclure :

  • Améliorer la coordination entre les services existants
  • Combler les lacunes identifiées en matière de services
  • Renforcer les soutiens de santé mentale et d’accompagnement psychologique
  • Améliorer les processus liés à la santé au travail et à l’aménagement du poste de travail
  • Développer les possibilités d’entraide entre pairs, d’accompagnement et de mentorat
  • Développer des services de résolution des conflits et de médiation
  • Améliorer les aides à l’évolution de carrière et aux transitions professionnelles
  • Renforcer les soutiens sociaux, culturels, spirituels et communautaires
 

Conseil de mise en œuvre : Misez sur la création de systèmes de soutien coordonnés plutôt que de programmes isolés, afin de garantir que les personnes puissent passer sans difficulté d’un service à l’autre et bénéficier d’un aiguillage appropriée en fonction avec leur besoin.

L'efficacité des services de santé dépend de la culture organisationnelle. Les personnes doivent se sentir soutenues pour accéder aux soins lorsqu'elles en ont besoin.

 

Les actions possibles peuvent inclure :

  • Intégrer les informations sur les services dans les programmes d’intégration et d’orientation
  • Élaborer des stratégies de communication et de sensibilisation continues
  • Donner aux responsables les moyens de promouvoir les soutiens disponibles
  • Normaliser les discussions sur la santé et le bien-être
  • Communiquer les politiques relatives aux aménagements, aux congés et aux services d’accompagnement
  • Faire connaître régulièrement les ressources disponibles tout au long de l’année universitaire
 

Conseil de mise en œuvre : un soutien visible de la part de la direction et des messages cohérents peuvent contribuer à réduire la stigmatisation et à encourager les comportements de recherche de soutien.

Les services de santé doivent évoluer en fonction des besoins, des données probantes et des rétroactions continus.

 

Les actions possibles peuvent inclure :

  • Surveiller l'utilisation des services et les tendances en matière d'accès
  • Recueillir les rétroactions des utilisateurs
  • Évaluer les résultats en matière d’équité, d’accessibilité et d’inclusion
  • Examiner les parcours d’aiguillage et les mécanismes de coordination
  • Évaluer les progrès accomplis par rapport aux objectifs institutionnels
  • Communiquer les conclusions aux instances dirigeantes et aux structures de gouvernance
  • Utiliser des approches d’amélioration continue de la qualité pour orienter les améliorations
 

Exemples d’indicateurs de réussite :

  • Meilleure connaissance des services disponibles
  • Améliorer l’utilisation des services
  • Réduction des obstacles à l’accès aux services
  • Favoriser des expériences positives pour les utilisateurs
  • Améliorer la coordination entre les fournisseurs de services
  • Accroître la confiance à l’égard des mesures de protection de la confidentialité
  • Amélioré l’accès aux services pour diverses populations et dans les sites de formation décentralisés

Études de cas

Les services de santé sont souvent sollicités lorsque les personnes recherchent un soutien, s’orientent dans les systèmes ou recontre des obstacles à l’acces aux soins. Ces études de cas explorent les défis courants liés à l’accès, à la coordination, à la confidentialité et à la prestation des services, et offrent l’occasion de réfléchir à la manière dont les services de santé destinés au corps professoral peuvent être renforcés dans votre propre contexte.

Étude de cas n° 1 : «« Délais dans l’accès au soutien en santé mentale »

Étude de cas n° 2 : «« Délais d’accès aux services de santé au travail »

Étude de cas n° 3 «« Se perdre dans le système »

Il existe rarement une seule « bonne » réponse à des situations complexes. Utilisez ces cas comme des occasions de réfléchir à vos hypothèses, d’explorer différentes perspectives et d’identifier des actions concrètes susceptibles de favoriser le développement personnel, le bien-être ainsi que des milieux d’apprentissage et de travail sains.

Étude de cas n° 1

« Délais dans l’accès au soutien en santé mentale »

Jade est une étudiante en deuxième année de médecine qui souffre d’une anxiété croissante liée à sa charge de travail, à ses examens et aux évaluations de ses compétences cliniques. Alors que ses symptômes s’aggravent, elle contacte les services de santé mentale de la faculté de médecine, mais on lui répond que le premier rendez-vous disponible n’est que dans six semaines.

Pendant que’elle attent, la concentration de Jade diminue, des échéances ne sont pas respectées et elle devient de plus en plus renfermée. Bien qu’il existe d’autres formes de soutien, elle hésite à demander de l’aide, craignant que cela n’affecte l’image qu’ont d’elle les membres du corps professoral ou les futurs programmes de résidence. Au fil du temps, sa détresse s’accentue et ses résultats universitaires commencent à en souffrir.

La situation de Jade met en évidence un défi courant dans le milieu de medicine universitaire : des services peuvent exister, mais des obstacles tels que les délais d’attente, l’incertitude quant aux ressources disponibles, les inquiétudes concernant la confidentialité et la crainte de répercussions professionnelles peuvent empêcher les personnes de bénéficier d’un soutien au moment où elles en ont le plus besoin.

Sans un accès rapide aux soins et sans parcours d’accompagnement clairs, des problèmes qui auraient pu être prises en charge tôt peuvent s’aggraver, affectant à la fois le bien-être et les résultats universitaires.

Un accès rapide à des services de santé fiables et de confiance est essentiel au soutien du bien-être des étudiants. Lesdélais d’accès aux soins, les inquiétudes concernant la confidentialité et la crainte de répercussions professionnelles ou académiques peuvent créer des obstacles à la recherche du soutien et permettre aux problèmes de s’aggraver.

Cette étude de cas souligne l’importance de services de santé accessibles, confidentiels et bien coordonnés, capables d’offrir aux apprenants lorsqu’ils en ont le plus besoin.

Accessibilité et accès équitable : Accès rapide aux services et réduction des obstacles aux soins.

Confidentialité, confiance et sécurité psychologique : La certitude de pouvoir bénéficier d’un soutien en toute sécurité et sans conséquences négatives.

Sensibilisation, orientation et communication : Des informations claires sur les soutiens disponibles, les mécanismes d’aiguillages et les ressources alternatives.

Soutiens complets et adaptés : Disponibilité de services répondant à des besoins variés en matière de santé mentale et de bien-être.

Coordination stratégique et intégration du système : Coordination entre les services de soutien de la faculté, les ressources communautaires et les services externes tels que les programmes provinciaux de santé des médecins.

Pour les personnes apprenantes

  • Quels facteurs ont pu contribuer à ce que Jade tarde à demander de l’aide ?
  • Dequelle façon les préoccupations liées à la confidentialité, au cheminement académique ou aux perspectives de carrière peuvent-elles influencer la décision de demander du soutien?
  • Quelles informations ou quel type de soutien auraient pu permettre à Jade d’accéder plus facilement à de l’aide plus tôt ?

 

Pour le corps professoral et les précepteurs

  • Quels signes précoces pourraient indiquer qu’un étudiant est en difficulté ?
  • Comment engager une conversation de soutien sans accroître la pression ni la stigmatisation ?
  • Quelles ressources ou quel mécanisme d’aiguillage les membres du corps professoral devraient-ils connaître ?

 

Pour les responsables de programme et les administrateurs

  • Quels obstacles peuvent limiter l’accès en temps opportun aux services de soutien ?
  • Les services de soutien en santé mentale sont-ils faciles à trouver, à comprendre et à utiliser ?
  • Comment les périodes de stress accru chez les apprenants sont-elles anticipées et gérées ?
  • Comment l’établissement communique-t-il sur les garanties de confidentialité et les options de soutien disponibles ?

Réfléchissez à la façon dont ce scénario pourrait se manifester au sein de votre faculté, de votre département, de votre programme ou de votre organisation.

  • Dans quels délais les apprenants peuvent-ils accéder à des services de soutien en santé mentale lorsque des préoccupations surviennent ?
  • Les délais d’attente sont-ils suivis et pris en compte ?
  • Les mécanismes d’aiguillage et les parcours d’accès sont-ils clairement communiquées ?
  • Comment les préoccupations liées à la confidentialité et aux répercussions professionnelles potentielles sont-elles prises en compte ?
  • Les services de soutien sont-ils accessibles de façon equitable sur tous les campus et sites de formation distribuée ?
  • Quelles ressources alternatives sont disponibles lorsque la demande dépasse les capacités des services disponibles ?

Évaluation et cartographie des services existants

  • Examiner les temps d’attente, l’utilisation des services et les modes d’accès.
  • Identifier les obstacles auxquels les apprenants sont confronté lorsqu’ils cherchent à obtenir de l’aide.
  • Évaluer la connaissance des services disponibles et parcours d’aiguillage vers les ressources appropriées.

 

Établir des partenariats et des parcours d’aiguillage

  • Mettre en place des parcours d’aiguillage claires entre les services universitaires, les fournisseurs de services communautaires, les programmes d’aide aux employés et à leur famille, et les programmes provinciaux de santé des médecins.
  • Mettre en place des procédures permettant une aiguillage rapide lorsquun soutien urgent est nécessaire.

 

Améliorer l’accès, l’aiguillage et la confiance

  • Fournir des informations claires et facilement accessibles sur les services disponibles, les conditions d’éligibilité, la confidentialité et les délais d’attente prévues. .
  • Offrir, dans la mesure du possible, des options de rendez-vous en ligne et flexibles.
  • Renforcer la communication concernant la confidentialité et la protection de la vie privée

 

Élargir et intégrer les mesures de soutien

  • Améliorer l’accès aux services de conseil, de soutien entre pairs, d’accompagnement et de bien-être.
  • Envisager des approches de soins par paliers ou des mesures de soutien temporaires pendant les périodes de forte demande.
  • Veiller à ce que les services soient adaptés à la culture, tiennent compte des traumatismes et soient accessibles à des populations diversifiées.

 

Sensibilisation et incitation à demander de l’aide

  • Normaliser le recours de soutien grâce au messages véhiculés par les dirigeants et de programmes d’orientation.
  • Lutter contre la stigmatisation et les messages implicites qui découragent la recherche d’aide.
  • Outiller les membres du corps professoral et aux précepteurs afin qui’ils puissent reconnaître la détresse et de orienter les apprenants vers les ressources disponibles

Même lorsque des services de soutient existent, des obstacles tels que les délais d’attente, la stigmatisation, les préoccupations liées à la confidentialité et le manque de clarté des parcours peuvent empêcher les personnes d’accéder aux soins. Renforcer les services de santé destinés au corps professoral ne se limite pas à proposer des programmes : cela nécessite de créer des systèmes coordonnés, accessibles, fiables et réactifs qui permettent à chacun de bénéficier d’un soutien lorsqu’il en a besoin.

Étude de cas n° 2

« Délais d’accès aux services de santé au travail »

Le Dʳ Gomes, médecin expérimenté en médecine interne, se blesse gravement au bas du dos en déplaçant de l’équipement pendant son service clinique. Après avoir signalé sa blessure, il contacte le Service de santé au travail pour obtenir une évaluation et des conseils concernant les restrictions et les aménagements de travail, mais on lui indique que le premier rendez-vous disponible n’est que dans quatre semaines.

Sans soutien offert en temps opportun, le Dʳ Gomes continue de travailler malgré une douleur persistante. Ses symptômes s’aggravent, son rétablissement est retardé et des inquiétudes commencent à surgir concernant sa charge de travail, ses performances cliniques et sa capacité à respecter son horaire de travail.

La situation du Dʳ Gomes met en évidence un défi courant au sein des systèmes de santé : un soutien peut être disponible, mais les délais d’accès peuvent limiter son efficacité.

En l’absence d’une évaluation rapide par Service de santé au travail, les personnes concernées peuvent continuer à travailler malgré leur blessure, retarder leur traitement ou avoir des difficultés à bénéficier d’aménagements appropriés et d’une adaptation de leurs tâches. Ces difficultés peuvent affecter non seulement le bien-être individuel, mais aussi le fonctionnement de l’équipe, la viabilité des effectifs et la qualité de soins des patients.

Un accès rapide aux services de santé au travail est essentiel pour favoriser le bien-être, la sécurité et le rétablissement du personnel. Les délais dans l’évaluation ou la planification des aménagements peuvent prolonger le rétablissement, contribuer au « présentéisme » et créer de l’incertitude tant pour les individus que pour les équipes.

Ce cas souligne l'importance de services de santé accessibles, réactifs et bien coordonnés pour soutenir les membres du corps professoral en cas dune blessure ou de maladie.

Accessibilité et accès équitable : Accès rapide à des évaluations de santé au travail et à des mesures de soutien sur le lieu de travail.

Confidentialité, confiance et sécurité psychologique : Disponibilité des services de santé au travail, des mesures d’adaptations et de programmes de retour au travail.

Sensibilisation, orientation et communication : Des informations claires sur les procédures de signalement, les soutiens disponibles et les délais prévues.

Coordination stratégique et intégration du système : Coordination entre les services de santé au travail, les départements, la direction et les fournisseurs de soins de santé.

Evaluation and Continuous Improvement: Évaluer la capacité des services, des délais d’attente et des obstacles à l’accès.

Pour les membres du corps professoral et cliniciens

  • Quels facteurs pourraient dissuader une personne de signaler une blessure ou de solliciter de l’aide ?
  • Quelles répercussions un accès retardé aux services de santé au travail pourrait-il affecter le rétablissement, le bien-être ou les responsabilités professionnelles ?
  • Qu’est-ce qui faciliterait l’accès à des mesures d’adaptations ou à des tâches modifiés lorsqu’ils sont nécessaires ?

 

Pour les responsables de département

  • Comment le corps professoral sont-ils accompagnés en attendant leur évaluation de santé au travail ?
  • Les attentes concernant la déclaration des blessures, les aménagements et l’adaptation des tâches sont-elles clairement communiquées ?
  • Dans quelle mesure la culture du milieux de travail peut-elle influencer le degré de confort ressenti par les personnes qui cherche du soutien?

 

Pour le corps professoral et des administrateurs hospitaliers

  • Dans quelle mesure les capacités de service de santé au travail répondent-elles à la demande actuelle ?
  • Quels risques apparaissent lorsque les personnes continuent à travailler sans évaluation ni aménagements appropriés ?
  • Comment les services de santé au travail sont-ils évalués en termes d’accessibilité, d’efficacité et de réactivité ?

Réfléchissez à la façon dont ce scénario pourrait se manifester au sein de votre faculté, de votre département, de votre programme ou de votre organisation.

  • Dans quels délais le corps professoral peuvent-ils accéder aux services de santé au travail à la suite d’une blessure ou d’une maladie ?
  • Les procédures de signalement et d’aiguillage sont-elles clairement comprises ?
  • Quels sont les soutiens provisoires disponibles pendant que les personnes attendent leur évaluation ?
  • Comment les aménagements et les adaptations des tâches modifiés sont-ils coordonnés ?
  • Les services de santé au travail sont-ils accessibles sur l’ensemble des sites de formations et des milieux de pratique ?

Évaluation et cartographie des services existants

  • Évaluer la capacité des services de santé au travail, les modes d’utilisation et les délais d’attente.
  • Identifier les obstacles au signalement des accidents du travail et à l’accès à du soutien.
  • Examiner les tendances relatives aux accidents du travail, aux aménagements et aux processus de retour au travail.

 

Établir des partenariats et des parcours d’aiguillage

  • Clarifier les rôles et les responsabilités en matière de santé au travail et aux mesures d’aménagment en milieu de travail
  • Renforcer la coordination entre les services de santé au travail, les ressources humaines, les affaires du corps professoral et la direction clinique.
  • Élaborer des parcours d’aiguillage claires et des procédures d’escalade lorsqu’une intervention rapide est nécessaire.

 

Améliorer l’accès, l’aiguillage et la confiance

  • Communiquer clairement sur les services de santé au travail disponibles et les procédures de signalement.
  • Mettre en place des parcours simplifiés pour les accidents du travail et les évaluations urgentes.
  • Fournir des informations transparentes concernant les délais prévues et les supports disponibles.

 

Élargir et intégrer les mesures de soutien

  • Mettre en place des processus permettant des mesures d’aménagements temporaires ou de modifier les tâches en attendant une évaluation formelle.
  • Améliorer l’accès à la réadaptation, à la kinésithérapie, aux évaluations ergonomiques et aux ressources en matière de sécurité au travail.
  • Veiller à ce que les services de santé au travail soient accessibles dans divers contextes de pratique et sur des sites dispersés.

 

Sensibilisation et incitation à demander de l’aide

  • Normaliser le recours aux services de santé au travail comme un élément essentiel du maintien d’un milieu de travail sain et sécuritaire.
  • S'attaquer aux cultures d'entreprise qui encouragent les individus à « tenir le coup » malgré une blessure ou une maladie.
  • Aider les responsables à donner l'exemple en matière de pratiques saines et sûres sur le lieu de travail.

Les services de santé au travail jouent un rôle essentiel dans la promotion du bien-être, de la sécurité et de la pérennité de la main-d’œuvre. Les délais d’accès peuvent nuire au rétablissement, au bon fonctionnement du milieu de travail et aux soins des patients. Le renforcement des systèmes de santé au travail nécessite des services coordonnés, des parcours clairs, un soutien rapide et une culture d’entreprise qui encourage les individus à demander du soutien en cas de besoin.

Étude de cas n° 3

« Se perdre dans le système »

La Dʳᵉ Andrews est une clinicienne-formatrice en début de carrière qui occupe à la fois un poste de professeure à l’université et un poste clinique au sein d’un hôpital universitaire affilié. Au cours de l’année écoulée, l’augmentation de ses responsabilités cliniques, pédagogiques et administratives a contribué à une hausse de stress et à un épuisement professionnel.

Lorsqu’elle décide de chercher du soutien, elle ne sait pas vers qui se tourner. Différents collègues lui suggèrent différentes options, notamment les services universitaires, le service de santé au travail de l’hôpital, les fournisseurs de soins dans la communautaires et les programmes de santé destinés aux médecins. La Dʳᵉ Andrews s’inquiète également de la confidentialité et se demande si le fait de chercher du soutien pourrait nuire à sa réputation professionnelle, à ses chances de promotion ou à ses futures opportunités de poste de leadership.

Bien que des services existent, le processus lui semble confus et difficile à appréhender. Après avoir reçu des informations contradictoires et peiné à identifier un parcours de soins fiable, la docteure Andrews se désengage et décide de ne pas chercher du soutien.

L’expérience de Dʳᵉ Andrews met en évidence un défi courant dans le milieu de la médecine académique : des soutiens sont peut-être disponibles, mais la fragmentation des systèmes, le manque de clarté des parcours et les inquiétudes liées à la confidentialité peuvent rendre leur accès difficile.

Lorsque les personnes ne savent pas vers qui se tourner, à qui faire confiance ou comment les services s’articulent entre eux, elles peuvent retarder leur demande de soutien, voire renoncer complètement à obtenir les soins dont elle a besoin.

Des services de santé éfficaces dépendent non seulement de la disponibilité des ressources, mais aussi de la facilité avec laquelle elles peuvent être repérées, comprises et accessibles. Les membres du corps professoral travaillent souvent au sein de plusieurs organisations, chacune proposant des services, des politiques et des critères d’éligibilité différents. Sans orientation claire, sans systèmes coordonnés et sans parcours de soins fiables, même des services bien établis risquent d’être sous-utilisés.

Cette étude de cas souligne l’importance de systèmes de santé accessibles, coordonnés et transparents, qui aident les personnes à bénéficier du soutien adéquat au bon moment.

Coordination stratégique et intégration du système : Harmonisation entre les systèmes de soutien universitaires, hospitaliers et externes.

Sensibilisation, orientation et communication : Informations claires sur les services, les conditions d’éligibilité et les mécanismes d’aiguillage.

Confidentialité, confiance et sécurité psychologique : Assurance que le soutien peut être obtenu de manière sécuritaire et confidentielle.

Accessibilité et accès équitable : Réduire les obstacles qui compliquent l’accès aux services.

Inclusion, Cultural Safety, and Responsiveness: Veiller à ce que les soutiens soient adaptées à la diversité des identités, des expériences et aux besoins.

Pour le corps professoral

  • Sauriez-vous où vous adresser si vous aviez besoin d’aide aujourd’hui ?
  • Quelles préoccupations pourraient vous faire hésiter à recourir aux services de soutien disponibles ?
  • Dans quelle mesure êtes-vous convaincu que les dispositifs de soutien sont confidentiels et faciles à utiliser ?

 

Pour les dirrigeants et les administrateurs

  • Pourriez-vous expliquer clairement comment un membre du corps professoral peut accéder aux services de soutier ?
  • Dans quelle mesure les services sont-ils bien coordonnés entre les environnements universitaires et cliniques ?
  • Quels obstacles pourraient dissuader certaines personnes de demander de l’aide ?

 

À l'attention des services de santé du corps professoral et des ressources humaines

  • Les parcours de services sont-ils clairs, cohérents et faciles d’accès ?
  • À quels moment les personnes éprouvent-elles le plus souvent des confusions ou des retards ?
  • Comment les questions de confidentialité et de respect de la vie privée sont-elles communiquées aux personnes qui demande du soutien ?

Réfléchissez à la façon dont ce scénario pourrait se manifester au sein de votre faculté, de votre département, de votre programme ou de votre organisation.

  • Existe-t-il un point d'accès clair et fiable aux services de santé et de bien-être ?
  • Les mécanismes d’aiguillagen sont-ils coordonnés entre l'université, l'hôpital et les fournisseurs de services externes ?
  • Dans quelle mesure est-il facile pour le corps professoral de comprendre quels sont les services disponibles et qui peut en bénéficier ?
  • Les préoccupations relatives à la confidentialité sont-elles prises en compte de manière proactive ?
  • Comment les expériences des différents groupes de membres du corps professoral sont-elles prises en compte dans la conception des services ?

Évaluation et cartographie des services existants

  • Passer en revue les services disponibles, les parcours d’aigullage et les points d’accès.
  • Identifier les domaines dans lesquels les informations sont fragmentées, incohérentes ou difficiles à trouver.
  • Recueillir des rétroactions sur les obstacles à la navigation et à l’utilisation des services.

 

Établir des partenariats et des parcours d’aiguillage

  • Renforcer la coordination entre les universités, les hôpitaux, les programmes de santé destinés aux médecins et les prestataires communautaires.
  • Clarifier les rôles, les responsabilités et les processus d’aiguillage au sein des différentes organisations.
  • Élaborer des approches communes pour favoriser le bien-être du corps professoral

 

Améliorer l’accès, l’aiguillage et la confiance

  • Créer un carrefour centralisé de santé et de bien-être du corps professoral
  • Établir des points de contacts clairs pour les questions et les orientations.
  • Communiquer les politiques de confidentialité et les mesures de protection de la vie privée dans un langage simple.

 

Élargir et intégrer les mesures de soutien

  • Veiller à ce que les prestataires comprennent les réalités propres à la médecine académique.
  • Proposer des services adaptés à la culture et tenant compte des rôles de chacun.
  • Améliorer la coordination entre les soutiens en matière de santé, de travail et de bien-être.

 

Sensibilisation et incitation à demander de l’aide

  • Intégrer les informations sur les services dans les processus d’intégration et d’orientation.
  • Promouvoir régulièrement les soutiens disponibles et les mécanismes d’aiguillages.
  • Encourager les responsables à montrer l’exemple en sollicitant du soutien et à soutenir ouvertement le bien-être du corps Professoral.

Même lorsque des services sont disponibles, des parcours peu claires, des systèmes fragmentés et des inquiétudes liées à la confidentialité peuvent empêcher les personnes d’accéder le soutien dont elles ont besoin. Renforcer les services de santé destinés au corps professoral ne se limite pas à l’élargissement des programmes : cela nécessite la mise en place de systèmes coordonnés, fiables et faciles à utiliser, qui mettent les personnes en relation avec le soutien dont elles ont besoin.

Explorer votre rôle en matière de services de santé

L’accès à des services de santé efficaces est une responsabilité partagée. Si certaines personnes conçoivent, dispensent ou supervisent directement ces services, chaque membre de l’établissement a un rôle à jouer pour contribuer à la mise en place de systèmes accessibles, réactifs, fiables et solidaires.

Les services de promotion de la santé sont renforcés lorsque chacun comprend comment accéder le soutien, sensibilise son entourage, identifie les obstacles, donne son avis et contribue à instaurer une culture où le fait de demander du soutien est encouragé et soutenu. Cette section explore comment différents rôles contribuent à réduire les obstacles, à faciliter l’accès et à renforcer les systèmes de soins et de soutien.

Réfléchissez à votre rôle

Comment puis-je contribuer à sensibiliser, à faciliter l’accès et à renforcer la confiance dans les services de santé disponibles ?

Quels obstacles les personnes peuvent-elles rencontrer lorsqu’elles tentent d’accéder à un soutien au sein de mon environnement ?

Comment puis-je contribuer à améliorer la coordination, l’accessibilité ou la réactivité des services disponibles ?

Chaque rôle contribue à la création de systèmes de services de santé accessibles, équitables et adaptés aux besoins de la communauté médicale universitaire.

Les hauts responsables contribuent à définir la vision, les priorités, les structures de gouvernance et les ressources nécessaires au bon fonctionnement des services de santé destinés au corps professoral. Leurs décisions influencent la manière dont ces services sont coordonnés, dotés en ressources, évalués et pérennisés au sein de l’établissement.

 

Comment ce rôle contribue à des services de santé favorables

  • Établir des priorités stratégiques et des mécanismes de responsabilité en matière de santé et de bien-être du corps professoral.
  • Allouer des ressources pour soutenir des services accessibles, équitables et adaptés aux besoins.
  • Favoriser la coordination entre les départements, les hôpitaux et les services de soutien.
  • Soutenir l’évaluation continue et l’amélioration des services.
  • Faire preuve d’un engagement visible en faveur de la santé et du bien-être par des actions de leadership et une communication adéquate.
 

Conseil à l’intention de la haute direction : demandez-vous : « Nos services actuels reflètent-ils notre engagement envers la santé et le bien-être, et comment pouvons-nous le savoir ? »

Les responsables opérationnels et le personnel contribuent à traduire les priorités institutionnelles en pratiques quotidiennes. Ils jouent souvent un rôle clé dans la coordination des services, la communication des soutiens disponibles, l’identification des obstacles et l’accompagnement des personnes dans la navigation des systèmes complexes. Leur travail contribue à garantir que les services de santé soient accessibles, adaptés et en phase avec les besoins de la communauté médicale universitaire.

 

Comment ce rôle contribue à des services de santé favorables

  • Communiquer clairement sur les services, les soutiens et les filières d’orientation disponibles.
  • Aider les personnes à s’y retrouver en matière d’aménagements, de procédures de congé, de mesures d’accompagnement sur le lieu de travail et de ressources disponibles.
  • Identifier les obstacles, les lacunes dans les services et les possibilités d’amélioration.
  • Coordonner la mise en œuvre des politiques, procédures et programmes liés à la santé.
  • Recueillir les rétroactions des apprenants, des enseignants et du personnel afin d’orienter la planification et l’amélioration des services.
  • Favoriser des environnements où le fait de demander de l’aide est considéré comme normal et encouragé.
 

Conseil au personnel : demandez-vous : « Si quelqu’un avait besoin du soutien aujourd’hui, saurait-il où s’adresser, quels services sont disponibles et comment y accéder ? »

Les membres du corps professoral contribuent en sensibilisant leur milieux, en repérant rapidement les péoccupations et en favorisants une culture ou la recherche de soutient est encouragée et acceptée.

 

Comment ce rôle contribue à des services de santé favorables

  • Reconnaître les signes indiquant que les apprenants ou les collègues peuvent bénéficier d’un accompagnement.
  • Encourager le recours rapide à des services adaptés.
  • Promouvoir des pratiques de travail et d’apprentissage saines.
  • Partager des rétroactions sur l’efficacité des services et les obstacles rencontrés.
  • Promouvoir des mesures de soutien qui répondent aux besoins diversifiés du corps professoral, des apprenants et du personnel.
 

Conseil aux corps professoral : « Est-ce que toutes les personnes avec lesquelles je travaille savent où trouver de l’aide et se sentent à l’aise pour y avoir recours ? »

Les apprenants et les stagiaires apportent une expérience vécue et un point de vue précieux sur la façon dont les services de santé sont accessibles, vécus et perçus. Leurs points de vue contribuent à garantir que les services demeurent pertinents, accessibles et adaptés aux besoins de la population.

 

Comment ce rôle contribue à des services de santé favorables

  • Fournir des rétroactions sur l’accessibilité et l’efficacité des services.
  • Identifier les obstacles liés à la prise de rendez-vous, à la confidentialité, à l’orientation ou à la stigmatisation.
  • Participer à la planification des services et aux initiatives d’amélioration.
  • Sensibiliser leurs pairs aux soutiens disponibles.
  • Faire la promotion de services inclusifs et équitables.
 

Conseil aux apprenants et stagiaires : qu’est-ce qui permettrait aux apprenants de solliciter plus facilement du soutien, dès le début et en toute confiance ?

Les chercheurs et les scientifiques apportent une expertise précieuse en de collecte de données, en évaluation, en science de la mise en œuvre, en amélioration de la qualité et de production de connaissances. Leurs travaux peuvent aider les établissement à mieux comprendre les besoins en matière de services de santé, à identifier les lacunes et les inégalités, à évaluer les résultats et à favoriser une prise de décision fondée sur des données probantes.

 

Comment ce rôle contribue à des services de santé favorables

  • Apporter une expertise en matière d’évaluation, d’amélioration de la qualité et de science de la mise en œuvre.
  • Aider à identifier les tendances, les lacunes et les besoins émergents en matière de santé et de bien-être au sein de la communauté médicale académique.
  • Soutenir la collecte et l’interprétation des données relatives à l’accès aux services, à leur utilisation et aux résultats.
  • Examiner les obstacles liés à l’équité et les différences dans l’utilisation des services entre les différentes populations.
  • Collaborer avec les responsables des services de santé pour évaluer les programmes, tester des innovations et contribuer à l’amélioration continue.
  • Traduire les données probantes en recommandations pratiques qui renforcent les services de santé et la prise de décision organisationnelle.
 

Conseil aux chercheurs et scientifiques : « Comment savons-nous que nos services de santé produissent une différence signicative, et quelles données probantes appuient nos décisions ? »

Aller de l’avant ensemble 

Des services de santé efficaces pour le corps professoral reposent sur la collaboration. Si chacun apporte sa contribution à sa manière, aucun rôle ne peut à lui seul créer des systèmes de soutien accessibles, réactifs et dignes de confiance. Le renforcement des services de santé destinés au corps professoral nécessite une responsabilité partagée, une communication claire, un partenariat durable et un engagement en faveur de l’amélioration continue au sein de l’ensemble de la communauté académique médicale.

 

Comment nous contribuons ensemble aux services de santé de soutien

  • Sensibiliser aux aides disponibles et réduire les obstacles à l’accès.
  • Favoriser des environnements où la recherche de soutien est encouragée et soutenue.
  • Renforcer la coordination entre les départements, les établissements et les prestataires de services.
  • Identifier les lacunes et les possibilités d’amélioration grâce à des rétroactions et à une évaluation continue.
  • Veiller à ce que les services soient équitables, accessibles et adaptés à la diversité des besoins.
  • Travailler ensemble pour créer des systèmes qui favorisent la santé, le bien-être et une participation durable à l’apprentissage et au travail.

Les systèmes de santé les plus solides ne se définissent pas par le nombre de programmes qu’ils offrent, mais par leur capacité à mettre efficacement les personnes en lien avec le soutien dont elles ont besoin.

Outils et ressources

Renforcer les services de santé destinés au corps professoral nécessite plus que de bonnes intentions : cela implique de comprendre les soutiens existantes, d’identifier les lacunes et de planifier des améliorations. Les outils et ressources présentés dans cette section sont conçus pour aider les établissements à analyser, cartographier, évaluer et renforcer leurs systèmes de services de santé de manière concrète et pertinente.

Ce que vous trouverez dans cette section 

Adaptez et utilisez ce qui correspond le mieux à votre contexte.

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Le bien-être compte : Une trousse d’outils pour la mise en œuvre de la Charte de l’Okanagan · Version 1.0 · Septembre 2026