Une trousse d’outils pour la mise en œuvre de la Charte de l’Okanagan
Une trousse d’outils pour la mise en œuvre de la Charte de l’Okanagan
Coordonner et concevoir des services sur les campus afin de favoriser un accès équitable, de promouvoir la santé et le bien-être, de valoriser le potentiel humain et celui des écosystèmes, et de favoriser une culture organisationnelle axée sur le soutien.
Services de santé : en bref
En quoi consiste cette orientation stratégique ?
Renforcer l’accès à des services de santé coordonnés, équitables et adaptés aux besoins.
Pourquoi est-ce important ?
Les services de santé permettent l’accès au soutien nécessaire et contribuent à créer des milieux d’apprentissage et de travail plus sains.
Que vais-je faire ici ?
Explorer des approches pratiques pour évaluer et renforcer les systèmes de services de santé.
Ce que vous trouverez dans cette section
Pourquoi les services de santé destinés au corps professoral sont-ils importants ?
L’accès à des services de santé efficaces, équitables et offerts en temps opportun constitue un élément essentiel d’un établissement qui favorise la santé. Les services de santé destinés au corps professoral contribuent au bien-être physique, psychologique, social, professionnel et au travail des apprenants, du corps professoral, du personnel, des cliniciens, des chercheurs et des administrateurs.
Dans le milieu de la médecine universitaire, les personnes évoluent souvent dans des environnements complexes qui englobent les universités, les hôpitaux d’enseignement, les instituts de recherche, les sites cliniques répartis sur différents territoires et les organismes professionnels. Il peut en résulter une offre de soutien fragmentée, difficile à comprendre ou à laquelle l’accès varie d’un milieu à l’autre. De plus, des obstacles comme la stigmatisation, les préoccupations relatives à la confidentialité, les exigences liées à la charge de travail, l’éloignement géographique et le manque d’information peuvent restreindre davantage l’accès aux soins et au soutien.
L’examen, le développement et le renforcement des services de santé destinés au corps professoral ne se limitent pas à la création de nouveaux programmes. Ils nécessitent une approche coordonnée et axée sur l’équité qui permet de comprendre les besoins de la communauté, de mettre en cohérence les ressources existantes, de réduire les obstacles et de garantir l’accès à des services de soutien dignes de confiance. Il s’agit notamment de permettre aux personnes de se rendre à leurs rendez-vous, d’avoir accès aux mesures d’adaptation, de prendre un congé lorsque nécessaire et de demander du soutien sans craindre de conséquences négatives. Des services de santé efficaces destinés au corps professoral contribuent à créer des milieux d’apprentissage et de travail plus sains et favorisent une culture où la santé et le bien-être sont valorisés et soutenus.
Les programmes provinciaux de santé des médecins (PPSM) offrent des services de soutien confidentiels aux médecins et aux apprenants en médecine. Faire connaître les ressources offertes par les PPSM et les voies d’orientation vers ces services peut contribuer à renforcer les mécanismes de soutien au sein des établissements.
Liens entre les services de santé et les autres orientations stratégiques de la Charte de l’Okanagan
Les services de santé constituent un élément d’un environnement plus large propice à la santé. L’accès aux soins et au soutien est renforcé lorsque les politiques, la culture, les espaces et les systèmes organisationnels agissent de manière concertée à promouvoir le bien-être.
Les politiques influencent l’admissibilité, l’accès, la confidentialité, les aménagements, les procédures de congé et la responsabilité organisationnelle à l’égard du bien-être.
Des environnements physiques et virtuels favorables peuvent améliorer l'accès aux services, réduire les obstacles et favoriser la sécurité et l'inclusion.
Les cultures qui valorisent le bien-être et réduisent la stigmatisation peuvent encourager le recours à l'aide et améliorer la connaissance et l'utilisation des mesures de soutien disponibles.
L’accompagnement, le mentorat, la réflexion et les initiatives de développement professionnel peuvent compléter les services formels de santé et de bien-être.
L’évaluation aide les établissements à comprendre l’utilisation des services, à identifier les lacunes, à améliorer l’accès et à s’assurer que les mesures de soutien restent adaptées aux besoins de la communauté.
Les services de santé destinés au corps professoral ne fonctionnent pas en vase clos. Leur efficacité repose sur des politiques qui facilitent l’accès aux services, sur une culture qui encourage les personnes à demander de l’aide, sur des espaces propices au bien-être, sur des possibilités de développement personnel et professionnel ainsi que sur des processus d’évaluation et d’amélioration continues. Bien qu’il existe des liens naturels entre toutes les orientations stratégiques de la Charte de l’Okanagan, la présente section porte plus particulièrement sur les systèmes, les services, les partenariats et les mécanismes de soutien qui permettent aux personnes d’accéder aux soins, aux ressources et à l’aide dont elles ont besoin.
Bien que les services varient d’un établissement à l’autre, plusieurs composantes fondamentales contribuent de façon constante à l’efficacité des systèmes de soutien favorables à la santé.
Les services de santé destinés au corps professoral sont plus efficaces lorsqu’ils s’inscrivent dans un système coordonné plutôt que dans un ensemble de programmes isolés.
Les services de santé sont souvent offerts par plusieurs organisations, notamment les universités, les hôpitaux d’enseignement, les instituts de recherche, les associations professionnelles, les programmes d’aide aux employés et à leur famille ainsi que les programmes provinciaux de santé des médecins. En l’absence d’une coordination concertée, les personnes peuvent avoir de la difficulté à s’y retrouver parmi les ressources offertes, être confrontées à un dédoublement des services ou à des lacunes dans le soutien qui leur est offert, ou encore ne pas savoir à qui s’adresser.
Voici quelques exemples :
Les services de santé doivent être accessibles, adaptés et conçus pour répondre aux besoins diversifiés de tous les membres de la communauté médicale universitaire.
Voici quelques exemples :
* Pour plus d’informations, consultez l’orientation stratégique n° 2
Les personnes doivent pouvoir demander du soutien en toute sécurité, sans craindre la stigmatisation, des répercussions professionnelles ou des atteintes à la confidentialité.
Bien que la confiance envers les services de santé soit influencée par la culture organisationnelle au sens large, elle repose notamment sur des mesures claires de protection de la confidentialité, des processus transparents et la certitude de pouvoir accéder à un soutien de façon sûre et appropriée.
Voici quelques exemples :
Les services de santé doivent être conçus et dispensés de manière à refléter et à répondre à la diversité des identités, des expériences et des réalités des personnes qu’ils servent. Une approche fondée sur l’équité vise à garantir que les services soient accessibles, adaptés à la culture et exempts de tout obstacle susceptible d’en limiter l’utilisation ou l’efficacité.
Voici quelques exemples :
* Pour plus d’informations, consultez l’orientation stratégique n° 3
Les services de santé efficaces destinés au corps professoral reconnaissent que le bien-être est multidimensionnel et nécessite toute un éventail de mesures de soutien coordonnées.
Voici quelques exemples :
Santé physique et santé au travail
Santé mentale et soutien psychologique
Bien-être professionnel et de carrière
Bien-être social, culturel et communautaire
Même les services les plus complets ont un impact limité si les personnes ignorent leur existence ou éprouve de la difficulté à y accéder. Des systèmes de communication et d’orientation efficaces contribuent à garantir que les mesures de soutien disponibles soient visibles, compréhensibles et faciles d’accès.
Voici quelques exemples :
Les services de santé destinés au corps professoral doivent évoluer en fonction de l’évolution des besoins, des nouvelles données scientifiques et de la rétroaction de la communauté. Une évaluation régulière de l’accessibilité, de l’utilisation, de l’efficacité et de l’équité des services est essentielle pour garantir qu’ils demeurent adaptés, pertinents et efficaces.
Voici quelques exemples :
* Pour plus d’informations, consultez l’orientation stratégique n° 6
Le renforcement des services de santé des facultés est un processus continu qui repose sur la coordination, le partenariat et l’amélioration continue. Les établissements peuvent se trouver à différents stades de développement, mais la plupart peuvent renforcer leurs systèmes en dressant un portrait des services existants, en cernant les possibilités d’amélioration et en mettant en place des mesures de soutien coordonnées, accessibles, équitables et adaptées aux besoins de leur communauté.
Les composantes clés décrivent les caractéristiques de systèmes efficaces de services de santé des facultés. L’approche progressive présentée ci-dessous constitue un exemple de la façon dont les établissements peuvent évaluer ces composantes, les renforcer et en assurer la pérennité au fil du temps.
Une approche par étapes pour renforcer les services de santé destinés au corps enseignant
Avant de lancer de nouvelles initiatives, il essentiel de bien comprendre les services existants, leurs utilisations ainsi que les lacunes ou les obstacles présents.
Les mesures envisageables peuvent inclure :
Questions à prendre en compte :
Le Healthy Campus Alberta Service Mapping Tool (en anglais seulement) peut constituer un point de départ utile
Des services de santé des facultés efficaces reposent sur un leadership, une responsabilisation et une coordination qui mobilisent de multiples organisations et systèmes de soutien.
Les mesures envisageables peuvent inclure :
Tirer parti des ressources existantes
Les établissements n’ont pas besoin de créer tous les services à l’interne. Les partenaires existants apportent souvent une expertise précieuse, des infrastructures établies et des soutiens spécialisés.
Parmi les partenaires potentiels, on peut citer :
Les programmes provinciaux de santé des médecins constituent des partenaires particulièrement précieux, offrant un soutien confidentiel et spécialisé en matière de santé mentale, de consommation de substances, de préoccupations professionnelles, de défis liés à la carrière et de bien-être général. Renforcer la sensibilisation à ces programmes et améliorer les mécanismes d’orientation vers ceux-ci peut considérablement améliorer les systèmes de soutien institutionnels.
Même des services complets n’auront qu’un impact limité si les personnes ne peuvent pas les trouver, y accéder ou leur faire confiance.
Les mesures envisageables peuvent inclure :
À mesure que les besoins et les lacunes sont identifiés, les établissements peuvent renforcer la portée et la coordination des mesures de soutien disponibles.
Les mesures envisageables peuvent inclure :
Conseil de mise en œuvre : Misez sur la création de systèmes de soutien coordonnés plutôt que de programmes isolés, afin de garantir que les personnes puissent passer sans difficulté d’un service à l’autre et bénéficier d’une orientation appropriée en fonction de leurs besoins.
L'efficacité des services de santé dépend de la culture organisationnelle. Les personnes doivent se sentir soutenues pour accéder aux soins lorsqu'elles en ont besoin.
Les mesures envisageables peuvent inclure :
Conseil de mise en œuvre : un soutien visible de la part de la direction et des messages cohérents peuvent contribuer à réduire la stigmatisation et à encourager les comportements de recherche de soutien.
L'efficacité des services de santé dépend de la culture organisationnelle. Les personnes doivent se sentir soutenues pour accéder aux soins lorsqu'elles en ont besoin.
Les mesures envisageables peuvent inclure :
Exemples d’indicateurs de réussite :
Les services de santé sont souvent sollicités lorsque les personnes recherchent un soutien, s’orientent dans les systèmes ou rencontrent des obstacles à l’accès aux soins. Ces études de cas explorent les défis courants liés à l’accès, à la coordination, à la confidentialité et à la prestation des services, et offrent l’occasion de réfléchir à la manière dont les services de santé destinés au corps professoral peuvent être renforcés dans votre propre contexte.
Étude de cas n° 1 : «« Délais dans l’accès au soutien en santé mentale »
Étude de cas n° 2 : «« Délais d’accès aux services de santé au travail »
Étude de cas n° 3 «« Se perdre dans le système »
Il existe rarement une seule « bonne » réponse à des situations complexes. Utilisez ces cas comme des occasions de réfléchir à vos hypothèses, d’explorer différentes perspectives et d’identifier des mesures concrètes susceptibles de favoriser le développement personnel, le bien-être et des milieux d’apprentissage et de travail sains.
Étude de cas n° 1
« Délais dans l’accès au soutien en santé mentale »
Jade est une étudiante en deuxième année de médecine qui souffre d’une anxiété croissante liée à sa charge de travail, à ses examens et aux évaluations de ses compétences cliniques. Alors que ses symptômes s’aggravent, elle contacte les services de santé mentale de la faculté de médecine, mais on lui répond que le premier rendez-vous disponible n’est que dans six semaines.
Pendant qu’elle attend, la concentration de Jade diminue, des échéances ne sont pas respectées et elle devient de plus en plus renfermée. Bien qu’il existe d’autres formes de soutien, elle hésite à demander de l’aide, craignant que cela n’affecte l’image qu’ont d’elle les membres du corps professoral ou les futurs programmes de résidence. Au fil du temps, sa détresse s’accentue et ses résultats universitaires commencent à en souffrir.
La situation de Jade met en évidence un défi courant dans le milieu de médicine universitaire : des services peuvent exister, mais des obstacles tels que les délais d’attente, l’incertitude quant aux ressources disponibles, les inquiétudes concernant la confidentialité et la crainte de répercussions professionnelles peuvent empêcher les personnes de bénéficier d’un soutien au moment où elles en ont le plus besoin.
Sans un accès rapide aux soins et sans parcours d’accompagnement clairs, des problèmes qui auraient pu être pris en charge tôt peuvent s’aggraver, affectant à la fois le bien-être et les résultats universitaires.
Un accès rapide à des services de santé fiables et de confiance est essentiel au soutien du bien-être des étudiants. Les délais d’accès aux soins, les inquiétudes concernant la confidentialité et la crainte de répercussions professionnelles ou universitaires peuvent créer des obstacles à la recherche du soutien et permettre aux problèmes de s’aggraver.
Cette étude de cas souligne l’importance de services de santé accessibles, confidentiels et bien coordonnés, capables d’offrir aux apprenants lorsqu’ils en ont le plus besoin.
Accessibilité et accès équitable : Accès rapide aux services et réduction des obstacles aux soins.
Confidentialité, confiance et sécurité psychologique : La certitude de pouvoir bénéficier d’un soutien en toute sécurité et sans conséquences négatives.
Sensibilisation, orientation et communication : Des informations claires sur les soutiens disponibles, les mécanismes d’aiguillages et les ressources alternatives.
Soutiens complets et adaptés : Disponibilité de services répondant à des besoins variés en matière de santé mentale et de bien-être.
Coordination stratégique et intégration des systèmes : Coordination entre les services de soutien de la faculté, les ressources communautaires et les services externes tels que les programmes provinciaux de santé des médecins.
Pour les apprenants
Pour le corps professoral et les précepteurs
Pour les responsables de programme et les administrateurs
Réfléchissez à la manière dont ce scénario pourrait se présenter au sein de votre faculté, de votre département, de votre programme ou de votre organisation.
Évaluation et cartographie des services existants
Mise en place de partenariats et de filières d’orientation
Améliorer l’accès, l’orientation et la confiance
Développer et intégrer les soutien
Favoriser la sensibilisation et le recours à l’aide
Même lorsque des services de soutient existent, des obstacles tels que les délais d’attente, la stigmatisation, les préoccupations liées à la confidentialité et le manque de clarté des parcours peuvent empêcher les personnes d’accéder aux soins. Renforcer les services de santé destinés au corps professoral ne se limite pas à proposer des programmes : cela nécessite de créer des systèmes coordonnés, accessibles, fiables et réactifs qui permettent à chacun de bénéficier d’un soutien lorsqu’il en a besoin.
Étude de cas n° 2
« Délais d’accès aux services de santé au travail »
Le Dʳ Gomes, médecin expérimenté en médecine interne, se blesse gravement au bas du dos en déplaçant de l’équipement pendant son service clinique. Après avoir signalé sa blessure, il contacte le Service de santé au travail pour obtenir une évaluation et des conseils concernant les restrictions et les aménagements de travail, mais on lui indique que le premier rendez-vous disponible n’est que dans quatre semaines.
Sans soutien offert en temps opportun, le Dʳ Gomes continue de travailler malgré une douleur persistante. Ses symptômes s’aggravent, son rétablissement est retardé et des inquiétudes commencent à surgir concernant sa charge de travail, ses performances cliniques et sa capacité à respecter son horaire de travail.
La situation du Dʳ Gomes met en évidence un défi courant au sein des systèmes de santé : un soutien peut être disponible, mais les délais d’accès peuvent limiter son efficacité.
En l’absence d’une évaluation rapide par le Service de santé au travail, les personnes concernées peuvent continuer à travailler malgré leur blessure, retarder leur traitement ou avoir des difficultés à bénéficier d’aménagements appropriés et d’une adaptation de leurs tâches. Ces difficultés peuvent affecter non seulement le bien-être individuel, mais aussi le fonctionnement de l’équipe, la viabilité des effectifs et la qualité de soins des patients.
Un accès rapide aux services de santé au travail est essentiel pour favoriser le bien-être, la sécurité et le rétablissement du personnel. Les délais dans l’évaluation ou la planification des aménagements peuvent prolonger le rétablissement, contribuer au « présentéisme » et créer de l’incertitude tant pour les individus que pour les équipes.
Ce cas souligne l'importance de services de santé accessibles, réactifs et bien coordonnés pour soutenir les membres du corps professoral en cas dune blessure ou de maladie.
Accessibilité et accès équitable : Accès rapide à des évaluations de santé au travail et à des mesures de soutien sur le lieu de travail.
Confidentialité, confiance et sécurité psychologique : Disponibilité des services de santé au travail, des mesures d’adaptations et de programmes de retour au travail.
Sensibilisation, orientation et communication : Des informations claires sur les procédures de signalement, les soutiens disponibles et les délais prévues.
Coordination stratégique et intégration des systèmes : Coordination entre les services de santé au travail, les départements, la direction et les fournisseurs de soins de santé.
Évaluation et amélioration continue : Évaluer la capacité des services, des délais d’attente et des obstacles à l’accès.
Pour les membres du corps professoral et les cliniciens
Pour les responsables de département
Pour le corps professoral et des administrateurs hospitaliers
Réfléchissez à la manière dont ce scénario pourrait se présenter au sein de votre faculté, de votre département, de votre programme ou de votre organisation.
Évaluation et cartographie des services existants
Mise en place de partenariats et de filières d’orientation
Améliorer l’accès, l’orientation et la confiance
Développer et intégrer les soutien
Favoriser la sensibilisation et le recours à l’aide
Les services de santé au travail jouent un rôle essentiel dans la promotion du bien-être, de la sécurité et de la pérennité de la main-d’œuvre. Les délais d’accès peuvent nuire au rétablissement, au bon fonctionnement du milieu de travail et aux soins des patients. Le renforcement des systèmes de santé au travail nécessite des services coordonnés, des parcours clairs, un soutien rapide et une culture d’entreprise qui encourage les individus à demander du soutien en cas de besoin.
Étude de cas n° 3
« Se perdre dans le système »
La Dʳᵉ Andrews est une enseignante-clinicienne en début de carrière qui occupe à la fois un poste de professeure à l’université et un poste clinique au sein d’un hôpital universitaire affilié. Au cours de l’année écoulée, l’augmentation de ses responsabilités cliniques, pédagogiques et administratives a contribué à une hausse de stress et à un épuisement professionnel.
Lorsqu’elle décide de chercher du soutien, elle ne sait pas vers qui se tourner. Différents collègues lui suggèrent différentes options, notamment les services universitaires, le service de santé au travail de l’hôpital, les fournisseurs de soins dans la communautaires et les programmes de santé destinés aux médecins. La Dʳᵉ Andrews s’inquiète également de la confidentialité et se demande si le fait de chercher du soutien pourrait nuire à sa réputation professionnelle, à ses chances de promotion ou à ses futures possibilités d’occuper un poste de direction.
Bien que des services soient offerts, le processus semble complexe et difficile à comprendre. Après avoir reçu des renseignements contradictoires et avoir eu du mal à trouver une voie d’accès aux soins fiable, la Dʳᵉ Andrews cesse ses démarches et décide de ne pas chercher de soutien.
L’expérience de Dʳᵉ Andrews met en évidence un défi courant dans le milieu de la médecine universitaire : des mesures soutiens sont peut-être disponibles, mais la fragmentation des systèmes, le manque de clarté des parcours et les inquiétudes liées à la confidentialité peuvent rendre leur accès difficile.
Lorsque les personnes ne savent pas vers qui se tourner, à qui faire confiance ou comment les services s’articulent entre eux, elles peuvent retarder leur demande de soutien, voire renoncer complètement à obtenir les soins dont elles ont besoin.
Des services de santé efficaces dépendent non seulement de la disponibilité des ressources, mais aussi de la facilité avec laquelle elles peuvent être repérées, comprises et accessibles. Les membres du corps professoral travaillent souvent au sein de plusieurs organisations, chacune proposant des services, des politiques et des critères d’admissibilité différents. Sans orientation claire, sans systèmes coordonnés et sans parcours de soins fiables, même des services bien établis risquent d’être sous-utilisés.
Cette étude de cas souligne l’importance de systèmes de santé accessibles, coordonnés et transparents, qui aident les personnes à bénéficier du soutien adéquat au bon moment.
Coordination stratégique et intégration des systèmes : Harmonisation entre les systèmes de soutien universitaires, hospitaliers et externes.
Sensibilisation, orientation et communication : Informations claires sur les services, les conditions d’admissibilité et les mécanismes d’orientation.
Confidentialité, confiance et sécurité psychologique : Assurance que le soutien peut être obtenu de manière sécuritaire et confidentielle.
Accessibilité et accès équitable : Réduire les obstacles qui compliquent l’accès aux services.
Inclusion, sécurité culturelle et réactivité : Veiller à ce que les mesures de soutien soient adaptées à la diversité des identités, des expériences et aux besoins.
Pour le corps professoral
Pour les dirrigeants et les administrateurs
À l'attention des services de santé du corps professoral et des ressources humaines
Réfléchissez à la manière dont ce scénario pourrait se présenter au sein de votre faculté, de votre département, de votre programme ou de votre organisation.
Évaluation et cartographie des services existants
Mise en place de partenariats et de filières d’orientation
Améliorer l’accès, l’orientation et la confiance
Développer et intégrer les soutien
Favoriser la sensibilisation et le recours à l’aide
Même lorsque des services sont disponibles, des parcours peu clairs, des systèmes fragmentés et des inquiétudes liées à la confidentialité peuvent empêcher les personnes d’accéder le soutien dont elles ont besoin. Renforcer les services de santé destinés au corps professoral ne se limite pas à l’élargissement des programmes : cela nécessite la mise en place de systèmes coordonnés, fiables et faciles à utiliser, qui mettent les personnes en relation avec le soutien dont elles ont besoin.
L’accès à des services de santé efficaces est une responsabilité partagée. Si certaines personnes conçoivent, dispensent ou supervisent directement ces services, chaque membre de l’établissement a un rôle à jouer pour contribuer à la mise en place de systèmes accessibles, réactifs, fiables et solidaires.
Les services qui favorisent la santé sont renforcés lorsque les personnes comprennent comment accéder aux services de soutien, contribuent à mieux les faire connaître, cernent les obstacles, font part de leurs commentaires et contribuent à instaurer une culture qui encourage et soutient le recours à l’aide. La présente section examine la façon dont les différents rôles contribuent à réduire les obstacles, à faciliter l’accès et à renforcer les systèmes de soins et de soutien.
Réfléchir à votre rôle
Comment puis-je contribuer à mieux faire connaître les services de santé offerts, à en faciliter l’accès et à renforcer la confiance à leur égard ?
À quels obstacles les personnes pourraient-elles se heurter lorsqu’elles cherchent à accéder à des services de soutien dans mon milieu ?
Comment puis-je contribuer à améliorer la coordination, l’accessibilité ou la capacité des services disponibles à répondre aux besoins ?
Chaque rôle contribue à la création de systèmes de services de santé accessibles, équitables et adaptés aux besoins de la communauté médicale universitaire.
Les hauts responsables contribuent à définir la vision, les priorités, les structures de gouvernance et les ressources nécessaires au bon fonctionnement des services de santé destinés au corps professoral. Leurs décisions influencent la manière dont ces services sont coordonnés, dotés en ressources, évalués et pérennisés au sein de l’établissement.
Comment ce rôle contribue à des services de santé favorables
Conseil à l’intention de la haute direction : demandez-vous : « Nos services actuels reflètent-ils notre engagement envers la santé et le bien-être, et comment faire pour le savoir ? »
Les responsables opérationnels et le personnel contribuent à traduire les priorités institutionnelles en pratiques quotidiennes. Ils jouent souvent un rôle clé dans la coordination des services, la communication des soutiens disponibles, l’identification des obstacles et l’accompagnement des personnes dans la navigation des systèmes complexes. Leur travail contribue à garantir que les services de santé soient accessibles, adaptés et en phase avec les besoins de la communauté médicale universitaire.
Comment ce rôle contribue à des services de santé favorables
Conseil à l’intention du personnel : demandez-vous : « Si quelqu’un avait besoin du soutien aujourd’hui, aurait-il où s’adresser, quels services sont disponibles et comment y accéder ? »
Les membres du corps professoral contribuent en sensibilisant leur milieu, en repérant rapidement les préoccupations et en favorisants une culture ou la recherche de mesures de soutien est encouragée et acceptée.
Comment ce rôle contribue à des services de santé favorables
Conseil à l’intention du corps professoral universitaire et clinique : demandez-vous : « Toutes les personnes avec lesquelles je travaille savent-elles où trouver de l’aide et se sentent à l’aise pour y avoir recours ? »
Les apprenants et les stagiaires apportent une expérience vécue et un point de vue précieux sur l’accès aux services de santé, ainsi que sur leur utilisation et leur perception. Leurs points de vue contribuent à faire en sorte que les services demeurent pertinents, accessibles et adaptés aux besoins.
Comment ce rôle contribue à des services de santé favorables
Conseil à l’intention des apprenants : qu’est-ce qui permettrait aux apprenants de solliciter plus facilement du soutien, dès le début et en toute confiance ?
Les chercheurs et les scientifiques apportent une expertise précieuse en de collecte de données, en évaluation, en science de la mise en œuvre, en amélioration de la qualité et de production de connaissances. Leurs travaux peuvent aider les établissements à mieux comprendre les besoins en matière de services de santé, à identifier les lacunes et les inégalités, à évaluer les résultats et à favoriser une prise de décision fondée sur des données probantes.
Comment ce rôle contribue à des services de santé favorables
Conseil à l’intention des chercheurs : demandez-vous : « Comment savons-nous que nos services de santé ont une incidence concrète, et sur quelles données appuyons-nous nos décisions ? »
Aller de l’avant ensemble
Des services de santé efficaces pour le corps professoral reposent sur la collaboration. Si chacun apporte sa contribution à sa manière, aucun rôle ne peut à lui seul créer des systèmes de soutien accessibles, adaptés aux besoins et dignes de confiance. Le renforcement des services de santé destinés au corps professoral nécessite une responsabilité partagée, une communication claire, un partenariat durable et un engagement en faveur de l’amélioration continue au sein de l’ensemble du milieu de la médecine universitaire. Comment nous contribuons ensemble
Comment nous contribuons ensemble aux services de santé de soutien
Les systèmes de santé les plus solides ne se définissent pas par le nombre de programmes qu’ils offrent, mais par leur capacité à mettre efficacement les personnes en lien avec l’aide dont elles ont besoin.
Renforcer les services de santé destinés au corps professoral nécessite plus que de bonnes intentions : cela implique de comprendre les mesures de soutien existantes, d’identifier les lacunes et de planifier des améliorations. Les outils et ressources présentés dans cette section sont conçus pour aider les établissements à analyser, examiner, évaluer et renforcer leurs systèmes de services de santé de manière concrète et pertinente.
Ce que vous trouverez dans cette section
Adaptez et utilisez ce qui correspond le mieux à votre contexte.
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Élaboré dans le cadre de l’Initiative sur la culture de la médecine universitaire (ICMU) de l’AFMC
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Le bien-être compte : Une trousse d’outils pour la mise en œuvre de la Charte de l’Okanagan · Version 1.0 · Septembre 2026