Une trousse d’outils pour la mise en œuvre de la Charte de l’Okanagan
Une trousse d’outils pour la mise en œuvre de la Charte de l’Okanagan
Favoriser une culture d'apprentissage continu, d'adaptation et d'amélioration en s'appuyant sur des données factuelles, des retours d'expérience et des évaluations pour orienter la prise de décision, renforcer la responsabilisation et pérenniser les environnements favorables à la santé.
ACQ et évaluation : en bref
En quoi consiste cette orientation stratégique ?
Utiliser les données factuelles, les retours d’expérience, l’évaluation et l’amélioration de la qualité pour renforcer la prise de décision, l’apprentissage organisationnel et la mise en œuvre d’actions durables.
Pourquoi est-ce important ?
Tirer les leçons de l’expérience aide les établissements à comprendre ce qui fonctionne, à identifier les possibilités d’amélioration et à adapter leurs approches au fil du temps.
Que vais-je faire ici ?
Explorer des approches pratiques en matière d’évaluation, d’amélioration de la qualité, d’apprentissage organisationnel, de responsabilisation et d’amélioration continue.
Ce que vous trouverez dans cette section
Pourquoi l'ACQ et l'évaluation sont-elles importantes ?
La création d’environnements d’apprentissage et de travail favorables à la santé nécessite plus que de bonnes intentions. Pour déterminer si les efforts déployés ont un impact significatif, les établissements doivent être capables de tirer les leçons de leur expérience, d’évaluer les progrès réalisés et de s’adapter au fil du temps.
L’amélioration continue et l’évaluation fournissent les mécanismes nécessaires à cet effet. Ensemble, elles aident les établissements à comprendre ce qui fonctionne, à identifier les possibilités d’amélioration et à prendre des décisions éclairées quant à l’affectation des ressources et des efforts. Elles contribuent également à démontrer la responsabilité envers les étudiants, le corps enseignant, le personnel, la direction, les organismes d’accréditation et les partenaires du système de santé.
Il est important de noter que l’évaluation ne se résume pas à la simple collecte de données supplémentaires. De nombreuses facultés de médecine ont déjà accès à des enquêtes, à des données d’utilisation, aux conclusions d’accréditation, à des indicateurs de ressources humaines et aux retours d’expérience des étudiants, des enseignants et du personnel. Le défi ne réside souvent pas dans un manque d’informations, mais plutôt dans la manière dont ces informations sont interprétées, partagées et traduites en actions concrètes.
L’amélioration continue est la plus efficace lorsque l’évaluation, l’amélioration de la qualité et la gouvernance fonctionnent de concert. La mesure aide les établissements à comprendre leur situation actuelle, l’amélioration de la qualité permet de tester et d’affiner les changements, et la gouvernance garantit que les conclusions éclairent les décisions et la responsabilité.
La mesure sans action n’est qu’un simple compte rendu. L’amélioration continue nécessite une gouvernance, une interprétation et des actions concrètes. governance, interpretation, and visible action.
Comment l’ACQ et l’évaluation s’articulent avec les autres orientations stratégiques de la Charte de l’Okanagan
L’amélioration continue et l’évaluation aident les établissements à comprendre ce qui fonctionne, à identifier les opportunités de croissance et à renforcer, au fil du temps, les environnements favorables à la santé. Ce travail soutient l’apprentissage et la responsabilisation dans toutes les orientations stratégiques.
L’évaluation peut éclairer l’élaboration, la mise en œuvre, la révision et la responsabilisation des politiques.
L’évaluation et le retour d’expérience permettent d’identifier les possibilités d’améliorer l’accessibilité, la sécurité, l’inclusivité et l’efficacité des environnements.
L'évaluation et le dialogue peuvent aider les établissements à cerner leurs atouts culturels, à suivre les progrès réalisés et à s'attaquer aux obstacles au bien-être et à l'inclusion.
L’évaluation peut orienter l'élaboration et l'amélioration des initiatives d'apprentissage, de mentorat, d'accompagnement et de développement.
Les données, les retours d’expérience et les approches d’amélioration de la qualité contribuent à renforcer l’accès, la coordination, la réactivité et l’efficacité des services de santé.
L’amélioration continue est plus efficace lorsqu’elle est intégrée aux structures organisationnelles, aux processus décisionnels et aux pratiques quotidiennes. Bien que les approches varient d’un établissement à l’autre, plusieurs éléments clés contribuent systématiquement à une amélioration significative et durable.
L'amélioration continue nécessite un leadership clair, des responsabilités bien définies et des structures garantissant que les conclusions éclairent la prise de décision.
La gouvernance garantit que les résultats des évaluations ne restent pas lettre morte. Des structures de gouvernance efficaces instaurent une obligation de rendre compte en matière d’examen des données, de définition des priorités, d’allocation des ressources et de mise en œuvre des enseignements tirés.
Voici quelques exemples :
Une évaluation efficace commence par une définition claire de ce qui est mesuré et des raisons pour lesquelles on le mesure. La collecte de données doit être guidée par des objectifs d’amélioration plutôt que par la disponibilité des outils de mesure.
L’évaluation doit prendre en compte à la fois les indicateurs de difficultés (par exemple, l’épuisement professionnel, la détresse, les obstacles) et les indicateurs de forces (par exemple, le sentiment d’appartenance, l’épanouissement professionnel, la sécurité psychologique, l’engagement et la participation significative).
Voici quelques exemples :
Les activités d’évaluation et de collecte de données doivent respecter la législation applicable en matière de protection de la vie privée, les exigences éthiques et les politiques institutionnelles.
Aucun indicateur ne peut à lui seul rendre pleinement compte de la complexité des environnements d’apprentissage et de travail favorables à la santé. Une évaluation efficace combine plusieurs types de données pour permettre une compréhension plus complète des expériences, des résultats et des possibilités d’amélioration.
Voici quelques exemples :
Évaluation, amélioration de la qualité et recherche : quelle est la différence ?
Évaluation :
Atteignons-nous les objectifs que nous nous étions fixés ?
Amélioration de la qualité :
Comment pouvons-nous améliorer les processus et les résultats en temps réel ?
Recherche :
Quelles nouvelles connaissances pouvons-nous générer qui pourraient être applicables au-delà de notre établissement ?
Bien que ces approches se recoupent souvent, cette orientation stratégique se concentre principalement sur l'évaluation et l'amélioration de la qualité en tant qu'outils d'apprentissage et d'amélioration organisationnels.
L’évaluation doit tenir compte des différences d’expériences et de résultats entre les groupes et veiller à ce que les efforts d’amélioration ne renforcent pas involontairement les inégalités.
Voici quelques exemples :
L'amélioration continue repose sur la capacité d'un établissement à apprendre, à s'adapter et à réagir aux nouvelles informations. L'évaluation permet d'identifier les possibilités d'amélioration, tandis que l'amélioration de la qualité favorise la mise à l'essai et le perfectionnement des changements au fil du temps.
Voici quelques exemples :
L'amélioration continue se concentre sur les tendances et les progrès observés au fil du temps plutôt que sur des résultats isolés. Les évaluations de référence, les mesures répétées et les cycles d'examen continus aident les établissements à déterminer si les changements conduisent à une amélioration significative.
Les efforts d’amélioration sont renforcés lorsque les établissements apprennent les uns des autres, partagent leurs ressources et collaborent pour relever des défis communs.
Voici quelques exemples :
Bien que le contexte local soit important, une plus grande harmonisation des approches en matière de mesure et d’évaluation peut favoriser l’analyse comparative, réduire les doublons, renforcer l’apprentissage partagé et contribuer à une compréhension plus globale du bien-être dans l’enseignement médical canadien.
L’évaluation renforce la confiance lorsque les personnes peuvent constater comment leurs contributions orientent l’action. Boucler la boucle garantit que les résultats sont communiqués de manière transparente et associés à des améliorations visibles.
Voici quelques exemples :
Boucler la boucle dans la pratique
La confiance se renforce lorsque chacun peut constater en quoi ses commentaires contribuent aux décisions, aux priorités et à des améliorations concrètes. Un faible taux de réponse ne traduit souvent pas un manque d’intérêt pour le bien-être, mais un manque de confiance dans la capacité des commentaires à induire des changements.
L'amélioration continue n'est pas un projet ponctuel, une enquête annuelle ou un exercice d'accréditation. Il s'agit d'un cycle continu d'apprentissage, d'action, de réflexion et d'adaptation. Les facultés de médecine efficaces mettent en place des systèmes qui favorisent l'apprentissage continu en recueillant de l'information, en lui donnant un sens, en agissant sur les enseignements tirés et en réévaluant les progrès au fil du temps.
Un cycle d’amélioration continue
Les efforts d’amélioration efficaces reposent d’abord sur un leadership, des responsabilités et des mécanismes de supervision clairement définis.
Les actions possibles peuvent inclure :
Questions à prendre en compte :
Les efforts d’amélioration ont plus de chances de réussir lorsque les responsabilités en matière d’évaluation, de prise de décision et d’action sont clairement définies.
L’Institute for Healthcare Improvement propose des conseils pratiques pour constituer l’équipe.
Avant de collecter des données, définissez les résultats et les expériences sur lesquels vous espérez exercer une influence.
Les actions possibles peuvent inclure :

L’Association médicale canadienne modèle d’amélioration de l’Institute for Healthcare Improvement (en anglais seulement) peut constituer un point de départ utile
De nombreux établissements disposent déjà d’informations précieuses pouvant orienter les efforts d’amélioration.
Les actions possibles peuvent inclure :
Avant de collecter de nouvelles données
Vérifiez si des informations pertinentes existent déjà grâce à :
L'examen des données existantes peut aider à identifier les priorités, à réduire les doublons et à éviter toute collecte de données superflue.
Rapports de l’Enquête nationale sur la santé des médecins de l’Association médicale canadienne Fournit des données nationales sur le bien-être des médecins pouvant servir de point de comparaison ou de référence contextuelle
Lorsque des informations supplémentaires sont nécessaires, collectez les données de manière ciblée et proportionnée.
Les actions possibles peuvent inclure :
Ne collecter que les informations qui contribueront à éclairer les décisions, les efforts d’amélioration ou les actions futures.
Point important
Une quantité plus importante de données n’est pas toujours synonyme de meilleure qualité. Une multiplication excessive des enquêtes sans action concrète peut entraîner une lassitude vis-à-vis des enquêtes et réduire la confiance dans les processus d’évaluation.
Adapter la mesure à la question

Ressources utiles
Les données prennent tout leur sens lorsqu'elles sont examinées, discutées et comprises dans leur contexte.
Les actions possibles peuvent inclure :
Concentrez-vous sur la compréhension de la signification des informations, et non pas simplement sur leur contenu.

Les Compétences requises pour la pratique de l’évaluation au Canada de la Société canadienne d’évaluation pourraientconstituer une ressource utile pour comprendre les principes d’interprétation, de mobilisation des partenaires et d’évaluation axée sur l’utilisation.
Utiliser les résultats pour orienter les efforts d’amélioration et éclairer les actions.
Les actions possibles peuvent inclure :
Les améliorations progressives et itératives sont souvent plus durables que les changements mis en œuvre à grande échelle.

Ressources utiles :
Une fois qu'un changement a donné des résultats prometteurs, cet outil d'évaluation peut aider à déterminer s'il est prêt à être étendu à d'autres départements, programmes, sites ou établissements.
Une action visible renforce la confiance et favorise un engagement continu.
Les actions possibles peuvent inclure :
La confiance s'instaure lorsque les personnes peuvent constater que leurs retours d'expérience influencent les décisions, les priorités et les améliorations concrètes.

L'amélioration continue est un processus permanent plutôt qu'une fin en soi.
Les actions possibles peuvent inclure :
Exemples d’indicateurs de réussite :
L’objectif de l’amélioration continue n’est pas de produire davantage de rapports. Il s’agit de créer des systèmes d’apprentissage qui aident les facultés de médecine à prendre de meilleures décisions, à renforcer les environnements favorables à la santé et à pérenniser des changements significatifs au fil du temps
L’amélioration continue prend tout son sens lorsqu’elle est appliquée à des situations concrètes. Ces études de cas illustrent les défis courants rencontrés au sein des facultés de médecine et montrent comment les données factuelles, la réflexion, la collaboration et l’action peuvent être mises à profit pour orienter l’amélioration. À mesure que vous étudiez chaque cas, réfléchissez à la manière dont les enseignements tirés pourraient s’appliquer à votre propre contexte.
Étude de cas n° 1 : «Nous ne cessons de poser des questions, mais personne ne répond »
Étude de cas n° 2 : «Le canari dans la mine de charbon »
Il y a rarement une cause unique, ni une solution unique. De nombreux défis liés au bien-être recoupent plusieurs axes stratégiques et nécessitent des réponses coordonnées, à l’échelle du système.
Étude de cas n° 1
«Nous ne cessons de poser des questions, mais personne ne répond »
Une faculté de médecine a lancé une enquête annuelle sur le bien-être des étudiants, des enseignants, du personnel et des chercheurs. Malgré des rappels répétés, les taux de réponse restent faibles, en particulier parmi les enseignants cliniciens et les internes.
D’après des retours informels, beaucoup de personnes ont le sentiment que ces enquêtes « ne changent jamais rien ». D’autres expriment des inquiétudes quant à la confidentialité, notamment au sein des petits départements. Les dirigeants sont frustrés par le manque de données, tandis que les membres de la communauté universitaire se montrent de plus en plus réticents à participer. La confiance dans le processus d’évaluation commence à s’éroder.
La faculté recueille des données sur le bien-être, mais la participation continue de baisser. Sans un engagement suffisant, il devient difficile de comprendre les besoins de la communauté, d’évaluer les progrès ou d’identifier les priorités d’amélioration.
Le défi ne consiste pas simplement à augmenter les taux de réponse, mais à rétablir la confiance et à démontrer que l’évaluation débouche sur des actions concrètes.
Un faible taux de participation est souvent interprété comme un signe de lassitude vis-à-vis des enquêtes ou de désengagement. Cependant, cela peut également traduire des inquiétudes concernant la confidentialité, une incertitude quant à l’utilisation qui sera faite des informations, ou un manque de confiance dans le fait que les retours d’expérience déboucheront sur des changements.
Une évaluation efficace repose sur la confiance. Lorsque les personnes ne constatent pas de mesures concrètes découlant de leurs contributions, leur participation et leur engagement ont tendance à diminuer par la suite.
Gouvernance et responsabilité : Une attribution claire des responsabilités et une obligation de rendre compte sont nécessaires pour garantir que les retours d’expérience soient examinés, hiérarchisés et donnent lieu à des mesures concrètes.
Mesures ciblées et pertinentes : Les efforts d’évaluation doivent être conçus pour éclairer les décisions et les améliorations, et non pas simplement pour recueillir des données.
Amélioration de la qualité et apprentissage adaptatif : Les commentaires de rétroaction doivent servir à tester les changements, à tirer des enseignements des résultats et à affiner les approches futures.
Boucler la boucle : La confiance est renforcée lorsque les participants peuvent constater comment leurs contributions influencent les actions et les améliorations.
À l’intention des dirigeants et des décideurs
À l'intention des membres du corps professoral, du personnel, des apprenants et des chercheurs
Pour une réflexion au niveau du système
Pensez à une enquête, une consultation, une séance d’écoute ou un processus de rétroaction récent au sein de votre établissement.
Adopter une approche d’amélioration continue :
1. Quelles données existent déjà ?
Avant de lancer une nouvelle enquête, passez en revue les sources d’information existantes.
Voici quelques exemples :
2. Quel est le véritable problème ?
Cherchez à comprendre pourquoi la participation pourrait être en baisse.
Parmi les facteurs pouvant contribuer à ce phénomène, on peut citer :
3. Quelles orientations stratégiques pourraient jouer un rôle ?
Ce défi peut concerner plusieurs domaines de la trousse d’outils :
Politique : Existe-t-il des attentes claires concernant la communication des résultats d’évaluation ?
Culture : Les personnes ont-elles confiance dans le fait que les commentaires de rétroaction seront utilisés de manière constructive ?
Développement personnel : Les responsables sont-ils en mesure de discuter des résultats et de faciliter la mise en place d’améliorations au niveau local ?
Services de santé : Les conclusions des évaluations précédentes ont-elles permis d’apporter des améliorations visibles aux aides et aux services ?
Amélioration continue et évaluation : Existe-t-il des structures de gouvernance permettant d’examiner les résultats, de hiérarchiser les actions et de boucler la boucle ?
4. Quelles mesures d’amélioration pourraient être testées ?
5. Comment savoir si des améliorations sont en cours ?
Un faible taux de participation aux enquêtes est souvent un symptôme plutôt que le problème lui-même. L’amélioration continue nécessite plus que la simple collecte d’informations : elle requiert une gouvernance, de la confiance, des actions concrètes et une communication continue. Lorsque les personnes peuvent constater que leurs commentaires de rétroaction influencent les décisions et les améliorations, leur engagement devient plus significatif et durable.
Étude de cas n° 2
«Le canari dans la mine de charbon »
Une faculté de médecine examine les résultats de son enquête annuelle sur le bien-être. Les taux d’épuisement professionnel, de détresse morale et d’épuisement émotionnel sont élevés dans plusieurs groupes, notamment chez les étudiants, les enseignants et le personnel.
La direction prend acte de ces conclusions, mais la discussion s’oriente rapidement vers des questions relatives aux données. Ces résultats sont-ils dus à la charge de travail, à la culture d’entreprise, aux pressions du système, à des facteurs de stress sociétaux plus larges, ou à tout autre chose ? Pourquoi certaines unités semblent-elles rencontrer plus de difficultés que d’autres ? Les résultats reflètent-ils des défis temporaires ou des problèmes organisationnels plus profonds ?
Certains dirigeants estiment que ces conclusions sont trop vagues pour orienter l’action. D’autres craignent qu’agir sans preuve claire de causalité ne conduise à des interventions inefficaces. Alors que les discussions se poursuivent, aucun changement concret n’est mis en œuvre, et des tendances similaires apparaissent dans les enquêtes suivantes.
Le corps professoral a identifié un signal inquiétant, mais l’incertitude quant à sa signification a entraîné une paralysie. Les dirigeants hésitent à agir sans explications définitives, tandis que les membres de la communauté universitaire sont de plus en plus frustrés de voir que les préoccupations continuent d’être mesurées sans être prises en compte.
Le défi ne consiste pas à déterminer si une détresse existe, mais à savoir comment réagir lorsque les données indiquent un problème avant que ses causes profondes ne soient pleinement comprises.
Dans les mines, les canaris servaient autrefois de système d’alerte précoce en cas de présence de gaz toxiques. Le canari ne pouvait pas identifier la source du danger, mais il signalait qu’il fallait prêter attention à quelque chose.
Les données relatives au bien-être fonctionnent souvent de la même manière. Un niveau élevé d’épuisement professionnel, de détresse morale ou de tension psychologique n’explique peut-être pas précisément ce qui ne va pas, mais peut indiquer qu’une analyse plus approfondie et des mesures sont nécessaires.
L’amélioration continue repose sur la reconnaissance de ces signaux, leur analyse approfondie et une réponse adaptée, plutôt que d’attendre d’avoir une certitude absolue.
Mesures ciblées et pertinentes : Les indicateurs de bien-être peuvent aider à identifier les domaines préoccupants, même lorsque les causes sous-jacentes ne sont pas encore pleinement comprises.
Multiple Sources of Evidence: Les résultats d’enquêtes sont particulièrement utiles lorsqu’ils sont interprétés conjointement avec des retours qualitatifs, des données opérationnelles et des témoignages concrets.
Amélioration de la qualité et apprentissage adaptatif : L’amélioration continue encourage les organisations à tester et à affiner leurs réponses plutôt que d’attendre d’avoir une certitude absolue.
Interprétation et mise en perspective : Les données deviennent exploitables lorsqu’elles sont discutées, replacées dans leur contexte et traduites en priorités d’amélioration.
À l’intention des dirigeants et des décideurs
À l'attention des équipes d'évaluation et d'amélioration
À l'intention des membres du corps professoral, du personnel, des apprenants et des chercheurs
Pensez à une enquête, un rapport ou une consultation récente qui a mis en évidence un problème au sein de votre établissement.
Adopter une approche d’amélioration continue
1. Quelles données existent déjà ?
Avant de recueillir des informations supplémentaires, passez en revue les sources de données existantes.
Voici quelques exemples :
2. Que nous indique ce signal ?
L’objectif n’est pas d’identifier immédiatement une cause unique, mais de comprendre ce que ces données pourraient indiquer.
Parmi les facteurs pouvant contribuer à ce phénomène, on peut citer :
3. Quelles orientations stratégiques pourraient jouer un rôle ?
Ce défi peut concerner plusieurs domaines de la trousse d’outils :
Politique : Les politiques relatives à la charge de travail, à la planification des horaires, aux aménagements ou aux congés contribuent-elles à la pression ?
Espaces : Les environnements d’apprentissage et de travail favorisent-ils la récupération, les liens sociaux et le bien-être ?
Culture : Are psychological safety, respect, and belonging being experienced consistently across the organization?
Développement personnel : Les personnes ont-elles accès à des programmes de mentorat, d’accompagnement, de réflexion et à des occasions d’évolution professionnelle ?
Services de santé : Les aides sont-elles accessibles, fiables et adaptées aux besoins de la communauté ?
Amélioration continue et évaluation : Les résultats sont-ils interprétés, discutés et donnent-ils lieu à des actions de manière structurée ?
4. Quelles mesures d’amélioration pourraient être testées ?
L’objectif n’est pas de résoudre tous les problèmes immédiatement, mais de commencer à tirer des enseignements par l’action.
5. Comment savoir si des améliorations sont en cours ?
Les données relatives au bien-être constituent souvent des signaux d’alerte précoces plutôt que des explications définitives. L’amélioration continue ne nécessite pas une certitude absolue avant de passer à l’action. En combinant plusieurs sources de données, en analysant les tendances de manière réfléchie et en testant des réponses proportionnées, les facultés de médecine peuvent tirer des enseignements de ces signaux plutôt que de s’enliser dans la recherche d’une cause unique.
L’amélioration continue repose sur l’apprentissage collectif. Si les spécialistes de l’évaluation et les dirigeants institutionnels orientent souvent les efforts d’amélioration, un changement significatif nécessite la participation de toutes les personnes qui vivent, dispensent ou influencent les environnements d’apprentissage et de travail.
Cette section examine comment les différents rôles contribuent au retour d’information, à l’apprentissage, à la prise de décision et à l’amélioration continue.
Réfléchissez à votre rôle
Comment est-ce que je contribue à l’apprentissage, à l’amélioration et à la responsabilisation au sein de mon environnement ?
Quelles informations ou expériences puis-je partager pour aider à identifier les opportunités de changement ?
Comment puis-je contribuer à ce que le retour d’expérience débouche sur des actions concrètes ?
Passer des données à l’action
L’amélioration continue n’est pas la responsabilité d’un seul comité ou d’un seul dirigeant. Un changement durable s’opère lorsque tous les membres de l’établissement contribuent à une culture d’apprentissage, de réflexion et de responsabilité partagée.
Les dirigeants créent les conditions propices à l’amélioration continue. En définissant les priorités, en allouant les ressources et en intégrant la responsabilité dans les structures de gouvernance, ils contribuent à garantir que les conclusions de l’évaluation débouchent sur des actions concrètes.
Comment ce rôle contribue à des services de santé favorables
Une action visible renforce la crédibilité. Les personnes sont plus enclines à s’impliquer dans l’évaluation lorsqu’elles voient les dirigeants donner suite aux enseignements tirés.
Les responsables opérationnels et le personnel contribuent à la mise en œuvre de la stratégie. Ils coordonnent les activités d’évaluation, soutiennent les efforts de mise en œuvre et aident les équipes à utiliser les informations pour apporter des améliorations concrètes
Comment ce rôle contribue à des services de santé favorables
Mettre l’accent sur la visibilité des améliorations. Les petits changements mis en œuvre et communiqués suscitent souvent davantage de confiance que les grands projets qui restent invisibles.
Les membres du corps professoral apportent un éclairage pratique sur la manière dont les politiques, les systèmes, les environnements d’apprentissage et les processus de travail influent sur le bien-être. Leurs expériences contribuent à garantir que les efforts d’amélioration restent ancrés dans les réalités du quotidien.
Comment ce rôle contribue à des services de santé favorables
L’amélioration continue ne nécessite pas toujours des changements à grande échelle. Identifier et surmonter de petits obstacles locaux peut avoir un impact significatif au fil du temps.
Les apprenants et les stagiaires apportent une expérience de terrain précieuse et identifient souvent les problèmes émergents avant même qu’ils ne soient mis en évidence par les mécanismes formels de production de rapports. Leurs points de vue contribuent à garantir que les efforts d’amélioration reflètent les réalités des environnements d’apprentissage.
Comment ce rôle contribue à des services de santé favorables
Votre point de vue constitue une forme de preuve. L’expérience vécue fournit un contexte important qui aide les organisations à comprendre ce que les données seules ne peuvent expliquer.
Les chercheurs et scientifiques apportent leur expertise méthodologique, leur approche systémique et leur engagement en faveur d’une prise de décision fondée sur des données probantes. Ils contribuent à renforcer les pratiques d’évaluation et attirent l’attention sur les réalités propres aux environnements de recherche.
Comment ce rôle contribue à des services de santé favorables
La recherche et l’amélioration de la qualité poursuivent des objectifs différents mais complémentaires. Les chercheurs peuvent contribuer à garantir que les efforts d’amélioration soient à la fois concrets et fondés sur des données probantes.
Aller de l’avant ensemble
L'amélioration continue est plus efficace lorsque l'évaluation, l'amélioration de la qualité et la prise de décision sont étroitement liées. Qu'il s'agisse de recueillir des commentaires de rétroaction, d'interpréter les conclusions, de tester des changements ou de communiquer les résultats, chaque rôle contribue à créer une institution qui tire les leçons de son expérience et agit en conséquence.
Comment nous contribuons collectivement
Les mesures éclairent l’amélioration, mais ce sont les actions qui la concrétisent.
Les outils et ressources présentés dans cette section sont conçus pour faciliter l’évaluation pratique, l’amélioration de la qualité et l’apprentissage organisationnel. Que vous planifiiez une initiative, sélectionniez des indicateurs, interprétiez des résultats ou communiquiez des conclusions, ces ressources peuvent vous aider à transformer vos connaissances en actions concrètes.
Ce que vous trouverez dans cette section
Adaptez et utilisez ce qui correspond le mieux à votre contexte.
Poursuivez votre exploration de la trousse d’outils :
Examiner, développer et renforcer les services de santé du corps professoral
Explore our Tools and Resources
Élaboré dans le cadre de l’Initiative sur la culture de la médecine universitaire (ICMU) de l’AFMC
© 2026 Association des facultés de médecine du Canada. Tous droits réservés.
Nous vous invitons à nous faire part de vos commentaires afin de contribuer à l’amélioration des prochaines versions de la trousse d’outils.
Vos questions, suggestions et corrections sont toujours les bienvenues.
Le bien-être compte : Une trousse d’outils pour la mise en œuvre de la Charte de l’Okanagan · Version 1.0 · Septembre 2026