Le bien-être compte

Une trousse d’outils pour la mise en œuvre de la Charte de l’Okanagan

Le bien-être compte

Une trousse d’outils pour la mise en œuvre de la Charte de l’Okanagan

Navigation dans la trousse d’outils

Les fondements d’un environnement favorable à la santé

Guide pour établir des bases solides en faveur de la promotion de la santé

Environnement favorable à la santé

Concepts fondamentaux d’un environnement favorable à la santé

Cette section présente le vocabulaire commun et les concepts fondamentaux qui sous-tendent un environnement favorable à la santé.

Elle explore la manière dont la Charte de l’Okanagan s’applique au sein de l’éducation médicale, et comment elle s’articule avec la sécurité physique, psychologique et culturelle, ainsi qu’avec l’équité, la diversité, l’inclusivité et l’accessibilité (EDIA).

Ensemble, ces concepts constituent une base permettant de comprendre comment les environnements façonnent la manière dont les personnes apprennent, travaillent et vivent au sein des facultés de médecine.

Cette section pose les bases du reste de la trousse d’outils. Elle présente les concepts, principes et approches clés qui sous-tendent les environnements favorables à la santé.

Qu’est-ce qu’un environnement favorable à la santé ?

« Des environnements qui soutiennent délibérément les compétences, les aspirations et les défis des apprenants, des membres du corps professoral et du personnel, grâce à des politiques axées sur le bien-être, à des communautés favorisant les liens et à des ressources qui soutiennent les soins aux patients et l'épanouissement personnel, le tout au sein de milieux inclusifs. »

Pourquoi est-ce important dans la formation médicale ?

Un environnement sûr et favorable à la santé est fondamental pour la réussite et le bien-être de tous les membres de la communauté médicale. La formation médicale est exigeante, et les étudiants, les enseignants et le personnel sont confrontés quotidiennement à des pressions cognitives, émotionnelles et physiques. Les environnements qui accordent la priorité à la sécurité et à la promotion de la santé permettent à chacun de s’investir pleinement, de collaborer efficacement et de développer ses compétences et son identité professionnelle sans le fardeau supplémentaire d’un stress ou d’un préjudice évitable. Favoriser le bien-être ne repose pas uniquement sur l’effort individuel; il s’agit de façonner délibérément des systèmes, des politiques et des cultures dans lesquels chacun peut travailler, apprendre et prodiguer des soins en exploitant pleinement son potentiel.

Les environnements favorables à la santé façonnent également la manière dont les futurs médecins exerceront leur métier. En favorisant des cultures fondées sur le respect, l’inclusion, la collaboration et le partenariat, ils soutiennent le développement de praticiens capables de s’engager de manière significative auprès des patients, des familles et des communautés en tant que partenaires de santé. Ainsi, l’engagement centré sur le patient n’est pas seulement une valeur, mais un résultat essentiel de la formation médicale qui s’étend au-delà des établissements universitaires pour s’inscrire dans la pratique clinique et les contextes communautaires.

Les environnements favorables à la santé influencent directement l’avenir de la médecine. Lorsque le bien-être est ancré dans la culture institutionnelle, il favorise des comportements professionnels plus sains, soutient l’innovation et l’apprentissage, et aide à préparer les médecins à contribuer à des systèmes de santé sûrs, inclusifs et durables. En favorisant des cultures favorables à la santé au sein des facultés de médecine, les établissements peuvent influencer les environnements d’apprentissage, de travail et de soins dont bénéficient les professionnels de santé, les patients et les communautés tout au long du continuum de soins.

La Charte de l'Okanagan

La Charte de l’Okanagan est un cadre international qui guide les établissements d’enseignement supérieur dans leur transformation en environnements favorables à la santé. Elle invite les campus à aller au-delà des initiatives de bien-être individuelles ou ponctuelles pour intégrer la santé dans tous les aspects des systèmes et de la culture du campus.

Élaborée en 2015 grâce à une collaboration mondiale entre des responsables de l’enseignement supérieur et de la promotion de la santé, la Charte s’appuie sur des décennies de travail dans le domaine de la promotion de la santé, notamment sur les principes fondamentaux de la Charte d’Ottawa pour la promotion de la santé (1986).

« La santé est engendrée et vécue dans les divers cadres de la vie quotidienne : là où l’on apprend, où l’on travaille, où l’on joue et où l’on aime. »

– Charte d’Ottawa pour la promotion de la santé

Objectif de la Charte

La Charte de l’Okanagan fournit un cadre commun destiné à guider les établissements dans la promotion de la santé et du bien-être de manière intentionnelle, coordonnée et durable. Elle aide les établissements à :

  • harmoniser leurs politiques, leurs pratiques et leurs environnements avec les principes de promotion de la santé;
  • renforcer la collaboration au sein de l’institution et au-delà;
  • générer des connaissances et favoriser l’innovation en matière de promotion de la santé;
  • contribuer à un bien-être social, culturel et écologique collectif.
 

L’essentiel n’est pas de créer de nouvelles tâches, mais de tirer parti de la Charte pour aider les institutions à intégrer et à harmoniser les efforts existants, créant ainsi une cohésion et un impact accru sur l’ensemble du continuum.

La Charte comporte deux appels à l’action :

 

1

 

Intégrer la santé dans tous les aspects de la culture de campus, dans l’ensemble de l’administration, des opérations et des mandats académiques.

 

2

 

Mener, dans une perspective locale et globale, des actions et des collaborations promotrices de la santé.

 

Ensemble, ces appels à l’action positionnent les établissements à la fois comme garants de la promotion de la santé au sein de leur propre environnement et comme partenaires collaboratifs pour faire progresser le bien-être au-delà des frontières institutionnelles.

Une approche systémique du bien-être

L’une des caractéristiques déterminantes de la Charte de l’Okanagan réside dans son approche systémique globale. La santé et le bien-être ne sont pas considérés comme relevant de la responsabilité d’un seul programme ou service, ni comme le résultat des seuls comportements individuels. Ils sont au contraire façonnés par l’interaction et l’imbrication des éléments suivants :

  • politiques et gouvernance institutionnelles
  • environnements physiques et virtuels
  • culture organisationnelle et relations accès
  • aux services et aux soutiens
  • enseignement, apprentissage et conditions de travail
 

Cette perspective déplace l’accent mis sur la persévérance individuelle vers la conception intentionnelle d’environnements favorisant la santé et le bien-être dès leur conception.

Pertinence pour les facultés de médecine

Les facultés de médecine sont des systèmes complexes où l’enseignement, les soins cliniques, la recherche et l’administration sont interreliés. Dans ces environnements, la santé et le bien-être sont influencés par des facteurs tels que la charge de travail, la culture d’apprentissage, les pratiques de leadership, l’équité et l’inclusion, ainsi que l’accessibilité au soutien.

Appliquer les principes de la Charte de l’Okanagan dans ce contexte signifie :

  • harmoniser les politiques et les structures institutionnelles avec des valeurs favorables à la santé;
  • intégrer la promotion de la santé dans les programmes d’études, la formation clinique et les pratiques universitaires;
  • favoriser des environnements d’apprentissage et de travail plus sûrs et plus inclusifs;
  • soutenir les étudiants, les enseignants et le personnel tout au long de leur parcours professionnel et de leur formation.
 

La Charte ne prescrit pas une approche unique. Elle fournit plutôt un cadre souple pouvant être adapté aux contextes, priorités et besoins locaux.

Du cadre à l’action

La Charte n’est pas destinée à rester au stade conceptuel. Sa valeur réside dans la manière dont elle est mise en œuvre. Cette trousse d’outils traduit la Charte en actions concrètes en reliant ses principes aux réalités du milieu de la médecine universitaire, en proposant des stratégies portant sur les politiques, la culture, les espaces et les services, et en favorisant une mise en oeuvre coordonnée à l’échelle du système. Ce faisant, elle contribue à passer d’aspirations communes à des actions communes, et d’efforts isolés à un changement durable à l’échelle de l’établissement.

La Charte de l’Okanagan invite les facultés de médecine à repenser la manière dont la santé et le bien-être sont favorisés. Non pas comme une priorité supplémentaire, mais comme un élément fondamental de notre façon d’enseigner, d’apprendre, de travailler et de diriger.

Mise en œuvre de la Charte de l’Okanagan At a Glance

Ces éléments sont interreliés et évoluent souvent en parallèle

Principes clés pour la création d’un environnement favorable à la santé

Ces principes directeurs sont intégrés dans l’ensemble de la trousse d’outils

Prendre en compte l’environnement dans son ensemble : culture, politiques, espaces et relations.

Intégrer le bien-être dans tous les rôles, toutes les fonctions et toutes les activités.

Élaborer ensemble des solutions avec les apprenants, le corps professoral, le personnel et les partenaires.

S'engager dans tous les domaines et tous les secteurs pour renforcer l'impact.

S'appuyer sur les données, la recherche et l'amélioration continue pour orienter les décisions.

S’appuyer sur ce qui fonctionne déjà et généraliser les pratiques efficaces.

Ancrer les actions dans le terrain, la culture et les savoirs communautaires.

Promouvoir le bien-être par l’équité, la dignité et la justice sociale.

 

Les établissements promoteurs de la santé s’engagent à mener une action à l’échelle du système qui crée les conditions permettant aux personnes et aux communautés d’apprendre, de travailler, de tisser des liens et de s’épanouir pleinement.

Sécurité (PPC) physique, psychologique et culturelle

Des environnements plus sûrs et plus inclusifs, favorables à la promotion de la santé, ne se définissent pas uniquement par des politiques et des programmes, mais aussi par la manière dont les personnes vivent au quotidien leurs conditions d’apprentissage et de travail.

La sécurité physique, psychologique et culturelle (PPC) offre un cadre commun permettant de comprendre les conditions qui favorisent le bien-être au sein des facultés de médecine.

Définitions de la sécurité PPC 

*telle que définie par l’Association médicale canadienne (AMC)6

La sécurité physique résulte d’un milieu où l’on peut cerner et atténuer les préjudices, les blessures et les maladies, les risques de préjudices et de blessures ainsi que les préjudices et blessures évités de justesse causés par une personne, une substance quelconque, un objet, un risque ou une pratique professionnelle.

La sécurité psychologique désigne un climat de confiance et de respect dans lequel les personnes sont à l’aise d’exercer toute l’étendue de leur champ d’activité et de développer tout leur potentiel, et où elles sont assurées que les membres de leur équipe et les gestionnaires ne vont pas embarrasser ou punir une personne qui s’est exprimée dans le cadre de ses fonctions.

La sécurité culturelle repose sur l’acceptation et sur un engagement respectueux qui reconnaît les identités, les différences et les préférences individuelles, et qui s’efforce de remédier aux déséquilibres de pouvoir inhérents au système de santé afin de créer un milieu exempt de racisme et de discrimination dans lequel chaque personne sent qu’elle peut être elle-même, sans risque.

 

Le sentiment de sécurité psychologique est un concept large qui fait référence au sentiment de stabilité intérieure d’une personne, à sa sécurité émotionnelle, à la confiance en sa propre valeur et à la conviction qu’elle peut surmonter les défis sans craindre de subir un préjudice émotionnel. Il décrit un état intérieur, plutôt qu’une situation au sein d’une équipe ou d’une organisation. Il se distingue de la sécurité psychologique (qui concerne la dynamique de groupe). Le sentiment de sécurité psychologique renvoie au sentiment que l’on ressent en soi.

Lien entre la sécurité PPC et la Charte

La sécurité physique, psychologique et culturelle (PPC) définit ce à quoi ressemble et ce que l’on ressent concrètement dans un environnement favorable à la santé.

La Charte de l’Okanagan fournit le cadre et les orientations nécessaires pour créer et maintenir ces conditions à l’échelle du système.

Ensemble, elles relient les principes à la pratique, garantissant ainsi que la promotion de la santé soit à la fois conçue de manière intentionnelle et vécue de façon significative au sein des facultés de médecine.

Dimension

Concrètement, cela se traduit par

Lien avec la Charte

Sécurité

culturelle

  • Conception sécuritaire des espaces physiques
  • Considérations ergonomiques et relatives à la charge de travail
  • Accès aux services de santé

La Charte préconise des environnements favorisant la santé physique, le bien-être et la sécurité, en concevant des espaces qui favorisent le bienêtre des enseignants, des apprenants et du personnel.

Sécurité

psychologique

  • Communication ouverte et sans crainte
  • Soutien à la santé mentale et au bien-être sécurité
  • Dynamiques d’équipe respectueuses

La Charte invite les enseignants à prioriser la santé mentale et le bien-être, en créant des environnements où la psychologique est ancrée dans la culture et où chacun se sent soutenu. 

Sécurité

culturelle

  • Respect de la diversité des identités et des expériences vécues
  • Lutter contre les déséquilibres de pouvoir
  • Environnements inclusifs et équitables

La Charte prône l’inclusivité et la diversité, en favorisant des environnements où la sécurité culturelle est ancrée et où les campus sont ouverts à toutes les identités et à tous les parcours.

Pourquoi la sécurité PPC est-elle importante pour la promotion de la santé ?

La sécurité physique, psychologique et culturelle sont étroitement liées et se renforcent mutuellement. Lorsqu’une de ces dimensions fait défaut, l’environnement global est déséquilibré.

Ensemble, elles créent les conditions permettant aux personnes et aux communautés de se sentir en sécurité, valorisées et capables de s’épanouir pleinement.

Questions de réflexion 

  • Où voyons-nous des points forts en matière de sécurité PPC au sein de notre environnement ?
  • Quels aspects nécessitent davantage d’attention ou d’investissement ?
  • Comment ces conditions sont-elles perçues différemment selon les rôles ou les groupes ?
  • Quels petits changements pourraient renforcer la sécurité PPC dans notre quotidien ?

Équité, diversité, inclusion et accessibilité

L'équité, la diversité, l'inclusion et l'accessibilité (EDIA) sont des éléments fondamentaux et distincts qui contribuent à la création d'environnements d'apprentissage et de travail favorable à la santé. Dans le cadre de la Charte de l'Okanagan, l'EDIA garantit que les efforts visant à promouvoir la santé et le bienêtre bénéficient de manière équitable à l'ensemble des personnes et des communautés, dans toute leur diversité.

La terminologie pouvant évoluer ou varier d’un établissement à l’autre, l’importance ne réside pas nécessairement dans le nom donné au concept d’EDIA, mais dans ce qu’il permet : lutter contre les inégalités structurelles, favoriser une participation significative et soutenir la santé et le bien-être de tous les apprenants, enseignants, membres du personnel et patients.

L’EDIA n’est donc pas un « complément » à la promotion de la santé, mais une condition essentielle qui façonne les engagements institutionnels en faveur du bien-être de manière significative, efficace et durable.

Pourquoi l’EDIA est-elle importante pour la promotion de la santé ?

Les environnements qui ne tiennent pas compte des iniquités structurelles peuvent renforcer les obstacles à la participation, limiter l’accès aux possibilités et contribuer à l’exclusion, à l’épuisement professionnel et à la méfiance.

Lorsque l’EDIA est intégrée dans les politiques, les pratiques et la culture, les institutions sont mieux à même de favoriser un accès équitable, de renforcer le sentiment d’appartenance et de créer les conditions permettant à chacun de participer pleinement et en toute sécurité. *Dans le domaine de l’éducation médicale et des soins de santé, ces conditions sont directement liées au bien-être des apprenants, à l’efficacité des équipes, ainsi qu’à la qualité et à l’équité des soins.

Éléments fondamentaux de l’EDIA dans la promotion de la santé

L'équité consiste à identifier et à surmonter les obstacles systémiques ancrés dans les politiques, les pratiques et la culture institutionnelle. Cela inclut :

🔹 Les pratiques d’admission, d’évaluation et de recrutement
🔹 L’accès au mentorat et aux possibilités de leadership
🔹 La répartition des ressources et du soutien

Les engagements ambitieux ne suffisent pas à eux seuls. Sans changements comportementaux et structurels correspondants, les institutions risquent de voir leurs membres se désengager et se désillusionner, en particulier parmi ceux qui continuent de subir des iniquités, notamment les femmes, les médecins autochtones et les médecins noirs.

La diversité reflète la présence de différences en matière d’identité, d’origine, d’expérience et de modes de connaissance. Dans les environnements favorables à la santé, la diversité ne se résume pas à la représentation, mais concerne également

🔹 Quels savoirs sont intégrés dans les programmes d’études
🔹 Quels points de vue éclairent la prise de décision
🔹 Quelles expériences sont reconnues comme valables

La diversité sans inclusion ni équité peut renforcer les déséquilibres de pouvoir existants.

L’inclusion est la pratique active et continue consistant à créer des environnements dans lesquels les personnes se sentent respectées, valorisées et capables d’apporter une contribution significative. Cela implique notamment :

🔹Aborder les rapports de force liés à la hiérarchie, aux titres et aux perceptions
🔹 Créer un espace favorable à la diversité des points de vue et des expériences vécues
🔹 Soutenir les pratiques quotidiennes qui témoignent d’un sentiment d’appartenance (par exemple, le partage des pronoms, le soutien visible)

L’inclusion va au-delà de la simple représentation : elle nécessite la possibilité de s’exprimer, d’exercer une influence et de se sentir en sécurité psychologique.

L’accessibilité est plus efficace lorsqu’elle est intégrée dès le départ grâce à une conception universelle, plutôt que d’être abordée uniquement par le biais d’aménagements individuels. Cela implique :

🔹 la conception d’environnements souples et accessibles à un large éventail de personnes;
🔹 la réduction des obstacles de manière proactive plutôt que de façon réactive;
🔹 la mise en oeuvre les normes techniques en constante évolution dans la pratique quotidienne.

Passer des aménagements à la conception permet de préserver la dignité, de réduire la stigmatisation et profite à tous, et pas seulement aux personnes ayant un handicap déclaré.

L’EDIA s’appuie sur plusieurs fondements transversaux qui déterminent la manière dont elle est comprise et mise en oeuvre.

Fondements transversaux

L'intersectionnalité reconnaît que les personnes sont confrontées à des formes d'iniquités qui se recoupent et se cumulent. Cependant, lorsque plusieurs concepts sont regroupés sans distinction claire, il existe un risque de dilution. Une mise en oeuvre efficace nécessite de trouver un juste équilibre entre complexité et clarté :

🔹 Identifier les iniquités et les obstacles précis
🔹 Comprendre comment elles interagissent entre elles et avec l’environnement
🔹Concevoir des réponses qui reflètent les réalités vécues par les personnes à travers leurs multiples identités plutôt que des catégories généralisées

 Il est essentiel d’établir une compréhension commune de la portée et des limites de l’EDIA, en particulier dans des contextes où la terminologie peut être interprétée de différentes manières.

🔹 Des termes tels que « marginalisé » peuvent, sans qu’on le veuille, renforcer l’exclusion en définissant les personnes par rapport à une norme dominante
🔹Les établissements devraient employer le langage de manière réfléchie et intentionnelle, en tenant compte de la façon dont il reflète les valeurs, les rapports de pouvoir et le sentiment d’appartenance
🔹 Reconnaître l’influence de la hiérarchie, des titres et des perceptions sur les voix sont entendues

Pour que les progrès soient durables, il faut passer de l’intention à l’action :

🔹Intégrer l’EDIA dans les structures décisionnelles
🔹Recueillir et analyser des données ventilées (par exemple, admissions, accès au mentorat, résultats)
🔹Démontrer l’impact pour maintenir la dynamique et contrer les discours négationnistes

L’équité et le bien-être ne doivent pas être traités comme des thèmes isolés ou des initiatives ponctuelles. Lorsqu’ils sont considérés comme des éléments complémentaires, ils risquent de perdre de leur pertinence et de leur impact. Au contraire, l’EDIA doit être intégrée dans :

🔹 les programmes d’études et l’évaluation;
🔹 la culture organisationnelle et le leadership;
🔹 les politiques, les processus et les systèmes d’évaluation.

Comprendre l’EDIA en lien avec la sécurité physique, psychologique et culturelle, ainsi qu’avec les principes fondamentaux de la Charte de l’Okanagan, permet de jeter les bases nécessaires à la mise en oeuvre de stratégies de promotion de la santé à la fois efficaces et équitables.

Mettre les principes fondamentaux en pratique

Guide de mise en œuvre en cinq étapes

Cette section traduit les concepts fondamentaux en actions concrètes.

En s’appuyant sur ce que vous avez appris, elle présente une approche étape par étape pour vous aider à planifier, mettre en oeuvre et pérenniser un environnement favorable à la santé au sein de votre établissement.

Grâce à ces étapes, vous identifierez les priorités, mobiliserez votre réseau et mènerez des actions coordonnées pour créer un changement significatif et durable.

 

Lancer une initiative ou une action favorable à la santé au sein de votre faculté peut sembler une tâche colossale. Commencez par déterminer clairement où concentrer votre énergie et vos ressources.

Une évaluation des besoins peut constituer un point de départ précieux, vous aidant à comprendre les atouts, les lacunes et les opportunités actuels au sein de votre environnement, et garantissant que vos priorités s’appuient sur des données et des points de vue diversifiés.

Dans la mesure du possible, veillez à ce que le processus soit inclusif, transparent et itératif, et partagez les résultats avec la communauté afin de bâtir la confiance et de maintenir l’engagement.

 

Que peut inclure une évaluation des besoins ? 

Des enquêtes et des questionnaires pour recueillir des avis auprès des apprenants, des enseignants et du personnel

Des groupes de discussion ou des séances d’écoute pour explorer les expériences de manière plus approfondie et recueillir des points de vue variés

L’analyse des données existantes (par exemple, enquêtes d’engagement, indicateurs de bien-être, rapports d’incidents, évaluations)

Analyses contextuelles des espaces physiques, des dynamiques sociales et des conditions organisationnelles

Des revues des politiques et des processus afin d’identifier les lacunes ou les incohérences par rapport aux principes de promotion de la santé

Recensement des initiatives et des ressources existantes afin de comprendre ce qui est déjà en place et d’identifier les lacunes ou les doublons

 

Une fois que vous avez analysé les besoins de votre établissement, vous pouvez commencer à définir et à hiérarchiser vos actions. Ancrer les priorités dans une évaluation réfléchie permet de concentrer les efforts et les ressources là où ils auront le plus d’impact et jette des bases solides pour un changement durable et significatif.

 

Tenez compte des éléments suivants :

Actions : identifiez des étapes claires pour atteindre chaque objectif.

Partenaires clés : déterminez qui doit être impliqué (direction du corps professoral, administration, patients, apprenants, etc.)

Indicateurs de réussite et rapports : définissez des indicateurs mesurables pour suivre les progrès, ainsi que les éléments clés qui témoignent d’un changement significatif.

Ressources nécessaires : déterminez les ressources humaines, financières et organisationnelles nécessaires pour soutenir chaque action.

Hiérarchisation : attribuer une priorité relative en fonction de l’impact et de la faisabilité (par exemple : élevée, moyenne, faible)

Statut : mettez en place un système simple pour suivre les progrès Par exemple, un code couleur (rouge = pas encore lancé, vert = en cours, bleu = atteint).

 

Passer de la planification des priorités à l’action

 

Exemple : Une évaluation des besoins menée au sein d’une faculté a mis en évidence une lacune en matière de gouvernance, notamment l’absence d’une structure formelle chargée de coordonner et de faire progresser les initiatives en faveur du bien-être. En réponse à cela, la création d’un comité du bien-être à l’échelle de la faculté a été identifiée comme une priorité. Le groupe a suivi le processus de planification et a soumis sa proposition au doyen afin d’obtenir son soutien.

 

Domaine prioritaire : Politiques / Gouvernance et leadership au service du bien-être

Actions : Mettre en place un comité de bien-être à l’échelle de la faculté, composé de représentants de tous les rôles; définir son mandat, son cadre de référence et sa structure hiérarchique

Partenaires clés : Direction de la faculté (bureau du doyen), directeurs de programme, enseignants, étudiants, personnel administratif, services chargés du bien-être

Indicateurs de réussite : Comité mis en place avec un mandat officiel; fréquence régulière des réunions (par exemple, trimestrielle); représentation de tous les rôles; intégration dans la structure de gouvernance.

Rapports : Perception de la visibilité et de la crédibilité du comité; retours d’expérience sur le caractère inclusif de la représentation; exemples de problèmes soulevés et traités.

Ressources nécessaires : Soutien administratif; temps dédié pour les membres; budget de fonctionnement modeste.

Niveau de priorité : Élevé

Statut : En cours

 

Une fois que vous avez identifié vos besoins et détaillé votre liste de priorités, envisagez de créer un document de planification pour évaluer et suivre les progrès de toutes vos initiatives et actions. Il pourrait ressembler à ceci :

 

Questions de réflexion pour orienter la planification des priorités vers l’action

  • Quels sont les domaines d’impact les plus urgents pour votre faculté à l’heure actuelle ? (Reportez-vous aux six orientations stratégiques.)
  • Quelles actions, si elles sont mises en oeuvre rapidement, pourraient créer une dynamique dans d’autres domaines ? (Par exemple, améliorer les espaces partagés pour favoriser la collaboration)
  • Quelles structures de gouvernance, quels comités ou quelles initiatives existants peuvent être mis à profit ou renforcés ?
  • Comment allez-vous soutenir la mise en oeuvre grâce à une collaboration et une communication claire entre les différents rôles ?
  • Comment allez-vous vous assurer que les initiatives sont visibles, mesurables et harmonisées aux objectifs de votre faculté ?
  • Quelles ressources spécifiques sont nécessaires, et comment seront-elles obtenues ?
 

À retenir :

  • Veillez à ce que le processus soit inclusif et représentatif
  • Faites preuve de transparence quant à l’objectif et à l’utilisation des résultats
  • Partager les résultats avec la communauté pour bâtir la confiance et créer une dynamique
  • Réexaminer et mettre à jour régulièrement le processus dans le cadre d’une démarche continue et itérative
 
 

Les environnements favorables à la santé se construisent grâce à un réseau de personnes et de groupes capables d’influencer les politiques, les pratiques et la culture par le biais d’efforts coordonnés et collaboratifs. Si chacun contribue au bien-être, chacun le fait à sa manière.

En vous appuyant sur les priorités que vous avez identifiées, l’étape suivante consiste à déterminer qui est le mieux placé pour faire avancer ce travail.

 

Votre réseau peut inclure des personnes qui :

  • définissent l’orientation et les priorités;
  • fournissent des services et du soutien;
  • recueillent et interprètent des données;
  • constatent directement les effets de ces efforts;
  • influencent la culture par leurs interactions quotidiennes;
  • conçoivent et mettent en oeuvre des programmes et des initiatives.

 

La promotion de la santé est un domaine complexe et à plusieurs niveaux; lorsque les relations sont intentionnelles et que les contributions sont visibles, les institutions peuvent passer d’efforts isolés à une action coordonnée.

Un environnement favorable à la santé intègre l’EDIA, le bien-être et la justice sociale non pas comme des efforts parallèles, mais comme des éléments délibérément intégrés à la manière dont les personnes vivent, apprennent et travaillent au sein de cet environnement. Pour y parvenir, il faut disposer des leviers adéquats pour faire avancer les choses.

 

Un réseau solide permet de :

  • tirer parti de la diversité des expertises et des points de vue à travers les différents rôles et disciplines;
  • renforcer la collaboration et la communication, en réduisant les doublons et les lacunes;
  • faire progresser l’équité et l’inclusion en tenant compte des expériences vécues dans la prise de décision;
  • favoriser l’engagement et l’appropriation collective des initiatives en matière de bien-être;
  • soutenir l’évaluation et l’amélioration continue grâce à de multiples sources de données;
  • permettre une utilisation plus stratégique des ressources et renforcer les capacités;
  • favoriser un changement de culture à tous les niveaux, de la direction aux apprenants
 

Ne vous limitez pas à votre établissement ! Élargir votre réseau à l’échelle régionale et nationale peut renforcer l’impact, favoriser l’apprentissage partagé et amplifier le changement !

 

Aspects clés de la cartographie de votre réseau

 

1. Identifiez vos leviers de changement : Toutes les personnes, tous les groupes ou toutes les entités concernées par ce travail ou susceptibles de l'influencer.

 

2. Déterminez leur niveau : 

    • d’influence : dans quelle mesure leurs actions peuvent-elles influencer le résultat ?
    • d’intérêt dans quelle mesure le résultat affecte-t-il leurs besoins ?
 

3. Évaluez leur capacité à participer et trouvez des moyens de les impliquer Envisagez d’utiliser une grille d’analyse :

 

Questions de réflexion pour vous aider à cartographier votre réseau

  • Qui sont les personnes ou les groupes clés qui contribuent actuellement au bien-être et à la promotion de la santé ?
  • Qui manque à l’appel ou est sous-représenté, en particulier parmi les groupes méritant une attention particulière en matière d’équité ou occupant des rôles moins visibles ?
  • Où existe-t-il déjà des liens et des collaborations solides ?
  • Où les liens sont-ils faibles, cloisonnés ou inexistants ?
  • Qui influence les politiques, les ressources et la prise de décision ?
  • Qui façonne la culture et les expériences au quotidien au sein de votre faculté ?
  • Comment les apprenants, le personnel, les enseignants et les patients/communautés s’impliquent-ils dans votre réseau ?
  • Quels mécanismes existent (ou sont nécessaires) pour favoriser la communication, la cohérence et la responsabilité partagée ?

 

À retenir :

  • La « fatigue de la représentation » : on demande souvent aux mêmes personnes d’apporter leur contribution à plusieurs reprises
  • Envisager des possibilités d'accompagnement et de renforcement des compétences auprès des nouveaux contributeurs
  • Veillez à ce que la participation soit mutuellement bénéfique et apporte une valeur ajoutée évidente à toutes les personnes concernées
  • Dans la mesure du possible, offrez une reconnaissance, une rémunération ou du temps réservé pour favoriser l'engagement

 

Construire un réseau de membres du corps professoral promoteurs de la santé

Les facultés qui font la promotion de la santé s’articulent autour d’un réseau de rôles interconnectés. Si le leadership contribue à définir l’orientation, les changements significatifs sont portés par une action coordonnée et des expériences vécues à tous les niveaux. Des catalyseurs tels que l’EDIA et l’amélioration fondée sur les données favorisent l’harmonisation et l’impact à l’échelle du système.

 

 

Le changement dans des environnements complexes prend du temps, mais les progrès sont portés par des actions claires, une responsabilité partagée et une dynamique soutenue. Plutôt que d’attendre des conditions idéales, concentrez-vous sur la mise en œuvre de mesures délibérées et réalisables qui contribuent à la réalisation d’objectifs à long terme.

Une fois les priorités identifiées et votre réseau en place, l’étape suivante consiste à traduire les plans en actions concrètes. Cela implique de passer des idées à une mise en œuvre coordonnée au sein de votre faculté.

 

Passer de la planification à l’action

 

Commencez par des actions rapides : Identifiez un petit nombre d’initiatives réalisables et à fort impact pour créer une dynamique.

 

Clarifiez les rôles et les responsabilités : Assurez-vous que les membres de votre réseau comprennent bien leurs contributions et leurs responsabilités.

 

Intégrez les actions dans les structures existantes : Alignez-vous, dans la mesure du possible, sur les comités, les processus de gouvernance et les initiatives en cours.

 

Communiquez de manière claire et cohérente : Partagez les priorités, les progrès et les possibilités d’engagement au sein de la faculté.

 

Allouez les ressources nécessaires : Veillez à ce que le temps, le financement et le soutien nécessaires soient en place pour pérenniser les efforts.

 

Suivez les progrès et adaptez-vous : Utilisez les données et les retours d’expérience pour affiner et améliorer vos actions au fil du temps.

 

La mobilisation n’est pas un effort ponctuel : elle nécessite une attention continue et des ajustements permanents.

 

Maintenir la dynamique

  • Mettez en place des suivi réguliers et des mécanismes de reddition de comptes afin d’assuer la visibilité et la responsabilité
  • Célébrez les premiers succès et les progrès réalisés pour renforcer l'engagement
  • Soyez prêts à vous adapter à mesure que les besoins, les contextes et les priorités évoluent
  • Renforcez l’idée que la responsabilité du bien-être est partagée dans l’ensemble du système et qu’elle n’incombe pas à une seule personne ou à un seul groupe.

 

Des actions précoces et visibles contribuent à démontrer les progrès accomplis, à instaurer la confiance et à susciter l’élan nécessaire à un changement plus large. Concentrez-vous sur ce qui est réalisable dès maintenant tout en œuvrant à une transformation à plus long terme.

Les progrès peuvent être progressifs, mais grâce à une action coordonnée et délibérée, les institutions peuvent évoluer, créant ainsi des environnements où le bien-être n’est pas une simple aspiration, mais fait partie intégrante de la manière dont la médecine universitaire est conçue et vécue.

 

Les six orientations stratégiques ont été adaptées de la Charte de l’Okanagan pour s’inscrire dans le contexte de l’enseignement médical. Cette trousse d’outils propose des conseils et des mesures concrètes pour vous aider à mettre en oeuvre chacune de ces six orientations au sein de votre environnement, quel que soit votre rôle.

Une fois vos priorités définies, votre réseau établi et vos actions engagées, ces axes contribuent à garantir que vos efforts soient globaux, coordonnés et harmonisés à l’échelle du système.

Plutôt que d’aborder les initiatives de manière isolée, utilisez les orientations stratégiques pour organiser, renforcer et développer votre travail, en veillant à ce que les différents acteurs de la faculté collaborent pour favoriser le bien-être.

 

Les six orientations stratégiques de la Charte de l’Okanagan

 

1. Élaborer et mettre en oeuvre des politiques favorables à la santé

Examiner, élaborer et coordonner les politiques et les pratiques qui intègrent la santé, le bien-être, l’équité et la durabilité aux processus de planification, de prise de décisions, et de reddition de compte de l’établissement.

 

2. Créer des espaces durables, favorables et inclusifs

Créer et maintenir des environnements favorables, inclusifs et propices à la santé en aménageant de façon réfléchie les espaces physiques, naturels, sociaux, culturels, universitaires, organisationnels et virtuels qui influent sur les façons dont les personnes apprennent, travaillent, enseignent, mènent des recherches, tissent des liens et prodiguent des soins.

 

3. Favoriser l’épanouissement des communautés et de la culture médicales 

Favoriser des environnements inclusifs, respectueux et psychologiquement sécuritaires.

 

4. Encourager, appuyer et entretenir le développement personnel 

Offrir aux apprenants, aux membres du personnel et du corps professoral des possibilités de renforcer leurs compétences, leurs capacités personnelles, leur pratique réflexive et leurs aptitudes favorables à l’épanouissement, et ainsi contribuer au bien-être, au développement professionnel, à une participation significative au sein des collectivités locales et mondiales et à la création de milieux de soins de santé durables.

 

5. Évaluer, développer et renforcer les services de santé destinés au corps professoral 

Coordonner et concevoir des services sur les campus afin de favoriser un accès équitable, de promouvoir la santé et le bien-être, de valoriser le potentiel humain et celui des écosystèmes, et de favoriser une culture organisationnelle axée sur le soutien.

 

6. Investir dans l’amélioration continue et l’évaluation

Utiliser les données, les évaluations et la rétroaction pour orienter l’amélioration continue.

 

Comment utiliser les orientations stratégiques

  • Cartographiez vos initiatives actuelles selon les six orientations
  • Identifiez les lacunes ou les déséquilibres
  • Assurez-vous que les actions se renforcent mutuellement d’un domaine à l’autre
  • Utilisez ce cadre pour faciliter la planification, la communication et l’évaluation
 

L’impact est maximal lorsque plusieurs orientations stratégiques sont mises en oeuvre conjointement. Par exemple, les changements apportés aux politiques, aux espaces et à la culture peuvent se renforcer mutuellement pour générer des améliorations plus significatives et durables.

 

Le travail de promotion de la santé se poursuit. À mesure que votre faculté progresse, il est important de faire régulièrement le point, de réfléchir et d’ajuster votre approche.

 

Revenez sur les étapes précédentes pour évaluer ce qui a changé :

  • Vos priorités sont-elles toujours les plus pertinentes ?
  • Votre réseau a-t-il évolué, et les bonnes personnes sont-elles impliquées ?
  • Vos actions ont-elles l'impact escompté ?

 

Pérenniser les progrès

  • Réévaluez régulièrement la situation à l’aide des données, des retours d’expérience et des témoignages concrets
  • Adaptez vos priorités et vos actions à mesure que les besoins évoluent
  • Renforcez ou élargissez votre réseau à mesure que de nouvelles occasions se présentent
  • Continuez à ancrer le bien-être dans les structures, les processus et la culture

 

C’est un travail continu !

Les environnements favorables à la santé ne se construisent pas en une seule fois. Une réflexion, une adaptation et un apprentissage permanents sont essentiels pour garantir un changement significatif et durable.

Aperçu des orientations stratégiques de la Charte de l’Okanagan At a Glance

Les environnements d’apprentissage et de travail favorables à la santé sont façonnés par l’influence combinée des politiques, des espaces, de la culture, le développement personnel, des services de santé et des efforts d’amélioration continue. Bien que chaque orientation stratégique se concentre sur un aspect différent du bien-être institutionnel, celles-ci sont interconnectées et sont plus efficaces lorsqu’elles sont mises en oeuvre ensemble.

Comment les orientations stratégiques agissent ensemble

Les six orientations stratégiques ne sont pas destinées à être mises en oeuvre de manière isolée.

Politiques établissent les attentes, les mécanismes de responsabilisation et les priorités.

 

Espaces façonnent les environnements dans lesquels les personnes apprennent, travaillent, enseignent, mènent des recherches et dispensent des soins.

 

Culture influence la façon dont les personnes vivent ces environnements et interagissent les unes avec les autres.

Développement personnel favorise l’acquisition des connaissances, des compétences et des capacités nécessaires pour contribuer à la santé des communautés.

 

Services de santé donnent accès à des mesures de soutien et à des ressources qui favorisent la santé et le bien-être.

 

L’amélioration continue de la qualité et l’évaluation aident les établissements à apprendre, à s’adapter et à renforcer leurs efforts au fil du temps.

Ensemble, ces orientations stratégiques constituent un cadre global visant à promouvoir des environnements d’apprentissage et de travail favorables à la santé au sein des facultés de médecine.

 Pour commencer 

Les établissements n’ont pas à aborder simultanément l’ensemble des orientations stratégiques. Plusieurs commencent par identifier leurs forces, leurs priorités et leurs possibilités d’amélioration, puis sélectionnent un ou plusieurs orientations sur lesquelles agir. Les progrès réalisés dans n’importe quelle orientation stratégique peuvent contribuer à un changement organisationnel plus large et favoriser l’avancement de l’ensemble du cadre.

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Élaborer et mettre en oeuvre des politiques favorables à la santé

Élaboré dans le cadre de l’Initiative sur la culture de la médecine universitaire (ICMU) de l’AFMC

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Le bien-être compte : Une trousse d’outils pour la mise en œuvre de la Charte de l’Okanagan · Version 1.0 · Septembre 2026